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Wall Street emportée par la chute de grands noms de la tech

Le New York Stock Exchange

Les grands indices de la Bourse de New York étaient touchés de plein fouet lundi par la chute de quelques grandes valeurs du secteur technologique comme Amazon ou Intel et par le regain de craintes sur le commerce mondial.

Vers 18H25 GMT, le Dow Jones Industrial Average cédait 2,82% à 23.422,29 points après avoir perdu un peu plus tôt jusqu'à 3,15%.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 3,30% à 6.830,67 points. Au plus bas de la séance, il affichait un repli de 10,3% depuis son dernier record le 12 mars.

L'indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées à Wall Street, baissait de 2,94% à 2.563,33 points.

Dans le rouge depuis le début de la journée, les indices ont progressivement perdu du terrain alors que s'enfonçaient quelques valeurs fortes du marché.

Le fabricant de puces Intel dégringolait notamment de 7,91% après des informations de presse évoquant la volonté d'Apple de développer ses propres puces.

Le géant du commerce en ligne Amazon perdait de son côté 5,26% après une nouvelle salve de critiques de la part du président américain Donald Trump, qui dénonce ses pratiques fiscales et son usage de la poste américaine.

Comme d'autres entreprises, le groupe continuait aussi à pâtir des secousses du scandale autour de l'utilisation des données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook par la société de conseil britannique Cambridge Analytica, qui a travaillé entre autres pour la campagne électorale de Donald Trump en 2016.

"Toute cette histoire pourrait impliquer des changements importants dans le modèle économique ou la supervision réglementaire des entreprises vivant des données de leurs utilisateurs", a souligné Art Hogan de Wunderlich Securities.

"Ces évolutions pourraient affecter leurs bénéfices et les investisseurs sont en train de recalibrer les valorisations accordées à ces groupes", a-t-il ajouté.

Facebook, qui a déjà perdu près de 14% au cours des deux dernières semaines, cédait encore lundi 2,85%.

Autre valeur en ligne de mire, le constructeur de voitures électriques Tesla. Après avoir déjà perdu plus de 25% depuis son sommet fin février suite à plusieurs déboires, l'entreprise chutait à nouveau lundi de 4,99% alors qu'elle devait présenter dans la journée ses chiffres de production pour le 1er trimestre.

Cette déconfiture "de valeurs enregistrant en général une meilleure performance que le reste du marché est clairement ce qui domine les échanges ce lundi", selon M. Hogan.

Autre zone d'ombre, "les inquiétudes sur le commerce font pression sur le marché des actions après l'annonce par la Chine de l'imposition de nouvelles taxes sur 128 produits américains", ont aussi souligné les analystes de Charles Schwab.

Ces mesures de rétorsion face aux taxes sur les importations d'acier et d'aluminium annoncées par les Etats-Unis début mars alimentent la crainte d'un conflit commercial ouvert entre les deux géants économiques mondiaux.

Les investisseurs étaient aussi troublés par une nouvelle salve de Donald Trump contre le Mexique qui, selon lui, "ne fait rien" pour empêcher les migrants d'Amérique centrale de franchir ses frontières. Le président américain a dans un tweet dimanche menacé de suspendre l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique (Aléna), actuellement en cours de renégociation.

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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