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Les tensions commerciales donnent des maux de tête aux grands patrons américains

Le président Donald Trump à Washington, 1er juin 2018.

Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires causent des maux de tête aux grands patrons américains, désormais moins enclins à embaucher et à investir.

L'indice mesurant la confiance des milieux d'affaires a diminué de 7,5 points, à 111,1 points au deuxième trimestre contre 118,6 points au premier, selon les résultats publiés mardi de l'étude trimestrielle réalisée par l'organisation patronale Business Roundtable.

C'est la première fois que ce baromètre recule en près de deux ans, souligne l'organisation, qui attribue ce déclin à "des incertitudes accrues concernant la politique gouvernementale sur le libre-échange".

Larry Kudlow, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, a par exemple indiqué mardi avoir informé le Canada de la volonté de Donald Trump de négocier un accord séparé pour remplacer le traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

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Cette annonce n'est pas de nature à rassurer les chefs d'entreprises, qui ont besoin de certitudes dans leurs arbitrages.

"La politique commerciale n'affecte pas seulement les décisions (des patrons) mais crée également de l'incertitude et l'incertitude n'est bien évidemment pas l'amie de l'économie", a déclaré Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase et président du Business Roundtable, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

"La vitalité actuelle et future de l'économie américaine dépend de négociations productives avec la Chine et d'une modernisation réussie de l'Aléna", insiste pour sa part Joshua Bolten, le directeur général de l'organisation patronale.

Les deux responsables appellent à des mesures commerciales "favorisant la concurrence" qui mettent fin à des incertitudes et "créent davantage d'opportunités pour les salariés et les familles américains".

- "Elle ne nous écoute pas" -

Après avoir salué la réforme fiscale abaissant le taux d'imposition des entreprises ainsi que l'assouplissement de la réglementation dans plusieurs secteurs économiques, les grands patrons ont été particulièrement échaudés par la décision du président Donald Trump d'imposer des droits douaniers supplémentaires de 25% aux importations d'acier et de 10% à celles d'aluminium de l'Union européenne, du Canada et du Mexique.

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D'autant qu'un grand nombre d'entre eux, dont les entreprises sont de gros exportateurs -- Boeing, Caterpillar, Ford entre autres -- ont fait pression sur l'administration et espéraient une pérennisation des exemptions accordées aux alliés historiques de Washington.

"Nous aurions aimé que la Maison Blanche nous écoute (mais) elle ne nous écoute pas", déplore Jamie Dimon, affirmant par exemple que les représentants américains dans les discussions en cours sur l'Aléna réclament des choses auxquelles "s'opposent non seulement les Canadiens et les Mexicains mais également une grande majorité des milieux d'affaires américains".

Ces chefs d'entreprises redoutent l'enlisement dans la renégociation de l'Aléna, craignent un regain des tensions entre Washington et Pekin et s'inquiètent des représailles promises par les pays affectés par les taxes américaines.

Le Mexique, qui a comme le Canada et l'UE porté plainte auprès de l'OMC, a annoncé mardi des taxes douanières supplémentaires d'entre 15 et 25% sur une liste de produits agricoles américains, allant de la viande de porc aux fromages en passant par les pommes et le raisin.

De telles représailles vont peser sur les exportations américaines et entraîner une hausse des prix pour les consommateurs et une augmentation des coûts pour les entreprises, estiment environ 95% des 132 chefs d'entreprises interrogés par Business Roundtable.

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Par conséquent, ils anticipent une baisse de leurs ventes, de 11,6 points comparé au premier trimestre et ont revu à la baisse leurs projets d'embauche qui ont diminué de 3 points comparé au premier trimestre, tandis que les futurs investissements ont chuté de 7,8 points.

Au final, les grands patrons sont gagnés par le pessimisme puisqu'ils ne tablent plus que sur une croissance de 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2018, contre 2,8% au premier trimestre.

L'enquête a été réalisée entre les 7 et 21 mai auprès de 132 grands patrons américains, dont les entreprises emploient ensemble plus de 16 millions de personnes et affichent un chiffre d'affaires cumulé de 7.000 milliards de dollars par an.

Avec AFP

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Accord sur un fonds de 19 millions de dollars pour indemniser des victimes d'Harvey Weinstein

L'actrice Louisette Geiss lors d'une conférence de presse du groupe de femmes "Silence Breakers", qui ont dénoncé le comportement prédateur sexuel du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, à l'hôtel de ville de Los Angeles, le 25 février 2020. (AP Photo/Chris Pizzello)

Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.

Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais.

S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood -qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison- ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre Weinstein, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société.

"Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.

Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus".

Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste".

Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.

Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.

Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.

Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier.

New York revoit le budget de sa police

Des agents de police de New York arrêtent un homme sur une promenade à New York, le 21 juin 202

La ville de New York a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un budget annuel réduisant les fonds alloués à ses services de police, illustration de l'impact des manifestations antiracistes même si la mesure a été critiquée de toutes parts.

Le budget de la première métropole américaine pour l'année fiscale 2021 qui s'ouvre ce 1er juillet rogne les dépenses policières de plus d'un milliard de dollars, par rapport à un budget opérationnel de la police new-yorkaise - la plus importante des Etats-Unis avec quelque 36.000 agents - de quelque 6 milliards, selon le maire de New York Bill de Blasio.

Selon lui, ces coupes répondent aux exigences de réformes des manifestations antiracistes portées par le mouvement #BlackLivesMatter qui ont suivi la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

A New York comme ailleurs, les demandes de transfert des fonds alloués à la police municipale au profit des minorités défavorisées ont été une revendication phare des manifestants.

M. de Blasio souligne avoir renoncé à embaucher 1.100 policiers qui devaient commencer leur formation en juillet. Et assure que son budget répond aux demandes pour plus de justice sociale comme au "désir profond" de sécurité des 8,5 millions de New Yorkais.

Mais les mesures ont été jugées insuffisantes, voire purement cosmétiques, par l'aile gauche du parti démocrate, et ont été critiquées par les républicains qui voient dans une récente augmentation des fusillades à New York la preuve que la police doit être soutenue.

Donald Trump a ainsi accusé dans un tweet mercredi le maire de "neutraliser et mépriser" une police qu'"il déteste".

Le président américain s'en est aussi pris à la décision du maire de placer prochainement un panneau à l'emblème de "Black Lives Matter" devant la tour Trump, sur la 5e Avenue, où habitait le milliardaire jusqu'à son élection.

Après que le maire eut déclaré sur la chaîne MSNBC qu'il voulait ainsi que le président "entende (...) trois mots pour lesquels il n'a jamais montré aucun respect", M. Trump a estimé que la police ne devrait "peut-être" pas laisser apposer "ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise".

Le budget new-yorkais 2021 s'inscrit dans un contexte de coupes budgétaires imposées par la pandémie, avec la crise économique et le manque à gagner fiscal qu'elle a générés.

Il atteint 88,1 milliards de dollars, soit sept milliards de moins qu'une version préliminaire adoptée en février, un mois avant que la pandémie ne mette la capitale économique américaine à l'arrêt.

Le maire explique depuis plusieurs semaines que si le gouvernement fédéral n'accorde pas d'aide substantielle à la ville ou si l'Etat de New York ne l'autorise pas à recourir à l'emprunt, quelque 22.000 postes municipaux devront être supprimés le 1er octobre, affectant tous les services de base.

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Pompeo met les talibans en garde contre des attaques visant des Américains

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Washington, États-Unis, le 24 juin 2020.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a mis les talibans en garde contre des attaques visant des Américains, a annoncé mardi le département d'Etat tandis que l'affaire des primes russes prenait de l'ampleur aux Etats-Unis.

Le secrétaire d'Etat "a eu une vidéoconférence hier avec le numéro deux et négociateur en chef des talibans, le mollah (Abdul Ghani) Baradar, pour discuter de la mise en oeuvre de l'accord entre les Etats-Unis et les talibans", a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus.

M. Pompeo "a clairement fait savoir aux talibans qu'il était attendu d'eux qu'ils respectent leurs engagements, y compris de ne pas attaquer des Américains", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

A Kaboul, les talibans ont annoncé avoir renouvelé leur engagement à respecter l'accord signé fin février avec les Etats-Unis, qui vise au retrait des troupes étrangères d'Afghanistan en échange notamment du démarrage d'un dialogue de paix interafghan, au cours de cet entretien avec M. Pompeo.

Le New York Times, suivi ensuite par le Washington Post et le Wall Street Journal, a rapporté ce week-end que des agents russes avaient distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.

Selon ces journaux, qui s'appuient sur des sources anonymes au sein du renseignement américain, les informations ont été transmises à Donald Trump, et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu'aucune action ne soit engagée.

La Russie et les talibans ont démenti en bloc ces informations.

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