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La coalition proche de Katumbi désapprouve l'expulsion de la chercheuse de HRW

Ida Sawyer, Human Rights Watch, Twitter

Le G7, groupe de sept partis politiques passés dans l'opposition en septembre 2015, qualifie d'"expulsion déguisée" le retrait puis le refus par Kinshasa de renouveler le visa à Mme Ida Sawyer, chercheuse principale de Human Rights Watch (HRW).

La coalition a désapprouvé jeudi à Kinshasa "l'expulsion déguisée" d'une chercheuse de l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC).

Le G7 "tient à marquer sa désapprobation de l'expulsion déguisée de la responsable de Human Rights Watch, Mme Ida Sawyer" par Kinshasa, a déclaré un de ses responsables, Charles Mwando Nsimba, lors d'une conférence de presse.

"Ce fait participe d'une démarche cherchant à couvrir d'une chape de plomb les violations graves des droits de l'Homme et à continuer à réprimer à huis clos les opposants en RDC", a-t-il ajouté.

Les autorités congolaises avaient annoncé mardi leur refus de renouveler le visa de Mme Sawyer, sans donner d'explications. La chercheuse a dû quitter Kinshasa mardi soir, date d'expiration de son premier visa.

Selon la Direction générale de migration (DGM), dans un communiqué transmis à l'AFP jeudi, Ida Sawyer "était détentrice de deux visas d'établissement (équivalent d'un visa de travail, NDLR), tous en cours de validité. Ce qui est contraire à la loi" congolaise.

Le deuxième visa, qui expirait le 19 mai 2019, "a été annulé pour chevauchement", se justifie la DGM.

Selon la Direction, Mme Sawyer a quitté d'elle-même la RDC, "sans avoir reçu la moindre notification" de la DGM, "à la date d'expiration de son visa".

Mercredi, les États-Unis ont exigé de la RDC le retour sur son sol de la chercheuse Sawyer, qui était basée dans ce pays depuis janvier 2008, d'abord à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu (est) et depuis 2011 dans la capitale.

Ida Sawyer a mené des recherches à travers la RDC et dans les pays voisins où sévit l'Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord's Resistance Army), une sanglante rébellion ougandaise.

Très active en RDC, HRW dénonce des cas de violations des droits de l'Homme dans ce pays au climat politique tendu, à mesure qu'approche la fin du mandat du président Joseph Kabila, fixée au 20 décembre.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l'opposition le soupçonne de manœuvrer pour s'accrocher à son poste au-delà du terme de son mandat, alors que la présidentielle programmée pour cette année est devenue improbable.

Avec AFP

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2 civils et 4 miliciens tués à Beni, un centre de triage d'Ebola pillé

Le centre de traitement Ebola à Beni en RDC le 16 juillet 2019.

Deux civils et quatre miliciens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une offensive pour chasser des membres présumés du groupe armé musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF), dans l'est de la RDC, a-t-on appris de sources militaire et administrative.

"Dans l'offensive dans le nuit de dimanche à lundi menée par l'armée contre les ADF à Magboko, quatre ADF ont été tués", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Dans la localité de Mayimoya située à 15 km de Magboko, un autre groupe d'ADF a malheureusement tué deux civils dans une attaque dans le nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont aussi enlevé trois personnes au cours de leur incursion à Mayimoya", a ajouté M. Kibwana, indiquant que "le calme est revenu après la panique".

Par ailleurs, à Bashu, près de Butembo, des inconnus ont saccagé un centre de santé chargé du triage des cas d'Ebola. "Ils ont également pillé des médicaments", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (nord-Kivu).

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Selon un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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