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Nigeria

Attaque "extrêmement violente" contre un centre de coordination humanitaire

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Des djihadistes ont mené une "attaque extrêmement violente" contre le centre de coordination humanitaire géré par l'ONU dans le nord-est du Nigeria, près du Cameroun, en proie aux insurrections djihadistes de Boko Haram et de l'ISWAP, branche ouest-africaine du groupe Etat islamique, selon l'ONU.

Les djihadistes ont incendié des bâtiments et pillé de l'aide humanitaire, ont indiqué ces sources.

Des combattants islamistes sont arrivés samedi vers 20H00 à Ngala, à bord de camions équipés de mitrailleuses lourdes et ont attaqué le centre de coordination humanitaire, proche d'un camp de déplacés où 55.000 personnes ont trouvé refuge et dépendent de l'aide humanitaire.

"Les assaillants ont tiré avec des mitrailleuses (...) et utilisé des lance-roquettes RPG. Les soldats qui protègent les lieux ont réussi à évacuer le personnel humanitaire vers leur base à proximité pendant que les combats se poursuivaient", a indiqué un employé humanitaire. "Aucun membre du personnel humanitaire n'a été blessé".

Un autre travailleur humanitaire a déclaré à l'AFP que les djihadistes "avaient pillé des hangars emportant avec eux la nourriture et des médicaments et incendié cinq véhicules".

Une source militaire contactée par l'AFP a indiqué que les assaillants avaient été repoussés après de longs échanges. "Nous avons perdu un soldat et tué quatre +terroristes+", un bilan qui n'a été confirmé ni par l'ONU ni par les autorités nigérianes.

L'ISWAP, une faction djihadiste liée au groupe Etat islamique, a affirmé dans un message diffusé en ligne avoir attaqué des soldats dans la région samedi mais elle n'a pas précisé avoir ciblé le centre d'aide humanitaire.

Le coordinateur humanitaire de l'ONU au Nigeria, Edward Kallon, s'est dit "indigné par l'attaque extrêmement violente contre ce centre humanitaire très important dans la région".

"Une section entière de l'installation a été incendiée ainsi que les rares véhicules que les agences des Nations unies utilisent pour se déplacer et acheminer l'aide", a-t-il expliqué.

M. Kallon a ajouté : "Cette attaque est la dernière d'un trop grand nombre d'incidents visant directement les acteurs humanitaires et l'aide que nous fournissons" dans le nord-est du Nigeria.

Selon l'ONU, 12 humanitaires ont été tués dans le pays en 2019, et deux sont toujours otages des djihadistes.

Le camp de Ngala a été installé en janvier 2016 après le retour de milliers de réfugiés nigérians, chassés du Cameroun.

Le conflit provoqué par Boko Haram et l'ISWAP a fait 35.000 morts et déplacé environ deux millions de personnes de leurs foyers depuis 2009.

L'ouest du Tchad meurtri par un nouvel attentat-suicide attribué à Boko Haram

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a tué neuf civils dans la nuit de dimanche à lundi dans la province du lac Tchad, où les attaques du groupe jihadiste se multiplient ces derniers mois.

"Une kamikaze s'est fait exploser hier (dans la nuit) à Kaiga Kindjiria" et a "provoqué la mort de 9 personnes, dont 2 femmes et 7 hommes", a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité dans la région sous couvert d'anonymat.

Cette attaque ainsi que le nombre de victimes ont été confirmés à l'AFP par le porte-parole de l'armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa.

- 'C'est Boko Haram' -

"Aux alentours de 23H00, une jeune femme kamikaze s'est infiltrée dans une concession où se trouvaient des jeunes femmes et hommes", a précisé à l'AFP un responsable local s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"C'est Boko Haram, Il n'y a a pas doute", selon le porte-parole de l'armée.

Kaïga Kindjiria est un village d'environ 7.000 habitants situé dans la province du Lac Tchad. Il est régulièrement pris pour cible par le groupe djihadiste.

Le 14 août dernier, une kamikaze avait déjà fait exploser sa ceinture dans la même localité, tuant cinq civils et un militaire.

Depuis plusieurs mois, les attaques djihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d'eau truffée d'îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.

C'est au Nigeria qu'est née l'insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l'Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés d'habitants.

