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États-Unis

Le Sénat ne pourra pas s'opposer à un procès contre Trump

Le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, dans le Kentucky, le 3 août 2019.

Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell, a déclaré lundi qu'il n'aurait pas d'autre choix que d'autoriser la tenue d'un procès si la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, venait à voter la mise en accusation du président Donald Trump.

Trump/ Ukraine : les républicains ne pourront pas empêcher un procès
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Cette déclaration tend à repousser les spéculations selon lesquelles Mitch McConnell compte user de sa position pour faire dérailler la procédure de destitution ("impeachment") engagée en septembre par les démocrates, en tentant d'empêcher le cas échéant la tenue d'un procès au Sénat.

"Nous devrons nous saisir de l'affaire si la Chambre des représentants choisit cette voie (mettre en accusation Donald Trump), les règlements du Sénat sont très clairs", a-t-il dit à la chaîne de télévision CNBC. "Je n'aurai pas d'autre choix".

McConnell a fait cette annonce alors que trois commissions de la Chambre des représentants ont assigné lundi l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, afin que celui-ci transmette des documents liés aux pressions exercées sur le président ukrainien Volodomir Zelenski pour qu'il ouvre une enquête contre Joe Biden.

Rudy Giuliani, ancien maire de New York, a déclaré dans un entretien télévisé avoir demandé au gouvernement ukrainien de "cibler" Joe Biden, plus sérieux rival démocrate de Trump pour l'élection présidentielle américaine de novembre 2020.

La Chambre des représentants a entamé une procédure de destitution à l'encontre de Trump, qu'elle soupçonne d'avoir abusé de ses pouvoirs pour nuire à Biden, après qu'un membre des services du renseignement américain a lancé l'alerte sur un entretien entre le président américain et son homologue ukrainien le 25 juillet dernier.

D'après le Wall Street Journal, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi pris part à l'entretien téléphonique entre Trump et Zelenski, une information à même d'attirer l'attention des démocrates qui ont réclamé à Pompeo des documents concernant des contacts avec le gouvernement ukrainien.

Le New York Times a pour sa part rapporté que Donald Trump a cherché à obtenir auprès du Premier ministre australien Scott Morrison de l'aide dans l'enquête ouverte par le département de la Justice pour déterminer l'origine de l'"enquête russe" bouclée cette année par le procureur spécial Robert Mueller.

"Les démocrates ne veulent clairement plus que la vérité éclate car cela pourrait leur nuire politiquement, mais cet appel téléphonique est en lien avec une enquête annoncée publiquement il y a plusieurs mois pour découvrir ce qu'il s'est passé exactement", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Hogan Gidley, en réaction à l'article du New York Times.

Un sondage Reuters/Ipsos réalisé en ligne du 26 au 30 septembre montre que 45% des Américains estiment que Donald Trump "doit être destitué", contre 37% dans une enquête d'opinion effectuée la semaine dernière. Quarante-cinq pour cent des personnes sondées ont déclaré que le président ne devait pas être destitué. Quinze pour cent ne se sont pas prononcés.

Donald Trump a passé une grande partie de la journée de lundi à diriger sa colère contre le président démocrate de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants,Adam Schiff, demandant sur Twitter que celui-ci soit arrêté pour "trahison".

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Bobi Wine désigné par TIME Magazine

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Manifestation anti troisième mandat

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Trump "envisage" de témoigner dans l'enquête en destitution qui le menace

Donald Trump a annoncé lundi "envisager sérieusement" de témoigner dans le cadre de l'enquête en destitution qui assombrit sa campagne de réélection, au coup d'envoi d'une semaine riche en auditions potentiellement explosives.

La chef des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, "la nerveuse", a suggéré "que je témoigne dans l'enquête bidon en destitution. Elle a même dit que je pourrais le faire par écrit", a tweeté le président américain.

"Même si je n'ai rien fait de mal et n'aime pas apporter de crédit à cette parodie de justice, j'aime cette idée", a-t-il ajouté: "Je vais l'envisager sérieusement."

Mme Pelosi avait reproché la veille au milliardaire républicain de critiquer l'enquête et ses protagonistes sur les réseaux sociaux. "S'il n'est pas d'accord avec ce qu'il entend, il ne devrait pas tweeter, il devrait venir devant la commission et témoigner sous serment", avait-elle déclaré sur la chaîne CBS.

"Il peut aussi le faire par écrit, il a les moyens de défendre son dossier", avait ajouté Mme Pelosi.

La Maison Blanche a refusé jusqu'ici de collaborer dans une enquête jugée "anticonstitutionnelle", interdisant aux collaborateurs du président de répondre aux injonctions du Congrès et de fournir les documents requis par les parlementaires.

- Courte majorité -

Les démocrates ont décidé, il y a bientôt deux mois, d'ouvrir une enquête à la Chambre des représentants qu'ils contrôlent, pour déterminer si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles.

Ils ont activé la procédure de destitution - qui n'avait jusque-là servi qu'à trois reprises dans toute l'Histoire des Etats-Unis- après avoir appris la teneur d'un appel téléphonique estival entre Donald Trump et son homologue ukrainien.

Lors de cet échange, rendu public après l'intervention d'un lanceur d'alerte, le président américain a demandé à Kiev d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates le soupçonnent d'avoir exercé des pressions sur l'Ukraine pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Après six semaines d'auditions à huis clos, les parlementaires ont commencé la semaine dernière à interroger publiquement leurs témoins. Trois hauts diplomates ont décrit les efforts déployés en Ukraine par l'avocat personnel du président Rudy Giuliani en marge des canaux officiels de la diplomatie américaine.

