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Nigeria

Cinq membres des forces de sécurité nigérianes tués dans des attaques jihadistes

L'armée nigériane sécurise une zone où un homme a été tué par des militants présumés lors d'une attaque dans la région de Polo à Maiduguri, au Nigeria, le 16 février 2019.

Cinq membres des forces de sécurité, dont deux soldats, ont été tués dans plusieurs attaques revendiquées par le groupe de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. 

Au cours de la première attaque, lundi, des combattants du groupe d'ISWAP, branche de Boko Haram affiliée à l'EI, sont arrivés à bord de véhicules et ont attaqué un poste militaire dans le village de Tungushe, près de la capitale de l'État du Borno, Maiduguri, tuant un soldat et blessant un autre, a révélé un officier militaire à l'AFP.

"Les +terroristes+ ont attaqué la position vers 18h00 (17h00 GMT), et provoqué des échanges de tirs, au cours desquels un soldat a été tué et un autre a été blessé", a indiqué l'officier, qui a demandé à ne pas être identifié.

Deux insurgés ont également été tués, a-t-il souligné.

Selon Ibrahim Liman, l'un des chefs de milices civiles qui combattent aux côtés de l'armée nigériane, les insurgés se sont ensuite rendus dans la ville voisine de Gajiganna, où ils ont mené une deuxième attaque, tuant un autre soldat et emportant avec eux un véhicule militaire.

Dans le même temps, à Rann, une importante localité isolée à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, des insurgés sont arrivés à moto et dans quatre véhicules équipés de mitrailleuses, et ont attaqué les positions militaires de défense de la ville.

"Nous avons perdu trois de nos miliciens à Rann", a expliqué M.Liman à l'AFP. "Notre consolation est que plusieurs terroristes ont aussi été tués au combat, notamment leur commandant, et l'un de leurs camions a été récupéré", a-t-il déclaré.

Rann est à environ 175 km au nord-est de Maiduguri, et quelque 35.000 personnes déplacées par les violences y ont trouvé refuge. La ville a subi des attaques répétées de combattants de l'ISWAP et de Boko Haram, et le personnel humanitaire n'y a plus accès pour des raisons de sécurité.

Mardi, l'ISWAP a revendiqué la responsabilité de ces trois attaques, assurant avoir "tué et blessé plusieurs soldats" et "incendié une vingtaine de bâtiments publics".

Les membres d'ISWAP multiplient les attaques, principalement contre les forces de sécurité, les chrétiens, les organismes de l'Etat ou le personnel humanitaire.

Dimanche, au moins 30 civils ont été tués, la plupart brûlés vives, au cours d'une attaque au niveau du village d'Auno, le long d'une route menant à Maiduguri.

Voyageurs et chauffeurs de camion avaient du s'arrêter pour la nuit à l'entrée de la ville, après la mise en place d'un couvre-feu par l'armée.

Ce massacre n'a toutefois pas été revendiqué par ISWAP.

Le conflit entre les forces armées nigérianes et Boko Haram a fait 35.000 morts depuis 2009 et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. Le conflit s'est étendu au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.

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Le gouvernement fédéral nigérian introduit de nouvelles restrictions face au COVID-19

Le gouvernement fédéral nigérian introduit de nouvelles restrictions face au COVID-19
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Le gouvernement nigérian introduit de nouvelles restrictions anti-covid

Un responsable de la santé pousse une bouteille d'oxygène sur un chariot pour traiter des patients atteints de COVID-19 souffrant de problèmes respiratoires aigus dans un service du centre d'isolement de l'État de Lagos à Yaba, Lagos, le 22 janvier 2021.

Masques obligatoires, tests payants, et capacité réduite dans les établissements sont autant de mesures adoptées récemment.

Le gouvernement fédéral du Nigeria a réintroduit de nouvelles restrictions sanitaires. Les bars, les centres de loisirs vont fermer et le gouvernement va fixer des limites des rassemblements publics à 50 personnes, un couvre-feu national de minuit à 4h du matin est instauré.

Craignant la situation actuelle dans trois pays notamment l’Inde, la Turquie et le Brésil où il y a un nombre élevé de cas et un taux de mortalité élevé dû à une prévalence généralisée de variantes préoccupantes, les autorités nigérianes ont décidé de nouvelles restrictions pour prévenir et maîtriser efficacement la résurgence d'une phase aiguë de la pandémie de Covid-19 dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Dr Sani Aliyu, coordinateur de la commission sur le Covid-19 au Nigeria, revient sur les mesures annoncées: "Nous allons maintenir les restrictions sur les rassemblements de groupe dans les lieux de travail à un maximum de 50 personnes. Les centres de loisirs, les bars, les clubs doivent rester fermés jusqu'à nouvel ordre. Les restaurants doivent prévoir une capacité d’accueille de 50% et proposer des plats à emporter".

