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Retour en RDC d'une chercheuse de HRW expulsée en août


Ida Sawyer dans les rues de Washington, le 29 novembre 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Une chercheuse de l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW), contrainte en août dernier de quitter la République démocratique du Congo en raison du refus des autorités congolaises de renouveler son visa, a annoncé mercredi son retour dans ce pays.

"Je suis très heureuse d'être de retour en République démocratique du Congo, après une longue période d'absence due à l'annulation" puis "le non renouvellement de mon visa en août dernier", écrit Ida Sawyer sur son compte Twitter.

"Alors qu'il m'a été de nouveau permis de séjourner en RD Congo, j'espère que ceci reflète un effort plus large du gouvernement pour respecter les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique et que les autres activistes des droits humains seront libres de faire leur travail sans entrave", a-t-elle ajouté, alors que la mise en application de l'accord de cogestion du pays après la fin du mandat du président Joseph Kabila piétine.

Mme Saywer séjourne à Goma, capitale de la province du Nord Kivu (est) "depuis quelques jours", a affirmé à l'AFP une source de l'antenne locale de HRW.

Le 9 août 2015, les autorités de Kinshasa avaient annoncé leur refus de renouveler le visa de Mme Sawyer, sans donner d'explications.

Basée en RDC depuis janvier 2008, la chercheuse avait quitté le territoire congolais le soir même.

Washington avait alors "exhorté le gouvernement congolais à autoriser la chercheuse de Human Rights Watch à reprendre sans délai son travail en RDC".

Mme Sawyer a mené des recherches à travers la RDC et dans les pays voisins où sévit l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une sanglante rébellion ougandaise contre laquelle luttent également des forces spéciales américaines.

Très active en RDC, l'organisation américaine HRW y dénonce régulièrement des cas de violations des droits de l'homme.

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, s'est achevé le 20 décembre dans un climat de violences, ayant provoqué la mort d'au moins 40 personnes.

Mais le 31 décembre, sous l'égide de l'épiscopat congolais, pouvoir et opposition ont entériné dans un accord une décision de la Cour constitutionnelle autorisant M. Kabila à demeurer au pouvoir jusqu'à l'élection de son successeur.

Ce compromis attribue le poste de Premier ministre à l'opposition pendant la période de transition.

Avec AFP

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