Selon le premier sondage publié après ces auditions retransmises en direct, une courte majorité d'Américains souhaitent désormais que le président soit destitué.

51% des personnes interrogées pour cette enquête ABC/Ipsos souhaitent son départ avant la fin de son mandat, en légère hausse par rapport à la moyenne des précédentes études d'opinion.

Cette hypothèse reste toutefois peu probable compte tenu de la majorité républicaine au Sénat qui, selon la Constitution, sera chargé du procès du président après sa mise en accusation ("impeachment") à la Chambre.

- Un million de dollars -

Cette semaine, huit hauts responsables vont à leur tour passer sur le gril de la chambre basse du Congrès. Le témoignage mercredi de l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, est particulièrement attendu.

Ce riche homme d'affaires a obtenu ce poste après avoir donné un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump. Contrairement aux diplomates entendus jusqu'ici, il était en lien direct avec le président républicain cet été.

Dans son interrogatoire à huis clos, M. Sondland avait d'abord nié que l'aide militaire ait servi à faire pression sur le gouvernement ukrainien. Contredit par d'autres témoins, il s'était ensuite "souvenu en avoir parlé, en aparté" avec un conseiller du président ukrainien.

Depuis, il est apparu qu'il avait aussi omis de mentionner avoir discuté avec Donald Trump le 26 juillet, juste après l'appel entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. M. Sondland, qui risque des poursuites pour parjure, retrouvera-t-il le souvenir de cet échange ?

Outre M. Sondland, sept témoins sont convoqués de mardi à jeudi devant la commission du Renseignement de la Chambre, dont l'émissaire américain en Ukraine Kurt Volker ou Fiona Hill, ex-collaboratrice du conseiller à la sécurité nationale John Bolton, brusquement limogé début septembre.

Téhéran accuse Washington d'ingérence dans ses affaires intérieures

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Quatre morts dans une nouvelle fusillade en Californie

La police dans un quartier de Fresno, Californie, après une fusillade, le 18 avril 2017.

Une nouvelle "fusillade de masse" a touché dimanche soir les Etats-Unis, provoquant la mort de quatre jeunes hommes et en blessant six autres lors d'une réunion de famille dans une résidence de la ville de Fresno (Californie).

Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs suspects ont pénétré dans une résidence où étaient rassemblées quelque 35 personnes, dont des enfants, pour suivre un match de football américain lors "d'une réunion de famille", a expliqué aux journalistes Michael Reid, responsable de la police de Fresno.

L'attaquant ou les attaquants ont ensuite "ouvert le feu dans le jardin, où se trouvaient la plupart des personnes, touchant par balles dix d'entre elles", a-t-il poursuivi.

Trois personnes sont mortes sur place, "tous des hommes de type asiatique âgés de 25 à 30 ans" et un quatrième, transporté dans un état critique à l'hôpital, a succombé à ses blessures.

Six autres personnes ont été plus légèrement blessées et leurs jours ne sont pas en danger, a souligné le policier.

Le ou les auteurs des coups de feu, encore non identifiés, sont en fuite et les enquêteurs tentaient de retrouver leur trace en examinant les images de vidéosurveillance et en interrogeant les nombreux voisins qui ont donné l'alerte en entendant les tirs, aux alentours de 18h00 heure locale dimanche (02h00 GMT lundi).

- Enfants et femmes présents -

"Dieu merci, aucun enfant n'a été touché car il y avait plusieurs enfants et femmes" mais ils étaient à l'intérieur de la maison, a précisé Michael Reid.

"Les dix victimes, décédées ou non, sont toutes des hommes âgés de 20 à 35 ans environ" et "tous se trouvaient hors de la maison, dans le jardin", a-t-il insisté.

"Nous ne connaissons pas encore exactement leur origine mais je pense qu'on peut dire d'Asie du sud-est ou d'Asie", a dit le responsable de la police de Fresno.

Interrogé par les journalistes sur les motivations possibles du crime, M. Reid a répondu que l'enquête s'attachait à la déterminer.

Il a toutefois jugé "très probable que le rassemblement ait été pris pour cible à dessein, nous ne savons pas encore pourquoi".

A ce stade de l'enquête, rien n'indique qu'il puisse s'agir d'une fusillade liée à des gangs, a-t-il souligné, qualifiant les faits de "violence absurde".

Un voisin a affirmé au journal Fresno Bee qu'une autre maison avait déjà essuyé des tirs la semaine dernière, provoquant l'émoi dans le quartier.

"Je ne me sens pas en sécurité dehors après la nuit tombée", a déclaré ce voisin, Choua Vang, affirmant songer à déménager.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par de telles tueries de masse, qui relancent à chaque fois le débat sur la prolifération des armes à feu sans que la législation en la matière ait évolué de manière significative.

Le dernier drame en date, la semaine dernière, a également touché la Californie.

Un adolescent a ouvert le feu dans la cour de son lycée le jour de son anniversaire, tuant deux camarades âgés de 14 et 15 ans et blessant trois autres jeunes, près de Los Angeles.

Il a lui-même succombé à ses blessures après s'être tiré une balle dans la tête juste après avoir commis son geste, pour lequel il n'a laissé aucune explication.

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