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Polémique autour de la nouvelle expulsion d'Ida Sawyer de RDC


Ida Sawyer dans les rues de Washington, le 29 novembre 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Les organisations de défense des droits de l’homme fustigent la deuxième expulsion de la chercheuse principale de Human Rights Watch renvoyée lundi de Goma, principale ville de l’Est de la RDC, par où elle a tenté dans le pays.

"Ida Sawyer avait bien un visa de trois mois délivré par l’ambassade de la RDC à Bruxelles. Elle n’a pas donc tenté de rentrer frauduleusement au pays", indique Georges Kapiamba qui est à la tête d’une trentaine d’ONG de défense des droits de l’homme.

M. Kapiamba affirme vu le document de voyage de Mme Sawyer.

"Mm Sawyer a bien été autorisée à revenir en RDC car elle a eu un visa en bonne et due forme. Pour avoir ce visa, elle a dû payer le montant exigé et fournir tous les documents que l’ambassade pour lui a demandés", explique le défenseur des droits de l’homme.

Selon lui, la décision du gouvernement est un signe que le pouvoir voudrait empêcher aux défenseurs des droits de l’homme de faire leur travail.

M. Kapiamba s’étonne que l’expulsion ait lieu au moment où la décrispation politique est exigée dans l’accord signé le 31 décembre dernier destiné à résoudre la crise créée par le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de son dernier.

La veille, le porte-parole Lambert Mende a annoncé que Mme Sawyer était expulsée pour avoir tenté d’entrer frauduleusement dans le pays.

Les autorités congolaises avaient déclaré Mme Sawyer indésirable et annulé son visa en août 2016, l’accusant de détenir deux visas en cours en même temps.

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