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Un second lanceur d'alerte a fait une déposition

Le président Donald Trump s'adressant à la presse à la Maison-Blanche, à Washington, le 4 octobre 2019.

Un deuxième lanceur d'alerte est sorti du silence pour livrer des informations sur l'affaire ukrainienne à l'origine d'une procédure de destitution contre Donald Trump, aggravant encore la crise sans précédent que traverse le président américain.

"Je peux confirmer les informations concernant un second lanceur d'alerte défendu par notre équipe juridique", a déclaré dimanche sur Twitter l'avocat Mark Zaid.

Cet agent des services de renseignement reste anonyme et l'on ignore s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Il ou elle a "également fait une déposition protégée par la loi et ne peut pas subir de représailles", a dit l'avocat. "Ce lanceur d'alerte a des informations de première main".

Le cabinet de M. Zaid défend les intérêts d'un premier membre des services de renseignement qui s'était alarmé d'une conversation téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Il avait jugé que dans cet appel, M. Trump avait "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine dans la campagne pour sa réélection en 2020, en lui demandant d'enquêter afin de rassembler des informations compromettantes sur un de ses rivaux, le démocrate Joe Biden.

Un autre avocat de la firme de Mark Zaid, Andrew Bakaj, a laissé entendre que le nombre de lanceurs d'alerte susceptibles de fournir des informations sur cette affaire ukrainienne pourrait encore augmenter.

Le président américain n'avait pas encore réagi aux annonces du cabinet d'avocats dimanche.

Mais il a repris sa ligne de défense en affirmant qu'il avait "l'obligation d'examiner toute corruption possible ou probable", pour justifier les demandes adressées à l'Ukraine mais aussi à la Chine pour qu'elles enquêtent sur Joe Biden et sur son fils Hunter qui a fait des affaires dans ces deux pays.

La veille, il avait accusé la presse et les démocrates de se fier aux informations "de seconde main" délivrées par le lanceur d'alerte.

- "Epouvantable" -

Le premier lanceur d'alerte avait reconnu qu'il n'était pas présent parmi les responsables qui avaient écouté l'appel entre les présidents américain et ukrainien. Mais il avait indiqué avoir échangé avec plus d'une demi-douzaine de responsables "très troublés" par l'échange.

Fait notable, M. Trump n'avait aucune activité prévue ce dimanche, alors qu'il a l'habitude de se rendre le week-end sur l'un de ses parcours de golf.

Pour l'instant, la plupart des ténors républicains se gardent d'émettre des critiques contre Donald Trump,qui a assuré à de nombreuses reprises que sa conversation avec M. Zelensky avait été "parfaite".

Parmi les exceptions, Mitt Romney, ex-candidat à la présidentielle en 2012 et sénateur de l'Utah, a jugé "épouvantable" que le président ait appelé des puissances étrangères à enquêter sur M. Biden. Ce qui lui a valu d'être traité de "crétin prétentieux" samedi par Donald Trump. Une autre sénatrice républicaine, Susan Collins, a également pris ses distances avec le président.

Si les démocrates votent sa mise en accusation à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent, les républicains sont en mesure de faire échouer la procédure de destitution au Sénat, où ils sont majoritaires.

Samedi, l'administration Trump a fustigé le "harcèlement" des démocrates à son encontre, après que l'opposition a sommé la Maison Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de leur enquête en vue d'une procédure de destitution.

- "Menteur pathologique" -

Reprenant ses accusations non étayées contre la famille Biden, Donald Trump a aussi ironisé dimanche sur les chances que le démocrate le déloge de la Maison Blanche.

"J'ADORERAIS me présenter contre Joe Biden", a lancé le milliardaire sur Twitter. Mais "Joe l'Endormi ne va pas arriver jusqu'à la ligne de départ (...). Joe devrait laisser tomber".

Optant désormais pour la contre-offensive après avoir d'abord été plus en retrait, Joe Biden lui avait adressé samedi sa réponse la plus vigoureuse à ce jour, en l'accusant d'"abus de pouvoir" dans une tribune du Washington Post. Et de l'avertir: "sachez que je ne vais pas disparaître. Vous ne me détruirez pas et vous ne détruirez pas ma famille".

