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Plainte après l'enlèvement présumé de deux Français en RDC


Le ministère de la justice à Paris, France, 21 septembre 2008.

Deux Français d'origine congolaise ont disparu en novembre 2016 en République démocratique du Congo (RDC), victimes d'un enlèvement selon leur défense qui a déposé plainte auprès de la justice française.

"Leur disparition est très inquiétante, deux mois ça commence à être long. On n'a pas de position officielle des autorités congolaises, c'est peut-être ce qui m'inquiète le plus", a déclaré mercredi à l'AFP Me Stéphane Diboundje, avocat de Pablo Diumbu Ndjeka.

Selon l'avocat, Frédéric Boyenga Bofala, 56 ans, président d'un micro-parti politique (Union pour la République - Mouvement national) et domicilié dans le nord de la France, accompagné de M. Diumbu-Ndjeka, 38 ans, dirigeant d'une société de sécurité à Amiens (nord), se sont rendus en RDC sur invitation du ministre de l'Intérieur de l'époque Evarice Boshab.

"Le but du voyage était de permettre à M. Boyenga Bofala de présenter ses propositions pour l'avenir politique du pays aux différents hommes politiques, dont le chef de l'Etat Joseph Kabila", explique Me Diboundje, dans la plainte contre X déposé le 11 janvier au parquet d'Amiens, qu'a pu consulter l'AFP.

Dans la nuit du 17 au 18 novembre, ils ont été interpellés dans le hall de leur hôtel à Kinshasa par des membres de la garde républicaine, selon un témoin qui a raconté les faits à l'AFP et d'après leur famille. "Depuis, ces deux ressortissant français (la double nationalité n'existe pas en RDC, ndlr) sont introuvables", explique Me Diboundje, qui précise que les deux hommes "seraient détenus dans un endroit tenu secret".

Les avocats des deux hommes doivent rencontrer jeudi le conseiller Afrique de la présidence française pour évoquer leur sort.

Selon un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, interrogé mercredi, "dès que nous avons été informés de la disparition de nos compatriotes, nous nous sommes mobilisés et avons demandé aux autorités congolaises de pouvoir exercer la protection consulaire telle que prévue par les conventions internationales", a dit Romain Nadal. "Nous poursuivons nos démarches afin de nous assurer de leurs conditions et d'obtenir notamment un droit de visite", a-t-il ajouté.

Une marche de soutien est organisée samedi après-midi à Amiens dans le quartier populaire de Saint-Leu, où M. Diumbu-Ndjeka était connu car il officiait comme agent de sécurité pour des établissements de nuit.

Avec AFP

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