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Libération de l'équipage d'un navire suisse capturé par des pirates au Nigeria


Membres d'un bataillon camerounais d'intervention rapide près de la péninsule de Bakassi, dans l'ouest du Cameroun, près de la frontière nigériane, le 5 mai 2009.

Douze marins d'un navire suisse capturé le mois dernier par des pirates au large du Nigeria ont été libérés, a annoncé dimanche la justice helvétique.

Le Glarus, appartenant à l'armateur suisse, Massoel Shipping, est, lui, toujours aux mains des pirates.

La libération des 12 otages, intervenue vendredi, a été obtenue à l'issue de négociations entre l'armateur et les ravisseurs, a rapporté l'agence de presse ATS.

Le cargo, qui transportait du blé de Lagos à Port Harcourt (sud du Nigeria), avait été attaqué le 22 septembre, à quelque 45 milles au sud-ouest de l'île de Bonny, selon la compagnie basée à Genève.

Après avoir détruit la majeure partie des équipements de communication du navire, les pirates étaient partis en prenant en otages 12 des 19 membres d'équipage.

Les otages - 7 Philippins, un Croate, un Bosnien, un Slovène, un Ukrainien et un Roumain - ont été transférés en Suisse pour y être interrogés, a indiqué le procureur de Bâle.

Cette ville étant le port d'attache des navires de haute mer battant pavillon suisse, c'est le parquet de Bâle qui a ouvert une action en justice.

Selon l'édition dominicale du journal de langue allemande Blick, les pirates appartiendraient au Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND). Ce groupe rebelle se bat pour que la population du delta, région riche en matières premières, reçoive une plus grande part des revenus issus du gaz et du pétrole.

En 2017, sur 16 incidents à travers le monde où des bateaux ont essuyé des coups de feu, sept ont été recensés dans le golfe de Guinée. Dix prises d'otages de 65 membres d'équipages au total ont été perpétrées l'an dernier dans les eaux au large du Nigeria.

Les pirates opérant au large du Nigeria, du Togo ou du Bénin sont généralement bien armés et violents. Ils détournent parfois les navires pendant plusieurs jours, le temps de piller les soutes, et brutalisent les équipages, de moins en moins enclins à naviguer dans ces eaux. D'autres les relâchent après paiement d'une rançon.

Avec AFP

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