Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Libération de trois marins kidnappés par des pirates au large du Gabon

Les forces spéciales nigérianes naviguent pour intercepter des pirates lors d'un exercice conjoint entre des personnels navals nigérians et marocains dans le cadre d'un exercice maritime multinational impliquant 33 pays au large des côtes de Lagos, le 20 mars 2019. (UTOMI EKPEI)

Trois marins, deux marocains et un équato-guinéen, enlevés il y a près de deux mois dans l'attaque de leur navire marchand au large du Gabon, dans le golfe de Guinée, épicentre de la piraterie maritime mondiale, ont été libérés au Nigeria, a annoncé la Guinée Equatoriale.

Le 21 mars, un navire marchand battant pavillon équato-guinéen, le Elobey 6, a été attaqué par des pirates non identifiés au large du port gabonais de Port-Gentil. Les trois marins avaient été kidnappés.

Vendredi, "le gouvernement de la République de Guinée équatoriale a obtenu la libération des hommes séquestrés (...), un Equato-guinéen et deux Marocains", a indiqué le gouvernement de Malabo dans un communiqué rendu public samedi.

L'Equato-guinéen, Santos Ndong Mba, et les Marocains, Abaamrane Hamid et Chalabi Abdelaziz, sont arrivés vendredi "à l'aéroport international de Malabo à bord d'un vol spécial en provenance de Calabar, au Nigeria", selon le communiqué de Malabo.

Rien n'a filtré sur la nationalité de leurs ravisseurs, les conditions de leur détention ou celles de leur libération, Malabo a simplement "remercié toutes les parties impliquées" dans l'élargissement des otages.

Au moment de l'attaque, l'Elobey 6 naviguait entre Bata, la capitale économique située dans la partie continentale de la Guinée Equatoriale, et l'île équato-guinéenne d'Annonbon, à 700 km du nord de Malabo.

Le golfe de Guinée, qui s'étend sur 5.700 km, des côtes du Sénégal à l'Angola en passant par celles du Nigeria, est devenu, ces dernières années, un repaire de pirates, notamment nigérians, et le nouvel épicentre de ce type d'attaques dans le monde, pillages de navires et kidnappings contre rançon, ravissant cette place au golfe d'Aden.

Le 9 mai, cinq marins, dont un Equato-guinéen et trois Russes, ont été kidnappés dans l'attaque de deux navires par des pirates dans les eaux territoriales de la Guinée Equatoriale. Le 4 mai, c'est au large de Libreville, la capitale gabonaise, que six membres de l'équipage de deux bateaux de pêche, ont été enlevés: trois Indonésiens, deux Sénégalais et un Sud-Coréen.

Toutes les actualités

BAD: Buhari soutient son compatriote Akinwumi Adesina

BAD: Buhari soutient son compatriote Akinwumi Adesina
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Les Nigérians procèdent au déconfinement progressif

Les Nigérians procèdent au déconfinement progressif
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:14 0:00

Le président nigérian Buhari soutient la réélection de son compatriote Adesina à la BAD

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors de l'assemblée annuelle de la BAD à Gandhinagar, en Inde, le 22 mai 2017. (Photo REUTERS/Amit Dave)

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, est venu mardi à la rescousse de son compatriote Akinwumi Adesina dont la gestion de la Banque africaine de développement est contestée.

"Le Nigeria soutient avec ferveur @akin_adesina dans sa la réélection au poste de président de la Banque africaine de développement", a écrit le président sur son compte Twitter. "Nous allons collaborer avec tous les dirigeants et les parties prenantes de la BAD pour nous assurer qu'il soit réélu", a-t-il précisé.

M. Adesina, 60 ans, est sous le feu des critiques après que des dénonciateurs internes à la BAD aient déposé une plainte dans laquelle ils accusent le chef de l’institution panafricaine de plusieurs abus de pouvoir, de népotisme et de mépris envers les normes établies.

Une enquête interne a exonéré M. Adesina en mai, mais le gouvernement des États-Unis, par la voix de son ministre des finances, Steven Mnuchin, a exigé une enquête indépendante. Depuis, des interrogations persistent quant à l’avenir du banquier à la tête de la BAD.

Selon les statuts de l’institution, le chef de la BAD doit être d'origine africaine. Par tradition, il y a généralement une rotation entre les différents groupes régionaux et linguistiques qui composent ce continent à forte diversité.

Les allégations de mauvaise gestion au sein de l'AFDB ne sont pas un phénomène nouveau. Le prédécesseur d'Adesina, le rwandais Donald Kaberuka, avait en son temps également fait l’objet de nombreuses critiques.

L'élection du prochain chef de l'institution est prévue pour le mois d'août. M. Adesina est l'unique candidat.

Fondée en 1964, la BAD compte 80 pays membres, dont 26 en dehors d’Afrique comme les États-Unis. Selon ses règles, les actionnaires africains détiennent en tout temps la majorité des votes.

Majek Fashek, légende nigériane du reggae, est décédé à 57 ans

L'artiste Reggae Majek Fashek en concert. (Courtesy photo)

Ce guitariste et chanteur de reggae africain, né à Benin City, au Nigeria, était plus  connu pour avoir repris Hotel California, la célèbre chanson du groupe The Eagles. Majek était aussi très populaire pour des tubes comme Send Down the Rain et So Long for Too Long.

Son premier album "Spirit of love" en 1993 et le tout dernier "Little Patience" en 2005. Il est décédé dans son sommeil à New York, a déclaré son manager Omenka Uzoma au media.

De son vrai nom Majekodunmi Fasheke, il a également travaillé avec des stars comme Jimmy Cliff, Tracy Chapman et Snoop Dogg.

Il a été attiré par le reggae vers les années 1980 à un moment où la highlife et le juju étaient plus dominants au Nigeria.

L'artiste avait plusieurs fois déclaré que Bob Marley avait une influence majeure dans son style musical et que lui-même ressemblait à la légende jamaïcaine.

Majek Fashek était malade depuis un certain temps mais la cause de sa mort n'est pas encore claire.

Écrivant sur Instagram, M. Uzoma, son manager, a déclaré que c'était "un moment pour nous tous de célébrer ses réalisations, et non de pleurer".

Les Nigérians se mobilisent contre les violences faites aux filles et aux femmes

Des femmes se promèment dans le village de Dapchi, dans l'État de Yobe au Nigeria, le 24 février 2018. (REUTERS/Afolabi Sotunde)

#JusticeForUwa, #JusticeForJennifer, #JusticeForTina: ces hashtags ont été partagés des dizaines de millions de fois sur les réseaux sociaux nigérians, après des plaintes pour viols et meurtres commis contre des filles. 

Dans l'Etat de Kaduna (nord), Jennifer, une adolescente de 18 ans a été violée fin avril par cinq hommes, après s'être faite piéger par ses agresseurs sur Facebook. Dans une vidéo, on voit les proches de la jeune femme tenter de lui faire reprendre connaissance, en lui passant de l'eau sur le visage.

"Les familles des violeurs vont vouloir s'arranger de manière informelle" en payant les parties adverses ou la police, se plaignent-ils. "Ils ne demanderont même pas comment va la fille, tout ce qu'ils voudront c'est que l'affaire ne soit pas rendue publique".

Après le scandale causé par les dizaines de milliers de partages de cette vidéo accompagnée du hashtag #JusticeForJennifer, deux des agresseurs présumés ont été arrêtés "et inculpés pour "conspiration criminelle, intoxication involontaire et viol", rapporte le porte-parole de la police locale Mohammed Jalinge. "Trois autres suspects restent introuvables".

-Les réseaux sociaux, "un outil"-

Depuis la semaine dernière, de nombreuses autres affaires ont éclaté, horrifiant la jeunesse nigériane, engagée, urbaine et connectée.

La jeune Tina E., 16 ans, a été abattue par un policier, lors d'une altercation entre les forces de l'ordre et un chauffeur de bus qui ne respectait pas les heures du couvre-feu imposé à Lagos, la capitale économique.

Le même jour, Vera Uwaila Omozuma (dite Uwa), 22 ans et étudiante en microbiologie dans l'Etat d'Edo, dans le sud du pays, a été retrouvée morte dans une église évangélique après avoir été violée et frappée à mort par ses agresseurs, selon ses proches.

Le mouvement #JusticeForUwa, lancé notamment par une blogeuse de l'Etat d'Edo, a rassemblé des centaines de milliers d'internautes et la police fédérale a promis que les coupables "devraient répondre à la justice".

Le gouverneur Godwin Obaseki, qui a reçu la famille de la victime lundi matin, "a demandé d'être briefé minute par minute sur l'avancement de l'enquête", rapporte son porte-parole Crusoe Osagie.

"Les réseaux sociaux sont un outil pour mettre les institutions, la police, face au mur ou pour reconnecter les leaders de ce pays avec ce qu'il se passe sur le terrain", explique Segun Awosanya, à la tête d'une organisation de la société civile de surveillance des violences policières (Social Intervention Advocacy Foundation, SIAF).

-#NousSommesFatigués-

Le mouvement, d'abord tourné vers la violence faite aux femmes, s'est d'ailleurs vite transformé en contestation générale, porté par les plus grandes célébrités du pays.

"#NousSommesFatigués de ces tueries incessantes, des camions qui se renversent sur les routes et tuent des innocents (...), des petites filles qui se font violer, des jeunes garçons tués par la police, fatigués de voir des diplômés au chômage,...", a écrit la diva de l'Afropop, Tiwa Sawage à ses 4 millions de followers sur Twitter.

Peu après elle, les stars Don Jazzy (4,6 millions d'abonnés), Mr Eazy (1,5 million), ou encore Rema (850.000) lui ont emboité le pas, en partageant le hashtag #WeAreTiredet #JusticeForAll: une première dans le monde de la musique nigériane.

Voir plus

XS
SM
MD
LG