- Parly à N'Djamena -

Début janvier, l'ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois. Mi-décembre, au moins 14 personnes ont été tuées dans un village de pêcheurs dans la même zone où a été perpétré l'attentat-suicide.

Chez son voisin camerounais, même constat: la région de l'Extrême-nord, qui borde une partie du Lac, est confrontée depuis plusieurs mois à un regain d'attaques de djihadistes nigérians de Boko Haram, selon Amnesty International. L'ONG décompte 275 personnes tuées en 2019, des civils pour la plupart.

Cet attentat-suicide intervient alors que la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite à N'Djamena lundi, a souligné "l'engagement très fort" du Tchad dans la lutte contre le djihadisme au Sahel, où opèrent d'autres groupes djihadistes.

Présente au sein du G5 Sahel avec le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie, l'armée tchadienne intervient bien en dehors de son territoire. Elle a ainsi récemment annoncé l'envoi d'un bataillon (480 personnes) dans la région des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, victime de sanglantes attaques de groupes djihadistes.

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Ouverture d’une liaison aérienne entre Abuja et Kaduna pour éviter les coupeurs de route

Kaduna international airport in Kaduna, Nigeria

Au Nigeria, le gouvernement a approuvé l’ouverture d’une liaison aérienne entre Abuja et Kaduna, une distance de 180 km, en raison de l'insécurité croissante sur ce trajet. Une compagnie aérienne va assurer la ligne pour les hauts fonctionnaires et les personnes fortunées.

La route Kaduna-Abuja est récemment devenue l'une des routes les plus dangereuses du Nigeria, avec des coupeurs de route menant des attaques régulières. On y fait également souvent état de kidnappings orchestrés par des individus lourdement armés.

Le trajet se situe dans une région où le groupe Boko Haram est très actif. Mais la décision des autorités fédérales provoque des réactions mitigées au sein de la population alors que le train qui circule sur cette route vient d’augmenter les frais de transport à 100%.

Le capitaine Mohammed Bala Jibrin, pilote à la retraite et ancien directeur au ministère de l’aviation civile, explique que "le choix des compagnies pour opérer dans un Etat n’a rien à voir avec la sécurité. Les compagnies sont à la recherche de l’argent. et elles sont libres d’opérer partout entre deux points dans le pays".

​ La route qui fait environ 180 kilomètres n'a pas pu être sécurisée par le gouvernement, obligeant de nombreux voyageurs à l’éviter. Une situation qui isole la ville de Kaduna et ralentit son économie.

La route entre Abuja et Kaduna, au Nigeria, le 25 septembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)
La route entre Abuja et Kaduna, au Nigeria, le 25 septembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

"Je m’inquiète que le gouvernement n’arrive pas à sécuriser cette route pour permettre aux Nigérians de circuler librement. Si les bandits et les kidnappeurs ont pris le contrôle de cette route, cela signifie que les activités économiques des populations vivant dans la zone seront affectées", s’inquiète l’activiste Faith N’wadishi.

Un autre risque associé aux voyages est le nombre élevé des accidents de la route enregistrés depuis quelques temps.

Pour Kabiru Adamu, consultant en sécurité, la décision du gouvernement vise certes à sécuriser des hommes d’affaires et des hautes personnalités qui ne veulent pas prendre tous ces risques, mais les conséquences d’une telle initiative ne sont pas négligeables.

"La conséquence d’une telle décision est : qu’est ce qui est arrivé au contrat social entre le Nigérian qui n’est pas riche et pour certaines circonstances est obligé d’utiliser cette route et le gouvernement?".

​ De nombreux voyageurs ont récemment exprimé leur colère face à l'augmentation de 100% des tarifs du train par le gouvernement nigérian, forçant la majorité à reprendre la route pour se rendre à Kaduna malgré les menaces sur leur sécurité.

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Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Les avocats nigérians s'insurgent contre la brutalité policière

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Kamaru Usman, le Nigérian qui a ouvert la porte du MMA aux Africains

Le Nigérian Kamaru Usman lors d'une compétition à Abu Dhabi, le 12 juillet 2020.

