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Quatre artistes-peintres libérés après six jours de détention à Goma


Quatre artistes-peintres, dont les visages étaient enduits de peinture rouge, ont été arrêtés à Goma, Nord-Kivu, 23 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Lors de leur arrestation jeudi par la police, ces jeunes peintres, dont le corps étaient enduits de peinture rouge portaient sur eux des croix tatouées "Kasaï" et "Beni" et s'étaient allongés sur le trottoir près d'un carrefour très fréquenté de Goma sans bouger, ni parler les yeux fermés comme des morts, attirant la curiosité de nombreux passants.

Quatre artistes-peintres poursuivis pour avoir manifesté à Goma dans le Nord-Kivu contre les violences dans le centre et l'Est de la République démocratique du Congo ont été libérés mercredi après six jours passés en prison, a appris l'AFP de la défense.

"Les quatre artistes-peintres arrêtés le 22 juin à Goma et détenus en prison viennent d'être libérés par le parquet contre paiement des amendes", a déclaré à l'AFP Me Jean-Paul Lumbu-Lumbu, sans préciser le montant.

"Le parquet qui avait retenu contre eux l'infraction de rébellion, a pris la décision d'abandonner toutes les poursuites. Ils sont désormais libres", a ajouté l'avocat.

Lors de leur arrestation jeudi par la police, ces jeunes peintres, dont le corps étaient enduits de peinture rouge portaient sur eux des croix tatouées "Kasaï" et "Beni" et s'étaient allongés sur le trottoir près d'un carrefour très fréquenté de Goma sans bouger, ni parler les yeux fermés comme des morts, attirant la curiosité de nombreux passants.

Le parquet a affirmé qu'ils manifestaient illégalement et troublaient l'ordre public.

En septembre 2016, les autorités de plusieurs provinces de RDC, notamment du Nord-Kivu, avaient officiellement interdit toute manifestation publique à caractère politique dans la perspective de la fin du mandat du président Joseph Kabila, échu le 20 décembre. Cette mesure n'a jamais été levée.

Âgé de 46 ans, M. Kabila a succédé à son père en janvier 2001. Élu président en 2006, il a été réélu en 2011, lors d'un scrutin entaché de fraudes massives.

La Constitution lui interdit de se représenter. Son maintien à la tête du pays a aggravé la crise politique que traverse le pays.

Avec AFP

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