La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé l’interdiction d'entrée sur son territoire de passagers non Nigérians qui se sont rendus en Inde, au Brésil et en Turquie au cours des deux dernières semaines en raison des préoccupations concernant la propagation rapide du coronavirus dans ces trois pays.

Autre mesures annoncées par les autorités fédérales: les frais à verser pour les voyageurs pour se faire administrer un test de covid-19. Le président de la Commission nationale sur le covid-19 Boss Mustapha explique que "l’autorité des chefs d’Etat et de gouvernements de la Cédéao a fixé les frais de test de covid-19, que ça soit pour un test PCR ou n’importe quelle autre forme de test à $50 dollars au niveau de tous les points d’entrée à partir du 17 mai prochain".

Le gouvernement fédéral impose aussi des contrôles de température ainsi que le masque facial dans tous les lieux publics et lieux de travail, entreprises et lieux de culte.

Des nouvelles restrictions qui ont suscité des questions au sein du public. Mais pour Alero Roborts, consultante en santé publique, ces mesures sont nécessaires.

"C’est une préoccupation majeure pour nous qui sommes dans le domaine de la santé publique depuis quelques mois. Nous voyons la montée en flèche des cas de contamination en Inde, ce que nous pensons être une inquiétude et une menace. Il n’ y a pas vraiment une grande différence entre l’Inde et le Nigeria sur le plan de la population, sur le plan du profile épidémiologique et considérant notre localisation géographique".

Le Nigeria a connu une deuxième vague de la pandémie de Covid-19, certains ayant vu même une troisième vague en raison de nouvelles variantes plus contagieuses.

Basketball Africa League: 12 équipes africaines s'affrontent à Kigali

Cérémonie de dévoilement du logo BAL à la Kigali Arena, à Kigali, Rwanda, le 19 décembre 2019.

C'est la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Entre le 16 et le 30 mai 2021, la Basketball Africa League (BAL) va réunir 12 équipes africaines à Kigali, la capitale du Rwanda, un an après l'échéance initiale à cause du coronavirus.

La BAL devait initialement faire ses débuts le 13 mars 2020, à partir de Dakar, au Sénégal, mais a été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

La compétition découle d'un partenariat entre la NBA et la Fédération internationale de basketball.

Seuls des clubs de 12 pays africains y participeront, à savoir: l'Algérie, l'Angola, le Cameroun, l'Égypte, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie.

Il s’agit de la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Le groupe A

  1. Les Tunisiens de l'US Monastir avec le joueur star Ater Majok.
  2. Les Nigérians du Rivers Hoopers avec le joueur star Ben Uzoh.
  3. Les Rwandais des Patriots avec le joueur star Aristide Mugabe.
  4. Les Malgaches du GNBC avec le joueur star Cameron Ridley.

Le groupe B

  1. Les Angolais du Petro de Luanda avec le joueur star Aboubakar Gakou.
  2. Les Marocains de l'AS Salé avec le joueur star Eric Kibi.
  3. Les Maliens de l'AS Police avec le joueur star Badra Samake.
  4. Les Camerounais des FAP avec le joueur star Ebaku Akumenzoh.

Le groupe C

  1. Les Egyptiens de Zamalek avec le joueur star Anas Osama Mahmoud.
  2. Les Sénégalais de l'AS Douanes avec le joueur star Chris Cockley.
  3. Les Algériens des GS Pétroliers avec le joueur star Mohamed Seddik Touati.
  4. Les Mozambicains du Ferroviário de Maputo avec le joueur star Alvaro Calvo Masa.

Au moins 30 morts après le chavirage d'un bateau au Nigeria

Un bateau de la compagnie Lagos State Ferry Services quitte la jetée du Five Cowries Terminal à Lagos, au Nigeria, le 10 février 2020.

Trente personnes sont mortes noyées après le chavirage de leur bateau surchargé dans l'Etat du Niger, dans le centre du Nigeria, a déclaré lundi à l'AFP un responsable des urgences.

Le bateau qui transportait une centaine de commerçants locaux s'est brisé en deux après avoir heurté un obstacle pendant une tempête alors qu'ils revenaient d'un marché samedi, a déclaré Ibrahim Audu Hussein, porte-parole du service des urgences dans l'État du Niger.

"Trente corps ont été retrouvés jusqu'à présent et cinq personnes sont toujours portées disparues", a-t-il ajouté, précisant que l'accident avait eu lieu dans le village de Tijana situé dans le district de Munya.

"Soixante-cinq passagers ont été secourus avec l'aide de plongeurs locaux", a déclaré le porte-parole. Les recherches ont éte entravées par des fortes pluies mais les plongeurs ont "bravé" le mauvais temps, a-t-il ajouté.

Les naufrages de bateaux, souvent surchargés et mal entretenus, sont fréquents au Nigeria, particulièrement pendant la saison des pluies.

Les chefs religieux nigérians prêchent la paix et l’amour entre musulmans et chrétiens

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