"Donald Trump sait ce que plus de 70 sondages --y compris ses sondages internes-- ont démontré: Joe Biden battrait ce menteur pathologique à plates coutures" s'il le défiait lors de la présidentielle de 2020, a renchéri dimanche un responsable de son équipe, Andrew Bates, dans des commentaires à l'AFP.

Déjà connu pour ses critiques virulentes de Donald Trump, l'ancien directeur de la CIA John Brennan a mis en doute dimanche la stabilité des Etats-Unis sous sa présidence, en l'accusant de "corrompre les institutions et les lois" du pays.

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Trump a lié aide à l'Ukraine et enquête sur Biden, témoigne un diplomate

Bill Taylor, chargé d'affaires américain en Ukraine, à son arrivée au Congrès à Washington, États-Unis, le 22 octobre 2019. REUTERS / Tom Brenner

Donald Trump a conditionné le déblocage d'une aide financière pour l'Ukraine à l'ouverture par Kiev d'enquêtes aux motivations politiques qu'il réclamait, a déclaré le plus haut diplomate américain en Ukraine mardi devant le Congrès, selon le Washington Post.

William Taylor, chargé d'affaires à l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine, témoignait à huis clos devant les trois commissions de la Chambre des représentants qui mènent l'enquête dans le cadre de la procédure de destitution ("impeachment") lancée contre Donald Trump. L'ancien officier de l'armée a déclaré avoir été informé par Gordon Sondland, l'émissaire américain auprès de l'Union européenne, que Donald Trump avait lié le déblocage d'une aide financière à l'annonce publique par son homologue ukrainien Volodimir Zelenski de l'ouverture d'une enquête contre Joe Biden et son fils Hunter Biden. Zelenski a répondu favorablement à la demande du chef de la Maison blanche, et l'aide américaine a par la suite été débloquée.

Ce témoignage vient contredire les propos de Donald Trump selon lequel il n'y a eu aucune contrepartie demandée pour le versement des 391 millions de dollars destinés à aider Kiev à faire face aux séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine - une aide que le président républicain avait bloquée après qu'elle fut approuvée par le Congrès.

"Il n'y a pas eu de quid pro quo. C'était encore aujourd'hui des ouï-dire et des fuites sélectives dans le cadre d'auditions aux motivations politiques, à huis clos et opaques de la part des démocrates", a déclaré la porte-parole de la Maison blanche, Stephanie Grisham.

Les démocrates estiment que Donald Trump est passible d'une destitution pour avoir demandé à un dirigeant étranger d'enquêter sur Joe Biden, ex-vice-président de Barack Obama et candidat à l'investiture démocrate que Trump pourrait donc affronter lors de l'élection présidentielle de novembre 2020.

L'enquête a été ouverte après qu'un membre des services du renseignement américain a lancé l'alerte sur une conversation téléphonique en juillet dernier entre Trump et Zelenski, accusant le président républicain d'avoir fait pression pour que l'Ukraine enquête sur Biden.

Durant son audition, William Taylor a souligné que l'idée de bloquer une aide militaire au profit d'une campagne politique domestique était selon lui une "folie". Il a dit que Trump avait aussi demandé à Zelenski d'annoncer l'ouverture d'une enquête sur une interférence présumée de l'Ukraine dans l'élection présidentielle américaine de 2016 - quand bien même les services du renseignement américains et l'enquête du procureur spécial Robert Mueller ont conclu à une ingérence de la Russie destinée à nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton au profit de Trump.

Celui qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Kiev de 2006 à 2009 a indiqué que l'administration Trump avait établi un "canal clandestin et informel pour l'élaboration de la politique américaine" qui allait à l'encontre des objectifs diplomatiques énoncés. Taylor a précisé que ce canal alternatif était composé notamment de l'avocat personnel du président, Rudy Giuliani, de l'ex-émissaire spécial pour l'Ukraine, Kurt Volker, et de Gordon Sondland.

Avec Reuters

Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie

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L'enquête antitrust des Etats américains contre Facebook prend de l'ampleur

Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, le 19 septembre 2019 à Capitol Hill, Washington, DC, USA.

Ils n'étaient même pas 10 ; ils sont désormais 45 Etats américains à enquêter sur la gestion des données personnelles et les pratiques commerciales de Facebook, déjà sous le coup de plusieurs investigations des autorités aux Etats-Unis.

