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Nigeria

Onze morts dans une attaque-suicide dans le nord-est

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Onze personnes, dont huit réfugiés et trois soldats, ont été tués dans une attaque-suicide perpétrée par des djihadistes, lors d'affrontements dans le nord-est du Nigeria qui ont aussi provoqué l'incendie d'un camp, ont indiqué mercredi des sources sécuritaires.

Un véhicule de l'armée a pris feu lorsqu'une voiture remplie d'explosifs a percuté un convoi routier mardi après-midi, lors de combats avec des insurgés de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) à Monguno, à 135 kilomètres au nord de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri.

"Trois soldats sont morts dans l'explosion et huit autres ont été blessés", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

"Il s'agit d'un attentat-suicide perpétré par un véhicule qui a visé l'un des véhicules militaires lors d'intenses combats", a indiqué une deuxième source sécuritaire.

Des dizaines de combattants de l'ISWAP à bord de pick-ups équipés de mitrailleuses ont assiégé Monguno, lançant plusieurs attaques simultanées.

Des civils voyageant dans des bus sous escorte militaire aux abords de la ville, ont été pris en embuscade à ce moment-là, selon des habitants qui ont assisté à la scène. De nombreux djihadistes ont été tués par des soldats qui ont repoussé l'attaque, selon ces témoins.

Un camp de réfugiés abritant des milliers de personnes a également été touché par une roquette pendant les combats, provoquant un incendie qui a ravagé des centaines de tentes.

"Huit personnes sont mortes et une vingtaine ont été blessées dans l'incendie", a déclaré Kulo Gana, un habitant de Monguno. "L'incendie a détruit plus de 300 tentes", et un millier de familles sont sans abri, a-t-il ajouté.

Des insurgés ont également pris d'assaut les locaux des organisations humanitaires postées dans la région, qui avaient été évacués avant l'attaque, selon des habitants.

Les soldats ont finalement repoussé les attaques et bouclé la ville mercredi, multipliant les patrouilles.

L'ISWAP, une faction issue de Boko Haram, et ce groupe djihadiste, ont déjà attaqué à plusieurs reprises Monguno, près du lac Tchad.

Cette dernière attaque survient quelques jours après le retrait de centaines de soldats tchadiens de la région, qui avaient mené une opération militaire conjointe de neuf mois avec l'armée nigériane contre les djihadistes.

Selon les Nations Unies, le conflit djihadiste qui dure depuis 10 ans dans le nord-est du Nigeria a fait plus de 36.000 morts et deux millions de déplacés. Il s'est propagé au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.

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La mortalité lors d’accouchements au Nigeria

La mortalité lors d’accouchements au Nigeria
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Problèmes de mortalité infantile et maternelle au Nigeria

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Le taux de mortalité infantile et maternelle inquiète au Nigeria. De nombreuses femmes y meurent régulièrement pendant l’accouchement tandis que certains enfants décèdent immédiatement après la naissance.

Devant quelques dizaines de femmes en grossesse, Nkasi Obim Nebo discute des règles, et les donnes des conseils élémentaires à suivre pendant la période prénatale.

La jeune dame infirmière se considère tous les jours en mission de sauvetage. N’kasi Nebo et son équipe de cinq infirmières sont venues dans le camp de déplacés de Kuchingoro à la périphérie d’Abuja la capitale fédérale du Nigeria.

Des femmes en grossesse attendnt pour se faire consulter, le 18 janvier 2020. (VOA/Gilbert Tamba)
Des femmes en grossesse attendnt pour se faire consulter, le 18 janvier 2020. (VOA/Gilbert Tamba)


Pour cette journée de consultations, l’infirmière et sa suite occupent un des conteneurs offerts par la Fondation Nelson déjà en état d’abandon.

"Elles n’ont pas d’opportunité d’effectuer leurs consultations prénatales. La période prénatale est l’un des moyens les plus importants de s’occuper de la femme et de son bébé qui doit naître. Donc nous avions décidé d’offrir à ces communautés au moins quatre différents services de prises en charge pour ces femmes ce qui représente la base établie par l’OMS".

Chassées de leurs villes et villages d’origines dans le nord-est, ces femmes dans ce camp de plus de 3 milles déplacés n’ont pas accès à un centre de santé ni à des soins réguliers.


Il n’ y a pas une famille dans ce camp qui n’ait pas perdu des femmes en couche ou bébé pendant ou après l’accouchement. Il y a quelques mois, Queen Friday a perdu son bébé pendant l’accouchement.

"Nous sommes allés à l'hôpital et le médecin a dit qu'il y avait un problème, je ne peux pas accoucher jusqu'à ce qu’ une césarienne soit effectuée parce que les jumeaux ont été mal positionnés et je pourrais mourir si je dois accoucher. J'ai accepté la césarienne et l'un des jumeaux est décédé pendant l'opération tandis que l'autre a survécu".

Difficile de dire qui ne fait pas son travail, mais le problème au Nigeria la majorité des travailleurs du secteur de la santé est concentré dans les milieux urbains considérés plus favorisés.

Les femmes en état de grossesse sont souvent obligées de parcourir des kilomètres à pied ou à moto pour se rendre dans une structure sanitaire de proximité.




Pour Mary Zakaria qui aussi perdu son enfant dans ce camp après sa naissance la situation est alarmante.

"Quand mon temps pour accoucher s’est approché, je suis allé à l'hôpital. J'ai passé toute la journée dans les douleurs. Je pensais que j'allais mourir, Juste avant 16 heures, j'ai accouché d'un petit garçon et il est mort instantanément".

