Liens d'accessibilité

La première année de la présidence de Donald Trump a été particulièrement turbulente. Si l'économie américaine à toujours le vent en poupe, les controverses restent nombreuses pour le locataire de la Maison Blanche.

L'investiture

Dans son discours d'investiture à Washington, M. Trump a peint un tableau sombre des Etats-Unis, évoquant notamment une mauvaise situation économique et une criminalité galopante avec des rues gangrénées par les gangs. Il accuse aussi les politiques d'être des opportunistes gâtés ayant prospéré au détriment de la population. Il s'engage à mettre un terme à "ce carnage américain".

Dès le lendemain, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer ne pouvait dissimuler sa nervosité devant les journalistes en affirmant --contre toute évidence apportée par les photos aériennes de l'événement-- que les spectateurs présents à l'investiture étaient bien plus nombreux que pour Barack Obama en 2009, et que les médias américains étaient partisans et dans l'erreur.

Avec moins d'une journée d'existence, la présidence Trump avait déjà généré une controverse sur son traitement des faits.

Donald Trump arrive au Capitole pour son investiture, à Washington DC, le 20 janvier 2017.
Donald Trump arrive au Capitole pour son investiture, à Washington DC, le 20 janvier 2017.

La Marche des femmes

Dès l'élection de Trump, des organisations féministes ont décidé de rassembler les femmes américaines sur le National Mall de Washington D.C. pour la défense des droits civiques et contre le président républicain Donald Trump.

Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, plus d'un million à Washington, selon les organisateurs, et des centaines de milliers à New York, Chicago, Boston et dans des dizaines de villes américaines: le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi dans la capitale fédérale.

Décret migratoire, version 1.0

Le 27 janvier, le président signe un décret imposant une interdiction d'entrée sur le territoire à des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, pour 90 jours. La totalité des réfugiés sont eux interdits d'entrée pour 120 jours. Donald Trump affirme alors qu'il s'agit d'éviter l'accueil de terroristes.

Un chaos s'est immédiatement emparé des aéroports aux Etats-Unis avec la détention de passagers dès leur arrivée, et des agents de sécurité aux frontières ne sachant pas comment appliquer cette décision. Des manifestations sont organisées dans tout le pays pour dénoncer une mesure discriminatoire envers les musulmans.

Le décret est rapidement bloqué par des tribunaux. Mais suivent une deuxième version en mars --l'Irak est retiré de la liste-- puis une troisième en septembre. Cette dernière vise également les Nord-Coréens et des membres du gouvernement vénézuélien et devait entrer en vigueur mi-octobre mais elle a également été bloquée en justice.

L'admission des réfugiés va recommencer, a annoncé la Maison Blanche le 24 octobre, à l'exception de ceux venant de onze pays considérés à "haut risque", la plupart à majorité musulmane.

Limogeage

C'est l'un des épisodes les plus retentissants et les plus critiqués: le limogeage surprise le 9 mai du directeur de la police fédérale (FBI) James Comey, qui supervise alors l'enquête sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l'équipe de campagne du milliardaire, pour permettre à ce dernier de battre la candidate démocrate Hillary Clinton.

Le président explique dans un premier temps être insatisfait de la façon dont M. Comey a géré l'enquête sur le serveur privé de messagerie utilisé par Mme Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat de Barack Obama. Mais il reconnait ensuite publiquement avoir eu l'enquête sur la Russie à l'esprit lorsqu'il a renvoyé M. Comey et qu'il avait ainsi allégé la pression sur sa personne.

Ce limogeage a cependant entraîné la nomination par le ministère de la Justice d'un procureur spécial, plus puissant et plus indépendant, pour enquêter sur l'affaire russe, qualifiée continuellement par le président de "Fake news" (Fausses Informations).

Les premières inculpations interviennent le 30 octobre: l'ancien directeur de campagne du milliardaire, Paul Manafort, et un ancien associé sont visés par douze chefs d'accusation. Un ancien conseiller a également plaidé coupable d'avoir menti au FBI sur ses contacts avec des responsables russes.

