Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mauritanie

Un député anti-esclavage mauritanien libéré après cinq mois de prison

Biram Ould Dah Ould Abeid, député d'opposition et antiesclavagiste, au milieu de ses partisans après sa libération de la prison, à Nouakchott,, le 17 mai 2016.

Le député d'opposition et anti-sclavage mauritanien Biram Ould Dah Ould Abeid est sorti de prison lundi soir après cinq mois de détention, au terme d'un procès devant un tribunal de Nouakchott pour "menaces" contre un journaliste.

M. Ould Abeid, président de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, ONG antiesclavagiste), est condamné à "six mois de prison dont deux mois ferme", a déclaré le président de l'audience du tribunal correctionnel, à l'issue d'un procès de plusieurs heures.

En détention depuis le 7 août, Biram Ould Dah Ould Abeid a déjà purgé sa peine.

Un militant de son ONG antiesclavagiste, Abdallahi Ould Housseine, avec qui il était en détention préventive et qui était accusé de "complicité", a également été condamné à "six mois de prison dont deux ferme".

Le parquet avait requis cinq ans ferme contre M. Ould Abeid et trois ans ferme contre M. Ould Housseine.

Après le jugement, les deux détenus sont sortis libres de la prison d'Arafat, dans le sud de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je n'ai jamais commis de crime. Ça c'est une manigance des services de renseignement, avec la complicité des juges qui sont inféodés au pouvoir politique", a déclaré à la presse M. Ould Abeid, après son procès.

Il avait refusé de s'exprimer à la barre, arguant de son immunité parlementaire.

M. Ould Abeid était jugé sur plainte du journaliste mauritanien Deddah Abdallah pour "atteinte à l'intégrité d'autrui et menace d'usage de la violence" dans des messages sur les réseaux sociaux. Le journaliste avait retiré sa plainte lundi soir.

Le militant antiesclavagiste a été élu député lors des législatives de septembre remportées par le pouvoir, sous les couleurs du parti Assawab, aux orientations baassistes (nationaliste arabe), qui a fait alliance avec l'aile politique de l'IRA.

Le journaliste Deddah Abdallah, à l'origine de la plainte contre M. Ould Abeid, avait réalisé un documentaire sur cette alliance, qualifiée de "contre nature", au cours duquel des alliés et adversaires du militant antiesclavagiste étaient interrogés sur son parcours politique et humanitaire.

Toutes les actualités

Tensions post-électorales : une centaine d'arrestations

Tensions post-électorales : une centaine d'arrestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:22 0:00

Mauritanie : une centaine "d'étrangers" arrêtés, internet coupé

L'opposition a dénoncé l'arrestation de dizaines de personnes à la suite d'incidents dimanche entre manifestants et policiers dans la capitale et à Nouadhibou (nord-ouest).

Une centaine "d'étrangers" ont été arrêtés en Mauritanie lors des manifestations qui ont éclaté après l'annonce de la victoire du candidat du pouvoir à la présidentielle de samedi, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, alors qu'Internet était entièrement coupé depuis le milieu de l'après-midi.

Les ambassadeurs du Sénégal, du Mali et de la Gambie ont été convoqués dans l'après-midi par le ministre des Affaires étrangères, Ismael Ould Cheikh Ahmed, qui les a enjoints de demander à leurs ressortissants de "s'abstenir de participer aux manifestations et à tout ce qui perturbe l'ordre public en Mauritanie, a expliqué le chef de la diplomatie sur la télévision nationale.

Les quatre opposants en lice ont rejeté les résultats provisoires donnant la victoire au premier tour à l'ancien chef d'état-major Mohamed Cheikh El-Ghazouani, dauphin du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz.

Selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni), M. Ghazouani a obtenu 52,01% des suffrages, devant le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%), l'ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%), le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71%) et le professeur d'université Mohamed Ould Moloud (2,44%).

Trois des opposants ont introduit mardi un recours en annulation devant le Conseil constitutionnel, tandis que le quatrième, Baba Hamidou Kane, a affirmé n'avoir pas encore pris de décision, disant à l'AFP "douter de l'intérêt d'une telle procédure devant une institution inféodée au pouvoir".

Le siège de campagne de M. Kane a été fermé par la police lundi et celui des trois autres candidats de l'opposition mardi, "sur ordre du gouvernement", a indiqué leur entourage à l'AFP.

"On ne peut comprendre cette décision des autorités alors que des recours sont en cours et que l'élection n'est pas terminée", a réagi M. Ould Mouloud.

L'opposition a dénoncé l'arrestation de dizaines de personnes à la suite d'incidents dimanche entre manifestants et policiers dans la capitale et à Nouadhibou (nord-ouest).

Lundi soir, des heurts ont éclaté entre policiers et militants de l'opposition aux abords du siège des partis de MM. Ould Abeid et Kane, où la police a effectué une descente musclée, selon l'opposition.

"Il y a une main étrangère qui est derrière ces événements", a affirmé le ministre de l'Intérieur, Ahmedou Ould Abdallah, à propos de ces contestations, évoquant un "plan de déstabilisation" du pays.

"Nous avons arrêté une centaine d'étrangers dont on ne peut expliquer la présence dans la contestation d'une élection dans un pays qui n'est pas le leur", a ajouté le ministre.

Il a affirmé que cette présence étrangère était "en relation avec certains candidats".

La société mauritanienne est marquée par des disparités entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d'esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d'ethnies subsahariennes.