"Après des entretiens avec des procureurs des deux bords politiques dans tous le pays, j'annonce aujourd'hui que nous avons largement étendu la liste d'Etats, districts et territoires qui enquêtent sur de potentielles infractions au droit de la concurrence par Facebook", a déclaré mardi Letitia James, procureure générale de l'Etat de New York.

La coalition qui a lancé cette vaste enquête début septembre compte désormais 47 procureurs généraux, "tous inquiets que Facebook ait pu mettre en danger les données des consommateurs, ait réduit la qualité des choix s'offrant à eux, et augmenté le prix de la publicité", a-t-elle ajouté.

"Facebook a joué un rôle majeur dans le façonnement de l'économie numérique mondiale (...)", argumente Dana Nessel, procureure général du Michigan. "Aujourd'hui nos données personnelles constituent la principale matière première de cette économie, (...) et il est de mon devoir de m'assurer que les résidents du Michigan ne continuent pas à voir leurs données personnelles pillées par un acteur monopolistique en quête de contrôle des plateformes sociales et des marchés publicitaires".

Le géant américain des réseaux sociaux a vu les fronts judiciaires se multiplier aux Etats-Unis cet été, comme d'autres entreprises de la Silicon Valley (Google et Apple notamment).

Début juin, la commission judiciaire de la Chambre des représentants a annoncé l'ouverture d'une enquête, soutenue par des élus des deux partis, sur "la concurrence sur le marché numérique".

Au niveau fédéral, une vaste enquête sur d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles des grands groupes technologiques a été lancée fin juillet par le ministère de la Justice.

A la même période, Facebook écopait d'une amende record de 5 milliards de dollars, infligée par la FTC, l'autorité américaine de régulation des communications, pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs.

La firme de Menlo Park est aussi très présente dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2020. La sénatrice américaine Elizabeth Warren, candidate à l'investiture démocrate, prône un démantèlement des géants technologiques.

Mais pour Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, diviser son entreprise ne résoudrait pas les problèmes évoqués. "Si elle est élue présidente, je parie que nous aurons un combat judiciaire, et je parie que nous le gagnerons", a-t-il dit à ses employés lors d'une session de questions-réponses interne, diffusée ensuite sur son réseau.

L'action du groupe perdait 3% à Wall Street.

Le projet de Facebook Libra est essentiel à la "prédominance du système financier américain" selon Zuckerberg

Illustration dela monnaie virtuelle de Facebook "Libra" - 21 juin 2019.

Le projet de monnaie numérique de Facebook, Libra, permettrait de "perpétuer la prédominance du système financier américain" dans le monde, a argumenté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Dans ses remarques préliminaires publiées mardi, il décrit la Libra comme une innovation financière majeure, nécessaire notamment pour prémunir le pays contre la montée en puissance de la Chine dans le secteur des cryptomonnaies.

Prévue pour être lancée en 2020, la Libra fait face à une levée de boucliers de la part de nombreux gouvernements dans le monde, qui y voient une menace pour la souveraineté économique des Etats.

"Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent", considère Mark Zuckerberg.

"La Libra sera essentiellement adossée aux dollars, et je pense qu'elle va perpétuer la prédominance du système financier américain ainsi que nos valeurs démocratiques dans le monde. Si l'Amérique n'innove pas, notre prédominance financière n'est pas garantie", insiste-t-il.

Le jeune milliardaire a reconnu que les bévues de Facebook sur le respect de la vie privée et la protection des données personnelles peuvent donner l'impression que le réseau social "n'est pas le messager idéal en ce moment".

Mais il a rappelé l'objectif affiché du projet - soutenir les personnes exclues du système bancaire actuel, notamment les migrants -et la structure de la gouvernance prévue, à savoir un conseil indépendant composé d'entreprises et d'organisations à but non lucratif.

"Les gens payent un prix trop élevé, et doivent attendre beaucoup trop longtemps, pour envoyer de l'argent à leur famille à l'étranger", détaille-t-il.

"Le projet Libra doit permettre une meilleure inclusion financière, à bas prix (...). La recherche montre que l'accès aux services financiers peut aider à sortir les gens de la pauvreté. Nous pensons que ce problème peut être résolu, et nous voulons faire partie de la solution", continue-t-il.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a réitéré mardi son opposition pour l'heure à ce projet, estimant que de nombreux sujets d'inquiétude n'étaient pas réglés, comme "la question du blanchiment d'argent".

Retrait des forces américaines situées dans le nord-est de la Syrie

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