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La RDC en débat au congrès américain

Les panélistes devant la commission lors d'une audience au Congrès, à Washington DC, le 29 novembre 2016. (Twitter/Timo Mueller)

Une audition a eu lieu ce mardi devant la commission Tom Santos des droits de l'Homme du Congrès à Washington. La démocratie en RDC était en question avec la participation de Fred Bauma de Lucha.

Le premier panel à témoigner devant la commission se composait de Tom Perriello, l'envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs et Tom Malinowski​, secrétaire d'État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l'homme.

Pour Tom Malinowski, "il faut tirer les leçons de ce qui s’est passé au Burundi. Quand une ligne est franchie, on ne peut pas revenir en arrière avec des centaines de morts, des personnes torturées et disparues. Cela peut arriver en RDC, à une plus grande échelle mais je suis confiant qu'ils n'ont pas encore franchi cette ligne. La porte est encore ouverte pour le président Kabila et l'opposition pour s'entendre."

Dans le deuxième panel, Mvemba Dizolele, professeur à John Hopkins University, s'est exprimé.

Sur VOA Afrique, la veille, il expliquait que la situation restait confuse à Kinshasa à trois semaines de la fin du mandat de Joseph Kabila.

Mvemba Dizolele joint par Nicolas Pinault
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Ida Sawyer, chercheuse de Human Rights Watch, rappelle qu'à trois semaines de la date limite du 19 décembre, "M. Kabila n'a pas dit clairement qu'il quitterait le pouvoir, mais les violations des droits de l'homme continent".

Selon Mme Sawyer, depuis 2015, les autorités de la RDC ont arrêté et torturé des centaines d'activistes des droits de l'homme. La chercheuse a rappelé que des sièges de partis d’opposition avaient été attaques par la garde présidentielle, des corps brulés puis dissimuler et/ou jeter dans le fleuve Congo."

Elle encourage les Etats-Unis à "accroitre les sanctions contre les supérieurs, parmi les forces de sécurité, qui organisent la répression."

"La médiation par l'Église catholique reste la meilleure solution que nous avons pour arriver à un accord avant le 19 décembre" a expliqué la chercheuse.

L'activiste Fred Bauma a ensuite pris la parole et rappelle ces 17 mois de détention en tant que membre actif du mouvement Lucha.

"Mon cas n’est pas isolé. C’est devenu une routine au fur et à mesure qu’on approche le 19 décembre. Des centaines d’activistes de Lucha ont été arrêtés, kidnappés depuis le lancement de notre mouvement."

"Cette répression n’a pas découragé notre combat pour un autre Congo. Ce n’est pas un combat contre la personne du président Kabila mais pour le respect de la Constitution et la liberté de notre beau pays. Il n’y aura pas d’élection cette année en RDC, ce qui va accroitre l’instabilité du pays et de la région."

M. Bauma a poursuivi : "les autorités disent qu’il n’y a pas d’argent pour les élections mais ils dépensent des millions pour faire du lobbying même ici aux Etats-Unis. Je suggère que le Congrès demande à l’administration américaine d’accroitre les sanctions financières contre ceux impliqués dans ces malversations et dans la répression des manifestations pacifiques. Il faut le faire maintenant pour éviter les violences après le 19 décembre. Après, j’ai bien peur qu’il soit trop tard."

Fred Bauma a aussi eu des mots pour la situation à Beni où des centaines de personnes ont été massacrées depuis des années malgré la présence de la Monusco.

Sur son Twitter, le chercheur de HWR à Goma présente tous les experts qui ont parlé lors de cette audience :

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Un mystérieux "monolithe de métal" dans le désert américain alimente les fantasmes

Les membres de l'équipage du bureau aéronautique du département de la sécurité publique de l'Utah et de la division des ressources fauniques de l'Utah marchent près d'un monolithe métallique qu'ils ont découvert dans une région éloignée de Red Rock Countr

Un mystérieux "monolithe de métal" a été découvert dans un désert de l'ouest des Etats-Unis, enflammant l'imagination des passionnés d'OVNIs et fans de Stanley Kubrick à travers le monde.

Le bloc triangulaire étincelant, qui dépasse de plus de 3,5 mètres du sol rougeâtre du sud de l'Etat de l'Utah, a été découvert mercredi dernier par des responsables locaux ébahis qui survolaient la zone pour compter les spécimens de mouflons.

Après avoir atterri, ces employés du département de la sécurité publique de l'Utah ont pu examiner le "monolithe de métal", ne découvrant "aucune indication claire de qui aurait pu le placer là".

"Il est interdit d'installer sans autorisation des structures ou des oeuvres d'art sur des terres gérées par le gouvernement fédéral, peu importe la planète d'où vous venez", a rappelé lundi l'agence dans un communiqué malicieux.

L'annonce de cette découverte est vite devenue virale sur internet, beaucoup notant des similarités avec les étranges monolithes extraterrestres du film de Stanley Kubrick, "2001, l'Odyssée de l'espace".

D'autres y ont vu un symbole d'espoir face aux défis de l'année 2020, comme cet utilisateur d'Instagram suggérant qu'il pourrait s'agir d'un "bouton de réinitialisation" ou cet autre, plaisantant: "de plus près, on peut y lire: 'Vaccin contre le Covid-19 à l'intérieur'".

