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La journée mondiale des réfugiés célébrée dans l’est de la RDC

Des réfugiés présentent quelques résultats de leurs métiers aux autorités lors de la célébration de la journée mondiale des réfugiés, à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Difficile intégration pour les 200.000 Rwandais et Burundais vivant dans le Nord-Kivu, dans l’est de la RDC. Le constat a été fait à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés.

A Goma, chef-lieu du Nord-Kivu et dans d’autres coins de la province, seul un petit groupe parmi les réfugiés rwandais et burundais a réussi à s’intégrer à travers de petits métiers, telle que la coiffure pour les femmes, la menuiserie, la soudure et l’ajustage pour les hommes et, souvent, avec beaucoup de difficultés.

Une jeune réfugiée près d’un drapeau du HCR au cours de la journée mondiale de réfugiés à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Une jeune réfugiée près d’un drapeau du HCR au cours de la journée mondiale de réfugiés à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Bachire, la trentaine, venu du Burundi, a fui la crise politique dans son pays. Il a déjà appris à faire l’ajustage et la soudure, mais n’envisage pas de rentrer dans sa terre natale. Il se plait de la vie qu’il mène en RDC.

Cela n’est pas le cas pour beaucoup d’autres réfugiés. Leur intégration est difficile. Ils n’ont pas encore reçu leur statut de réfugié. La procédure tire en longueur.

Un jeune infirmier burundais que nous avons trouvé sur le terrain et à qui nous attribuons le pseudonyme de Nyonzima, affirme craindre encore pour sa sécurité au Burundi.

Il est arrivé à Goma comme des centaines d’autres réfugiés dès le début de la crise dans leur pays.

Le drapeau du HCR, à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Le drapeau du HCR, à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Malgré ces difficultés des réfugiés, le gouvernement provincial du Nord-Kivu souhaite, lui, voir le processus de rapatriement volontaire des réfugiés s’accélérer.

La province demande même une évaluation de la clause de cessation de statut de réfugié que Kigali met souvent en avant pour justifier le maintien des réfugiés dans l’est de la RDC.

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), qui demande plus de moyens à ses donateurs, précise à l’opposé que le processus de rapatriement volontaire doit se poursuivre pour tous les réfugiés se trouvant encore sur le sol congolais.

Raffaella Pascarella, chef de bureau HCR au Nord et Sud Kivu, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)
Raffaella Pascarella, chef de bureau HCR au Nord et Sud Kivu, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Raphaella Pascarella, chef de bureau du HCR pour les deux provinces de l’est du Pays, insiste que le rapatriement ne peut se faire qu’à titre volontaire.

Hormis les réfugiés, la seule province du Nord-Kivu compte actuellement 41 sites de déplacés internes ayant fuient les multiples conflits dans les milieux ruraux.

Dans ces sites, près de 155.000 personnes vivent une situation de misère loin de leurs champs et activités quotidiennes. Certains d’elles vivent dans des familles d’accueil.

Reportage de Charly Kasereka à Goma pour VOA Afrique

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Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

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