Au revoir

Le 1er juin, le président climato-sceptique annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le changement climatique.

Il entend ainsi respecter son slogan "l'Amérique d'abord", car il estime que l'accord est mauvais pour les travailleurs et l'économie de son pays, et offre aux autres nations un avantage déloyal.

Le président Donald Trump parle du rôle des États-Unis dans l'accord sur les changements climatiques de Paris, au Jardin des roses de la Maison-Blanche à Washington, 1er juin 2017.
Le président Donald Trump parle du rôle des États-Unis dans l'accord sur les changements climatiques de Paris, au Jardin des roses de la Maison-Blanche à Washington, 1er juin 2017.

Réchauffement avec la Russie

Le 7 juillet dernier, Donald Trump et Vladimir Poutine ont eu un échange "très vigoureux" au sujet des interférences présumées de la Russie dans la campagne présidentielle américaine lors de leur première rencontre en Allemagne, dans le cadre du G20.

Quelques mois auparavant, le 10 mai, Donald Trump avait rencontré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, au lendemain du limogeage controversé du patron du FBI.

Le président Donald Trump salue le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov à la Maison Blanche à Washington, 10 mai 2017.
Le président Donald Trump salue le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov à la Maison Blanche à Washington, 10 mai 2017.

L'administration américaine avait d'ailleurs été furieuse après la publication par le Kremlin de photos gênantes d'une rencontre à huis clos entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Abroger et remplacer, pas vraiment

Tout au long de sa campagne et pendant ses premiers mois de mandat, il a martelé qu'il était nécessaire d'abroger la réforme de l'assurance santé, dite Obamacare, de son prédécesseur. Cette mesure a fourni une couverture à des millions de personnes dans ce pays sans dispositif universel. Pour M. Trump, c'est un "désastre".

Il s'est rapidement rendu compte qu'il devait passer par le Congrès pour concrétiser sa volonté mais il n'est pas parvenu à unir son camp républicain --qui contrôle le Congrès-- derrière plusieurs projets successifs pour abroger ou, au moins, modifier Obamacare.

En attendant, la loi démocrate de 2010 perdure.

La communication : une porte fréquentée

Le ballet est incessant au sein du personnel de la Maison Blanche version Trump, mais personne n'a fait autant de raffut qu'Anthony Scaramucci. Fin juillet, le financier new-yorkais est nommé directeur de la communication, poste qu'il ne va occuper que pendant dix jours.

Exubérant, il fait des vagues dès le premier jour mais ce sont ses critiques publiques et grossières de responsables de la Maison Blanche qui vont lui être fatales. Le tout nouveau secrétaire général John Kelly, général des Marines à la retraite, a été nommé entretemps et apprécie peu "The Mooch", auquel il montre la porte.

Anthony Scaramucci a travaillé 10 jours pour l'administration Trump.
Anthony Scaramucci a travaillé 10 jours pour l'administration Trump.

Attention 'Homme-fusée'

Dans son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, le président américain saisit le monde d'effroi en menaçant de détruire la Corée du Nord si Pyongyang menace Washington ou ses alliés.

Coutumier d'affubler ses adversaires de surnoms peu flatteurs, il qualifie à la tribune onusienne le président nord-coréen Kim Yong-Un d'"Homme-fusée" -il l'avait déjà fait sur Twitter- et estime qu'il est engagé dans une "mission suicide" avec son programme de missiles balistique et nucléaire.

Charlottesville et les suprémacistes blancs

Des violences entre des partisans de l'extrême droite américaine et des contre-manifestants avait fait un mort et une vingtaine de blessés le 11 août 207 à Charlottesville, dans l'État de Virginie.

La réaction du président Donald Trump qui a renvoyé les deux camps dos à dos suscitant une controverse. "Je pense qu'il y a des torts des deux côtés", avait-t-il lancé.

Cet événement violent a entraîne de nombreuses manifestations anti-racisme dans les États-Unis.

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG