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Évasion à la prison de Béni

Un soldat fait la garde, lors du procès des rebelles présumés ADF, à Beni, RDC, le 24 août 2016. (VOA/Charly Kasereka)

Dimanche, 80% des détenus se seraient évadés de la prison centrale de Beni-Kangbayi après une attaque.

Les assaillants de la prison centrale de Beni-Kangbayi n'ont pas été encore identifiés, mais 930 détenus se seraient échappés.

Selon le correspondant de VOA Afrique à Goma en contact avec des témoins à Béni, 11 personnes auraient perdu la vie, huit gardes et trois détenus.

Nicaise Kibel-Bel-Oka, Directeur du journal Les Coulisses à Beni raconte au micro de la VOA que officiellement, les assaillants ne sont pas encore identifiés. "Mais tout le monde s’accorde à dire que c’est une coalition des islamistes ADF et Mai Mai . Il y avait autant d’ADF gardés en prison qui étaient en instance de jugement et il y avait des Mai Mai aussi, ils sont venus pour libérer les leurs et sont partis".

Nicaise Kibel-Bel-Oka, Directeur du journal Les Coulisses à Beni
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Il a ajouté que cette évasion est un problème réel. La population de Beni est dans l’accalmie pendant presque 7 à 8 Mois depuis qu’il y a le procè, depuis qu’il y a les opérations militaires Sokola 1."Aujourd’hui le vrai problème va se poser parce que les cultivateurs ne seront pas allés aux champs et tous les axes routiers, notamment Beni-Kasindi vers la frontière, Beni-Butembo, Beni-Lubero risquent d’être des axes des morts parce que ces gens sont dans la nature et à tout moment, ils auront besoin de manger, ils pourront attaquer des véhicules, des hommes, c’est un problème sérieux qui va se poser dans la région".

Une réunion a été organisé par le comité provinciale de sécurité. Le gouverneur Julien Paluku a demandé un couvre-feu sur les villes de Béni, Butembo et le territoire de Béni à partir de 18h30 (heure locale).

Selon Nicaisse, ce couvre-feu a été décrété pour permettre aux forces de défense et de sécurité de poursuivre l’ennemi et de récupérer les fuyards. "Jusque-là, ça n’a pas encore donné d’effets. Il y a à peine 6 à 8 qui sont retournés en prison, mais pour le reste, peut être les jours qui suivent l’armée pourra mettre l’armée sur les fuyards, ce n’est pas facile parce que c’est une région où il y a des montages, où il y a le parc National de Virunga et le fief même des ADF".

Dans l’entre temps, le maire de Beni demande aux prisonniers de retourner et demande aussi à la population de signaler tout cas suspect. "C’est une grande panique dans la ville parce que la crainte est grande que ces gens reprennent encore des massacres et vous voyez, le procès est amputé parce que ce sont les gens qui comparaissaient qui sont partis" a conclu Nicaisse.

La prison de Beni, située en dehors de la ville a été construite en 2005 avec une capacité d'accueil de 250 personnes.

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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