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Le parti au pouvoir pense obtenir une majorité "écrasante" en Mauritanie

Les gens attendent de voter devant un bureau de vote à Nouakchott pour les élections législatives, régionales et locales, le 1er septembre 2018.

Le parti au pouvoir en Mauritanie, sorti largement en tête du premier tour des élections législatives, régionales et locales, s'est dit lundi confiant d'obtenir une majorité "écrasante" à l'issue du second tour, tout en mettant en garde contre les islamistes

"Notre parti a obtenu 67 sièges (sur 157) à l'Assemblée nationale, 103 communes et quatre conseils régionaux et nous sommes en ballottage favorable dans les 22 sièges restants de l'Assemblée nationale", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de l'Union pour la république (UPR), Sidi Mohamed Ould Maham, au lendemain de l'annonce de résultats partiels du scrutin qui s'est tenu le 1er septembre.

"Nous sommes assurés de remporter une écrasante majorité" lors du second tour prévu le 15 septembre, a ajouté le chef du parti du président Mohamed Ould Abdel Aziz, à moins d'un an de la présidentielle de mi-2019.

Le président du parti au pouvoir a mis en garde contre "le discours extrémiste et dangereux des islamistes" du parti Tewassoul (opposition), pointés en deuxième position avec 14 députés élus dès le premier tour.

Il a également fustigé les "extrémistes qui jouent sur la fibre ethnique, raciste et sectaire et visent à diviser le peuple mauritanien et à porter préjudice à son unité et à sa cohésion sociale", dans une allusion à l'élection à l'Assemblée nationale du militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, un défenseur de la communauté "haratine", les descendants d'esclaves noirs.

"Notre projet (...) offre aux Mauritaniens la stabilité, la sécurité, le bannissement de l'intégrisme, les réalisations palpables en matière de santé, d'éducation et d'infrastructures, tandis que les autres promettent la haine, l'extrémisme et le terrorisme", a déclaré le chef de l'UPR, alors que des ONG dénoncent régulièrement les atteintes aux droits de l'homme en Mauritanie.

Deux partis de l'opposition dite "radicale", dont la quasi-totalité des membres avait boycotté les législatives de 2013, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d'Ahmed Ould Daddah et l'Union des forces du progrès (UFP) de Mohamed Ould Moloud, ont chacun obtenu trois députés. "Ce qui vient de se passer est une mascarade électorale", a déclaré dimanche Ahmed Ould Daddah, en dénonçant une "fraude massive".

Avec AFP

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Six militants d'un mouvement réformiste mauritanien écroués pour insulte à l'Islam

Les manifestants affronteront la police lors d'une manifestation à Nouakchott le 16 janvier 2015. (AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ/AFP)

Six membres présumés d'un mouvement mauritanien prônant une réforme de cette république islamique d'Afrique de l'Ouest ont été écroués mercredi, après avoir été inculpés d'atteinte à l'islam et de terrorisme par la justice mauritanienne, qui a revanche mis fin aux poursuites contre deux célèbres féministes.

Un septième inculpé a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué à l'AFP leur avocat, Sid Ahmed Ould Bobaly.

Tous sont accusés d'appartenir à l'Alliance pour la refondation de l'Etat mauritanien (Arem), un mouvement créé en début d'année à Paris qui prône un "divorce avec les vieilles pratiques de mauvaise gouvernance, d'injustice et d'impunité", selon l'avocat.

Inculpés par un juge d'instruction antiterroriste de "mépris de la religion musulmane", "insultes à l'endroit d'Allah" et du prophète de l'islam par la publication de contenu informatique, et de "terrorisme", les prévenus faisaient partie d'un groupe d'une dizaine de personnes interpellées mi-février dans la capitale mauritanienne, selon la même source.

La justice mauritanienne a lancé mercredi des mandats d'arrêt contre trois autres militants présumés de cette association, dont font partie des membres de la diaspora. Mais elle a abandonné les poursuites contre trois personnes, dont deux célèbres féministes, Aminetou Mint El Moctar et Mekfoula Mint Brahim, a précisé l'avocat.

Amnesty International s'était dite le 19 février "extrêmement préoccupée" par l'interpellation de ces deux militantes des droits humains connues internationalement, réclamant "la libération immédiate de ces personnes si elles sont uniquement poursuivies pour avoir exercé leur liberté d'expression et de rassemblement".

Après leur interpellation, qui faisait suite à une réunion non autorisée, selon une source judiciaire, l'enquête avait été confiée à la Sûreté de l'Etat. Les contenus informatiques incriminés sont en fait des enregistrements audio échangés via le service de messagerie Whatsapp, selon l'avocat.

Arrivée au pouvoir en août, le nouveau président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a engagé un dialogue avec l'opposition. Mais Amnesty continue à demander au pouvoir de "mettre fin au harcèlement judiciaire dont font l'objet les défenseurs des droits humains" dans cette ancienne colonie française, dont la législation est fondée sur la charia, la loi islamique.

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