Biram Ould Dah Ould Abeid avait demandé lundi aux Mauritaniens de se "méfier des provocations des autorités", jugeant que le pouvoir avait l'habitude d'invoquer les risques de sédition "à chaque fois qu'il est en difficulté".

Depuis 15H00 (GMT et locales) environ, il était impossible de se connecter à Internet, d'accéder à ses emails ou d'utiliser les réseaux sociaux comme WhatsApp et Facebook, alors que l'internet mobile était inaccessible depuis dimanche après-midi.

Interrogé par des journalistes sur ces coupures, le ministre de l'Intérieur a semblé ironiser. "Vous n'avez pas d'autres moyens qu'internet pour travailler?" a-t-il répondu, sourire aux lèvres.

La France a salué mardi "le bon déroulement de l'élection présidentielle", intervenue "dans un climat pacifique", et "félicité" M. Ghazouani.

Avec AFP

Les QG de deux candidats à la présidentielle visités par la police

Les QG de deux candidats à la présidentielle visités par la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

Descente de police aux sièges de deux candidats à la présidentielle

Biram Ould Dah Ould Abeid, candidat à la présidentielle de 2019.

La police mauritanienne a effectué lundi soir une descente aux sièges de deux candidats d'opposition à l'élection présidentielle, qui contestent la victoire du candidat du pouvoir, et a fermé l'un d'eux, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Les quatre opposants en lice dans ce scrutin ont rejeté les résultats provisoires accordant la victoire au premier tour à l'ancien chef d'état-major Mohamed Cheikh El-Ghazouani, estimant "inévitable" la tenue d'un second tour, le 6 juillet, entre l'un d'entre eux et M. Ghazouani.

Ils ont annoncé leur intention de les contester par tous les moyens légaux et de manifester pacifiquement pour obtenir satisfaction. Ils réclament notamment la publication des résultats "bureau par bureau", consultables depuis lundi soir sur le site de la Commission nationale électorale indépendante (Céni).

Selon les résultats annoncés dimanche soir par la Céni, M. Ghazouani, a obtenu 52,01% des suffrages, devant quatre opposants, dont le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58%), l'ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87%) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71%).

Lundi soir, des heurts ont éclaté entre policiers et militants de l'opposition aux abords du sièges des partis de MM. Ould Abeid et Kane, selon des témoins.

Les sièges des deux partis, proches l'un de l'autre, étaient déserts mardi matin et des traces d'affrontements, barrages de pierres et pneus brûlés, étaient visibles, a constaté un correspondant de l'AFP.

"La police est arrivée au siège du candidat Biram et a jeté des grenades lacrymogènes à l'intérieur, brisant vitres et portes, ce qui a rendu le siège impraticable", a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Ould Abeid, Hammada Ould Lehbouss.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu de source gouvernementale.

"Nous dénonçons les attaques contre les sièges de Kane Hamidou Baba et celui de Biram Dah Abeid", a déclaré ce dernier lundi soir lors d'une conférence de presse improvisée devant le siège de son parti avec les trois autres candidats de l'opposition.

Il a dénoncé le déploiement de forces de sécurité dans plusieurs grandes villes du pays, y voyant "un état de siège qui ne dit pas son nom".

Le siège du parti de M. Kane, une des nombreuses formations dissoutes en mars faute de résultats électoraux suffisants, a été fermé par la police, selon les mêmes sources.

Les Mauritaniens ont voté en nombre le 22 juin - 62,66% de participation - pour la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d'Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009. Il ne pouvait se représenter après deux mandats.

CAN 2019: le Mali prend une belle avance en tête du groupe E

Les Aigles du Mali célèbrent avec leur entraîneur Alain Giresse après la victoire contre les Black Stars du Ghana en match disputé pour la troisième place de la CAN 2012 à Malabo, Guinée équatoriale, 11 février 2012.

Sans pitié. Le Mali a pris la tête du groupe E après sa victoire facile face à la Mauritanie (4-1), lundi lors de son entrée en lice dans la Coupe d'Afrique des nations.

Seule équipe victorieuse de la poule, les Maliens prennent ainsi une confortable avance sur leurs concurrents, avec leur trois points mais aussi à la différence de buts.

A l'inverse, la Tunisie, autre équipe attendue de ce groupe E, a fait une petite entrée dans le tournoi, en étant tenue en échec par l'Angola. Les hommes d'Alain Giresse devront donc rapidement se reprendre s'ils veulent assurer leur avenir dans la compétition. Prochain test vendredi face aux Aigles maliens.

Point du Groupe E de la Coupe d'Afrique des nations de football à l'issue des matches disputés lundi:

Lundi:

Mali - Mauritanie 4 - 1

Tunisie - Angola 1 - 1

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. Mali 3 1 1 0 0 4 1 3

2. Tunisie 1 1 0 1 0 1 1 0

. Angola 1 1 0 1 0 1 1 0

4. Mauritanie 0 1 0 0 1 1 4 -3

Reste à jouer (en heure GMT):

28/06 (14h30): Tunisie - Mali

29/06 (14h30): Mauritanie - Angola

02/07 (19h00): Angola - Mali

02/07 (19h00): Mauritanie - Tunisie

NDLR: Les 2 premières équipes qualifiées pour les quarts de finale

Les équipes à égalité sont départagées aux matches particuliers entre elles (points, puis différence de buts, puis meilleure attaque), puis à la différence de buts générale, puis à la meilleure attaque générale

Voir plus

XS
SM
MD
LG