L’an dernier, Kamaru Usman est devenu le premier combattant de MMA d’origine africaine à remporter un titre mondial UFC et a vu depuis une génération de sportifs du continent s’élever dans son sillage.

En mars 2019, Le Floridien de 33 ans, né au Nigeria, remporte la ceinture de poids welter UFC par décision unanime contre l’Américain Tyron Woodley (19-6-1). Il l’a depuis défendue deux fois, avec une victoire par KO contre l’Américain Colby Covington (16-2) en décembre dernier et sur décision unanime aux points contre son compatriote Jorge Masvidal (35-14) en juillet.

Selon Kamaru Usman, ce n'est qu'un début, au vu des combattants africains déjà signés par l’UFC (Ultimate Fighting Championship), l'organisateur de combats sis à Las Vegas: "Il y a tellement de talents qui viennent d'Afrique."

En octobre 2019, le Néo-zélandais d’origine nigériane Israel Adesanya (19-0) remporte la ceinture des poids moyens en éliminant l’Australien Robert Whittaker (21-5). Il se présentera à nouveau le 26 septembre pour défendre son titre contre le Brésilien Paulo Costa. Un combat qui sera, selon beaucoup de connaisseurs du sport, celui de l’année.

De sérieux clients

Dans la catégorie poids lourds de l’UFC, le challenger N.1 est le Camerounais basé en France Francis Ngannou (15-3), qui devrait bientôt affronter le tenant du titre, l’Américain Stipe Miocic (20-3). De leur côté, les poids légers nigérians-américains Sodiq Yusuff (11-1) et le poids welter ghanéen Abdul Razak Alhassan (10-2) sont considérés comme de sérieux clients dans leurs catégories respectives.

"Quand je vois ces gars, il y a un sens de la camaraderie inexplicable", dit Usman à l’AFP. "Vous savez qu’au fond d’eux, ils ont ressenti ce que vous avez ressenti et vécu ce que vous avez vécu."

Au cours des 16 derniers mois, Kamaru Usman aura vécu bien des choses. En plus du titre welter, il a retrouvé en février son père, Muhamed Nasiru Usman, qui a purgé une peine de dix ans de prison aux Etats-Unis après sa condamnation en 2010 pour une série d’accusations de fraude dans le domaine de la santé.

"En tant que garçon africain, il est nécessaire de se surpasser pour ses parents. C’est arrivé lorsque j’ai été reconnu au niveau national. Je cherchais son approbation et je n’avais plus mon père sur qui compter. Cela m'a dérangé pendant des années. Mais nous avons toujours été proches et c’est resté comme ça".

Le père de Kamaru Usman, un ancien soldat, a laissé sa jeune famille au Nigeria en 1989 pour leur construire une nouvelle vie aux Etats-Unis, raconte Usman qui a alors deux ans et rejoindra les Etats-Unis quelques années plus tard.

Champion universitaire de lutte

"Pour quitter vos enfants et aller en Amérique obtenir un visa, leur donner une meilleure vie, il faut du cran. Passer par ce qu’il a vécu tout en restant toujours positif, et en gardant le moral, c’est une source d’inspiration quotidienne."

Lutteur exceptionnel au lycée au Texas et trois fois champion d’Amérique à l’université de Nebraska, Usman dit qu’il a été accepté en tant que jeune sportif: "Partout dans le monde, on oublie parfois que le sport comble le fossé entre les cultures et les nations."

"En commençant à exceller dans le sport, j’ai compris que je n’étais pas seulement ce petit garçon nigérian. J’étais le combattant qui venait du Nigeria."

Usman aurait dû retourner au Nigeria dans le cadre d'un voyage avec une fondation qui, il l'espère, pourra travailler avec des villages pauvres. Un voyage annulé à cause de la pandémie. Mais le natif de Benin City compte bien revenir dans son pays natal.

"Vous avez une responsabilité quand les enfants regardent ce que vous faites. Le plus grand avantage de ce sport est qu’il ne connaît pas de visage, pas de race (...) Vous pouvez venir de petites villes d'Afrique comme de Chine. Cela n’a pas d’importance. J’espère qu’ils pourront me rencontrer et peut-être que cela les aidera à voir ce que l’on peut accomplir", dit-il.

25 personnes sont mortes dans l'explosion d'un camion citerne

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