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Mauritanie

L'opposition dénonce la non-convocation de la nouvelle Assemblée nationale en Mauritanie

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz vote le 1er septembre 2018.

L'opposition en Mauritanie a dénoncé la non-tenue lundi de la première session de l'Assemblée nationale, ainsi que le maintien en détention préventive de l'un de ses membres, élu aux législatives de septembre.

"La Constitution prévoit la tenue de la première session de l'Assemblée nationale le premier jour ouvrable du mois d'octobre, le gouvernement a violé cette session en refusant de l'ouvrir", a déclaré en conférence de presse le porte-parole de coalition électorale de l'opposition démocratique (CEOD), Mohamed Ould Moloud.

Le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz n'a donné aucune explication à la non-convocation de l'Assemblée, dominée par son parti, l'Union pour la république (UPR).

"Cela constitue la preuve que le pouvoir en place continue de piétiner la loi et de prendre à la légère les institutions constitutionnelles", a estimé le porte-parole de l'opposition, en "rendant le chef de l'Etat, en principe garant du respect de la constitution, responsable de ces violations".

M. Ould Moloud a par ailleurs dénoncé le maintien en détention préventive du député élu en septembre Biram Ould Dah Abeid, en instance de jugement après une plainte d'un journaliste l'accusant de "calomnie, d'injures et d'incitation à la haine".

Des dizaines de partisans de Biram Ould Dah Abeid, président de l'association antiesclavagiste "Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), interpellé début août, ont manifesté lundi devant le siège de l'Assemblée nationale pour réclamer sa libération. Ils ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogène, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le parti au pouvoir dispose d'une majorité confortable de 89 sièges sur 153 élus au suffrage universel les 1er et 15 septembre. Quatre sièges représentant les Mauritaniens de l'extérieur devraient également être attribués à la majorité présidentielle.

L'opposition dite "radicale" compte une trentaine de députés, dont 14 issus du parti islamiste Tewassoul, soumis depuis plusieurs semaines à une forte pression du pouvoir, qui a fait fermer une université, un centre d'études théologique et, le weekend dernier, un centre commercial appartenant à des hommes considérés comme des proches de ce parti.

Le président Aziz avait menacé en septembre de prendre des "mesures" contre cette formation, estimant que "l'islam politique est dangereux".

Avec AFP

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Décès de l'ancien président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi

Le président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi arrive au Centre international de conférences d'Accra, au Ghana, le 02 juillet 2007.

L'ancien chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président du pays démocratiquement élu en 2007 et renversé par un pustch l'année suivante, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Nouakchott, a-t-on appris auprès de sa famille et de la présidence.

M. Abdallahi, né en 1938, a succombé des suites d'un malaise cardiaque dans une clinique privée de la capitale, selon ses proches. Il était revenu récemment de Turquie après des soins médicaux, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.

La présidence mauritanienne a annoncé dans un communiqué un deuil national de trois jours à partir de lundi et des obsèques nationales, sans préciser de date. L'ancien chef d'Etat doit être inhumé lundi dans son village natal de Lemden (150 km à l'est de Nouakchott), selon sa famille.

M. Abdallahi, proclamé président le 19 avril 2007, avait été renversé 15 mois plus tard, le 6 août 2008, par un coup Etat mené par Mohamed Ould Abdel Aziz qu'il avait limogé du commandement de la garde présidentielle.

M. Aziz, alors colonel de l'armée, s'était auparavant distingué par son soutien à la candidature de celui qu'il renversera, avant d'occuper lui-même le poste de président de 2009 à 2019.

M. Aziz lui reprochait aussi de n'avoir pas suffisamment prix au sérieux la menace représentée par Al Qaida au Maghreb islamique Aqmi) en Mauritanie où les groupes islamistes armés semaient la terreur.

Après son refus de céder le pouvoir lors du coup d'Etat de M. Aziz, M. Abdallahi va être emprisonné dans un lieu tenu secret avant d'être libéré le 21 décembre 2008 après des négociations avec les auteurs du coup d'Etat qui l'a renversé et qui avaient été organisées à Dakar sous l'égide de l'Union africaine et de l'ONU.

Il restera toutefois placé sous résidence surveillée dans son village natal de Lemden jusqu'au 27 juin 2009.

Ancien ministre sous le premier président Moktar Ould Daddah (1960-1978) et plus tard sous Maaouiya Ould Sidi Ahmed Taya (1984-2005), Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été notamment conseiller économique du gouvernement kowétien.

Il s'était ces dernières années retiré de la vie politique et était resté très discret.

Cet homme pondéré, réputé pieux, était un membre d'une branche sénégalaise de la confrérie des Tidianes, fondée par un chef religieux sénégalais Cheikh Ibrahima Niass et basée à Kaolack (centre du Sénégal) où il assistait souvent à la fête marquant l'anniversaire du prophète Mahomet.

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Sahara occidental: reprise du trafic routier à la frontière avec la Mauritanie

Des membres du Front Polisario quittent leur campement près de la frontière mauritanienne à Guerguerat, au Sahara occidental, sur la route menant à la Mauritanie, le 13 novembre 2020.

Le trafic routier a repris samedi, après trois semaines de blocage, entre la Mauritanie et le Sahara occidental, au lendemain d'une opération militaire lancée par le Maroc dans une zone-tampon de ce territoire disputé proche de la frontière mauritanienne, a-t-on appris de sources sécuritaires mauritanienne et marocaine.

"80 camions ont traversé côté mauritanien (en direction du nord). De l'autre côté, cela reprend également", a déclaré à l'AFP cette source haut placée ayant requis l'anonymat.

Vendredi, Rabat avait annoncé avoir lancé une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, à l'extrême sud du Sahara occidental, afin de rouvrir la route conduisant vers la Mauritanie voisine, un axe routier essentiel pour le trafic commercial vers l'Afrique de l'Ouest.

Le regain de tensions dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent le Maroc et le Polisario depuis des décennies, a suscité de l'inquiétude à l'ONU, à l'Union africaine (UA) mais aussi en Algérie, en Mauritanie, en France, en Espagne ou même en Russie, pays qui suivent de près ce dossier.

Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a affirmé samedi poursuivre les combats au Sahara occidental alors que plusieurs pays appellent à respecter le cessez-le-feu de 1991.

"Le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie a repris dans les deux sens à Guerguerat", a confirmé depuis Rabat à l'AFP un haut responsable marocain.

Des vidéos transmises à l'AFP par les autorités marocaines montrent la reprise du trafic côté marocain au poste frontière de Guerguerat.

L'agence officielle marocaine MAP a pour sa part indiqué que "des dizaines de camions de transports de marchandises qui étaient bloqués depuis trois semaines à cause des agissements des milices et du Polisario ont traversé la frontière dans les deux sens".

L'état-major général marocain avait indiqué vendredi soir que le passage de Guerguerat était "complètement sécurisé via la mise en place d'un cordon de sécurité par les forces armées royales", tandis que les Affaires étrangères répétaient que "le Maroc reste fermement attaché au cessez-le-feu".

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