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Des prisonniers islamistes en grève de la faim en Mauritanie

Un homme marche devant une mosquée, au centre de la capitale, à Nouakchott, en Mauritanie, le 2 février 2008.

Six prisonniers islamistes mauritaniens en grève de la faim condamnés pour "terrorisme", dont quatre à la peine capitale accusent les autorités et les organisations humanitaires d'indifférence à leur sort.

Ils réagissaient notamment à des déclarations du porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, estimant qu'un condamné à mort n'avait aucun droit à revendiquer.

"Ces prisonniers font l'objet de condamnations à mort et la vie est un des droits les plus élémentaires qu'il convient de préserver pour un individu. Dès lors que la justice lui a retiré ce droit, la réclamation d'autres droits ou revendications reste sans objet", a affirmé M. Ould Cheikh, au cours d'un point de presse lundi.

Ces six islamistes, arrêtés à des dates différentes à partir de 2009, sont détenus à la prison centrale de Nouakchott, a précisé leur porte-parole, dans des textos envoyés à la presse.

"Notre condamnation à mort ne nous ôte pas nos droits en tant qu'êtres humains, qui sont reconnus et préservés par toutes les législations du monde", a affirmé ce porte-parole, estimant les propos du ministre "indignes et incompréhensibles".

"L'observance du ramadan nous oblige à réduire notre alimentation à un verre d'eau le soir, à l'heure de la rupture du jeûne", a-t-il indiqué, en référence à ce mois sacré du calendrier islamique, qui a débuté samedi en Mauritanie.

"Deux parmi nous sont dans le coma: Mohamed Ould Chbih et Bekrine Ould Hmeida", a-t-il affirmé.

La grève de la faim de six détenus a été confirmée mardi à l'AFP par une source pénitentiaire, sans autre indication, notamment sur leur état de santé.

"Nous ne pouvons que constater avec amertume le silence coupable des autorités et des organisations humanitaires", déplorent les grévistes de la faim, dans un communiqué consulté mardi par l'AFP, affirmant avoir débuté leur mouvement il y a deux semaines.

Ils réclament notamment "l'amélioration de leur nourriture, la normalisation de la visite de leurs parents dont leurs épouses ".

En 2016, une trentaine de prisonniers salafistes mauritaniens avaient observé une grève de la faim de plus de deux mois pour obtenir une amélioration de leurs conditions de détention, durcies selon eux après l'évasion d'un jihadiste condamné à mort, qui a depuis été rattrapé.

La peine capitale n'a plus été appliquée en Mauritanie depuis 1987.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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