Au Nigeria, plus de cent femmes meurent chaque jour pendant l’accouchement. Le problème entre 86 et 90 % des femmes surtout dans les zones rurales a accès à un accouchement assisté à la maison.

La mortalité lors d’accouchements au Nigeria

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Attaque djihadiste qualifiée d’extrêmement violente contre une base des Nations Unies

Attaque djihadiste qualifiée d’extrêmement violente contre une base des Nations Unies
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Attaque "extrêmement violente" contre un centre de coordination humanitaire

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Des djihadistes ont mené une "attaque extrêmement violente" contre le centre de coordination humanitaire géré par l'ONU dans le nord-est du Nigeria, près du Cameroun, en proie aux insurrections djihadistes de Boko Haram et de l'ISWAP, branche ouest-africaine du groupe Etat islamique, selon l'ONU.

Les djihadistes ont incendié des bâtiments et pillé de l'aide humanitaire, ont indiqué ces sources.

Des combattants islamistes sont arrivés samedi vers 20H00 à Ngala, à bord de camions équipés de mitrailleuses lourdes et ont attaqué le centre de coordination humanitaire, proche d'un camp de déplacés où 55.000 personnes ont trouvé refuge et dépendent de l'aide humanitaire.

"Les assaillants ont tiré avec des mitrailleuses (...) et utilisé des lance-roquettes RPG. Les soldats qui protègent les lieux ont réussi à évacuer le personnel humanitaire vers leur base à proximité pendant que les combats se poursuivaient", a indiqué un employé humanitaire. "Aucun membre du personnel humanitaire n'a été blessé".

Un autre travailleur humanitaire a déclaré à l'AFP que les djihadistes "avaient pillé des hangars emportant avec eux la nourriture et des médicaments et incendié cinq véhicules".

Une source militaire contactée par l'AFP a indiqué que les assaillants avaient été repoussés après de longs échanges. "Nous avons perdu un soldat et tué quatre +terroristes+", un bilan qui n'a été confirmé ni par l'ONU ni par les autorités nigérianes.

L'ISWAP, une faction djihadiste liée au groupe Etat islamique, a affirmé dans un message diffusé en ligne avoir attaqué des soldats dans la région samedi mais elle n'a pas précisé avoir ciblé le centre d'aide humanitaire.

Le coordinateur humanitaire de l'ONU au Nigeria, Edward Kallon, s'est dit "indigné par l'attaque extrêmement violente contre ce centre humanitaire très important dans la région".

"Une section entière de l'installation a été incendiée ainsi que les rares véhicules que les agences des Nations unies utilisent pour se déplacer et acheminer l'aide", a-t-il expliqué.

M. Kallon a ajouté : "Cette attaque est la dernière d'un trop grand nombre d'incidents visant directement les acteurs humanitaires et l'aide que nous fournissons" dans le nord-est du Nigeria.

Selon l'ONU, 12 humanitaires ont été tués dans le pays en 2019, et deux sont toujours otages des djihadistes.

Le camp de Ngala a été installé en janvier 2016 après le retour de milliers de réfugiés nigérians, chassés du Cameroun.

Le conflit provoqué par Boko Haram et l'ISWAP a fait 35.000 morts et déplacé environ deux millions de personnes de leurs foyers depuis 2009.

L'ouest du Tchad meurtri par un nouvel attentat-suicide attribué à Boko Haram

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a tué neuf civils dans la nuit de dimanche à lundi dans la province du lac Tchad, où les attaques du groupe jihadiste se multiplient ces derniers mois.

"Une kamikaze s'est fait exploser hier (dans la nuit) à Kaiga Kindjiria" et a "provoqué la mort de 9 personnes, dont 2 femmes et 7 hommes", a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité dans la région sous couvert d'anonymat.

Cette attaque ainsi que le nombre de victimes ont été confirmés à l'AFP par le porte-parole de l'armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa.

- 'C'est Boko Haram' -

"Aux alentours de 23H00, une jeune femme kamikaze s'est infiltrée dans une concession où se trouvaient des jeunes femmes et hommes", a précisé à l'AFP un responsable local s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"C'est Boko Haram, Il n'y a a pas doute", selon le porte-parole de l'armée.

Kaïga Kindjiria est un village d'environ 7.000 habitants situé dans la province du Lac Tchad. Il est régulièrement pris pour cible par le groupe djihadiste.

Le 14 août dernier, une kamikaze avait déjà fait exploser sa ceinture dans la même localité, tuant cinq civils et un militaire.

Depuis plusieurs mois, les attaques djihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d'eau truffée d'îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.

C'est au Nigeria qu'est née l'insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l'Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés d'habitants.

- Parly à N'Djamena -

Début janvier, l'ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois. Mi-décembre, au moins 14 personnes ont été tuées dans un village de pêcheurs dans la même zone où a été perpétré l'attentat-suicide.

Chez son voisin camerounais, même constat: la région de l'Extrême-nord, qui borde une partie du Lac, est confrontée depuis plusieurs mois à un regain d'attaques de djihadistes nigérians de Boko Haram, selon Amnesty International. L'ONG décompte 275 personnes tuées en 2019, des civils pour la plupart.

Cet attentat-suicide intervient alors que la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite à N'Djamena lundi, a souligné "l'engagement très fort" du Tchad dans la lutte contre le djihadisme au Sahel, où opèrent d'autres groupes djihadistes.

Présente au sein du G5 Sahel avec le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie, l'armée tchadienne intervient bien en dehors de son territoire. Elle a ainsi récemment annoncé l'envoi d'un bataillon (480 personnes) dans la région des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, victime de sanglantes attaques de groupes djihadistes.

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