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Un an après son élection, Trump divise toujours dans son camp


Le président Donald Trump, alors candidat, en campagne électorale à Phoenix, Arizona, le 29 octobre 2016.

Depuis l'apparition de Donald Trump dans le camp républicain jusqu'aujourd'hui, les militants et les élus du parti se divisent régulièrement sur sa politique et ses décisions, questionnant l'identité du parti.

Depuis qu'il est président, Donald Trump a attaqué personnellement un sénateur républicain sur cinq selon le comptage de CNN. Au sein du parti, les échanges piquants entre le président et les élus sont hebdomadaires.

Récemment, le sénateur républicain Bob Corker a dénoncé les "contre-vérités" répétées du président américain. Il est même allé jusqu'à assurer qu'il ne le soutiendrait plus dans une élection.

Malgré ses disputes, les républicains espèrent que Donald Trump fera passer des réformes importantes aux yeux des membres du parti, comme la réforme des impôts.

"Trump nous a redonné" la Cour suprême

Matthew Hurtt est un militant d'Arlington, ville de Virginie située en banlieue de Washington. Originaire de Nashville (Tennessee), ce républicain de 30 ans assure à VOA Afrique être satisfait de la politique de Donald Trump, bien qu'il ait soutenu Rand Paul durant les primaires.

Le militant républicain Matthew Hurtt devant le Congrès, à Washington DC, le 30 octobre 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)
Le militant républicain Matthew Hurtt devant le Congrès, à Washington DC, le 30 octobre 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

"Je suis très heureux des personnes qu'il a nommées à la Cour suprême et dans d'autres système judiciaire. Donald Trump nous a redonné cette institution, ce qui aura un impact - au moins - sur les dix prochaines années", confie-t-il.

Du côté de la nomination des secrétaires, il se dit "ravi" de voir Betsy DeVos comme secrétaire à l'Éducation, ou Michael Dourson, nominé à l'United States Environmental Protection Agency (EPA), en charge de l'environnement.

Pourtant, Matthew Hurtt est déçu par la gestion du retrait de l'Obamacare, expliquant que c'est "une opportunité manquée".

"J'ai tous mes espoirs sur la réforme de l'impôt, qui va créer de l'emploi et donner plus de pouvoir d'achat aux familles", explique-t-il, citant les chiffres de Donald Trump qui promet 4.000 dollars de plus sur un salaire annuel.

En ce qui concerne les enquêtes sur la Russie, Matthew Hurtt explique qu' "il y a beaucoup de différents dossiers en mouvement", soulignant que "les faits pointés du doigt sont survenus avant la campagne électorale".

"Retrouver notre identité"

Avec l'arrivée de Donald Trump dans le parti républicain, la politique traditionnelle de droite a été chamboulée. Jerri-Ann Henry, à 34 ans, explique qu'elle est active depuis plus de 20 ans en politique. Une militante de toujours. Mais la manière dont Donald Trump mène son parti la frustre.

"Il n'a pas la mentalité républicaine", lance-t-elle. "Bien sûr, il a fait ce qu'il a promis, mais ce n'est pas l'héritage que je souhaite pour les républicains".

Si elle se dit républicaine, c'est parce qu' "une sécurité nationale forte" est sa priorité, et celle de son parti comme elle l'a connu. "Il met notre pays en danger", assure-t-elle. Tout ce qu'elle espère, c'est que son parti "retrouvera son identité".

Pour elle, les affaires russes montrent bien qu'il n'a pas "un bon jugement" sur ses nominations.

Le président, alors candidat, tient un drapeau LGBT à Greenley, Colorado, le 30 octobre 2016.
Le président, alors candidat, tient un drapeau LGBT à Greenley, Colorado, le 30 octobre 2016.

En tant qu'homosexuelle, Jerri-Ann Henry considère que Donald Trump "a fait pire qu'un républicain classique". "Il a dépassé les limites comme aucun autres", rappelant que Donald Trump a banni les transgenres de l'armée américaine. "Tous ceux qui veulent défendre le pays devraient pouvoir le faire", déclare-t-elle.

Elle se rappelle quand la communauté LGBT pensait que Donald Trump était un sympathisant à ses causes. "Mais ce n'est pas parce que vous avez des amis LGBT que vous êtes favorables à leurs droits", lance-t-elle.

La militante est arrêtée sur le rôle du président des États-Unis : "il devrait protéger tout le monde".

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