Les autorités se refusant à révéler la localisation du "monolithe" pour ne pas attirer des hordes de curieux, une course s'est engagée en ligne pour déterminer son emplacement en se basant sur les formations géologiques alentours.

Un monolithe métallique est représenté dans une région éloignée de Red Rock Country dans l'Utah, aux États-Unis, le 18 novembre 2020.
Un monolithe métallique est représenté dans une région éloignée de Red Rock Country dans l'Utah, aux États-Unis, le 18 novembre 2020.

Certains ont noté une ressemblance avec les oeuvres avant-gardistes de John McCracken, sculpteur américain ayant résidé dans l'Etat voisin du Nouveau-Mexique et décédé en 2011.

"Bien qu'il ne s'agisse pas d'une oeuvre de l'artiste américain décédé John McCracken, nous y voyons l'hommage d'un confrère artiste", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du représentant légal de M. McCracken, David Zwirner.

Cependant, plus tard dans la journée, M. Zwirner est revenu sur cette déclaration, suggérant qu'il était possible que le mystérieux monolithe soit l'oeuvre de John McCracken. "La galerie est divisée sur le sujet", a-t-il affirmé, se disant lui-même finalement "persuadé" que le monolithe était bien de la main de l'artiste décédé en 2011 et qu'il n'aurait pas été découvert pendant près de dix ans.

"Qui aurait pu soupçonner que 2020 nous apporterait une autre surprise. Juste quand nous pensions avoir tout vu. Allons voir ce qu'il en est", a-t-il ajouté.

Covid-19: la logistique en place aux Etats-Unis pour vacciner 6 millions de personnes la première semaine

Robyn Porteous, volontaire des essais de vaccins, reçoit une injection d'un vaccin dans le cadre de l'essai clinique à Johannesburg, Afrique du Sud , 27 août 2020.

L'immense logistique nécessaire à la distribution de millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 est prête, ont assuré mardi des responsables américains, qui prévoient de distribuer 6,4 millions de doses dès le feu vert de l'Agence des médicaments (FDA) attendu dans moins de trois semaines.

Et "40 millions avant la fin de l'année", a dit le général Gus Perna, le chef des opérations de l'opération Warp Speed, montée par le gouvernement de Donald Trump pour soutenir le développement et la distribution des vaccins, et qui inclut une forte composante de militaires et d'experts logisticiens du département de la Défense. Ces 40 millions incluent également des doses du vaccin développé par Moderna, dont le feu vert est attendu en décembre aussi.

"Nous pouvons livrer n'importe où en Amérique", a dit le général. La première livraison Pfizer sera de 6,4 millions de doses environ, selon lui. Pfizer a créé des containers spéciaux pour maintenir la température à -70°C avec de la glace sèche jusqu'à 15 jours.

Le vaccin de Pfizer pourrait être autorisé par la FDA peu après le 10 décembre, date de la réunion du comité consultatif de l'agence sur les vaccins.

Le secrétaire d'Etat à la santé Alex Azar, lors d'une audience à Capitol Hill, Washington DC, le 2 octobre 2020.
Le secrétaire d'Etat à la santé Alex Azar, lors d'une audience à Capitol Hill, Washington DC, le 2 octobre 2020.

"Nous pensons être capables de distribuer le vaccin aux 64 juridictions dans les 24 heures suivant l'autorisation de la FDA", a redit le secrétaire à la Santé, Alex Azar. Les 64 juridictions sont les 50 Etats américains et d'autres juridictions telles que le district de Columbia et les territoires comme Porto Rico.

Le gouvernement fédéral paie pour les doses fabriquées par Pfizer et par Moderna.

Ce sont chacune des juridictions qui décideront où seront livrées les doses: hôpitaux, cabinets médicaux, pharmacies... Les Etats donneront la liste au gouvernement fédéral, qui coordonnera la livraison en 24 heures, chaque semaine, à tous les sites listés.

La répartition des 6,4 millions de premières doses a été faite proportionnellement à la population, selon Alex Azar. Les secondes doses seront expédiées 21 jours après pour Pfizer, et 28 jours après pour Moderna.

Qui sera prioritaire? Le gouvernement fédéral fera des recommandations: probablement les résidents de maisons de retraite, les personnels médicaux et premiers secours, et les gens dont les pathologies les rendent particulièrement vulnérables au virus. Les mois suivants verront une hausse de la production, et le gouvernement prévoit d'avoir assez de doses pour vacciner tous les Américains qui le souhaitent au deuxième trimestre.

Mais ce sont les gouverneurs des Etats qui trancheront sur la liste des gens prioritaires dans leurs juridictions, car les recommandations fédérales ne seront pas contraignantes.

Les vaccinations dans les maisons de retraite pourront en tout cas commencer dans les 48 heures suivant le feu vert du régulateur, via l'un des réseaux de pharmacies partenaires du gouvernement, CVS, a aussi noté Alex Azar.

Le pays, le plus touché au monde par la maladie en valeur absolue, a encore détecté mardi 166.960 nouveaux cas en 24 heures et déploré 2.081 décès selon l'université Johns Hopkins, dont le relevé actualisé en continu fait référence.

Plus de 259.000 personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie.

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