Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Le sort du Brexit se joue cette semaine

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à droite, et le Premier ministre britannique Boris Johnson avant une réunion dans un restaurant à Luxembourg, le lundi 16 septembre 2019. (Photo AP / Francisco Seco, Pool)

Le sort du Brexit va se jouer cette semaine, avec d'ultimes et laborieuses tractations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pour tenter de parvenir à un accord de divorce, à 17 jours de la sortie prévue du bloc européen.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson mettra l'accent sur sa volonté de réaliser le Brexit le 31 octobre en présentant lundi son programme de politique nationale lors du traditionnel discours de la reine Elizabeth II, qui marque l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire.

Mais Londres et l'UE se sont montrés prudents dimanche sur leurs chances de divorcer à l'amiable, des négociations intensives à Bruxelles durant le week-end n'ayant pas permis d'enregistrer de percée sur la question clé de la frontière irlandaise après le Brexit.

"Il reste beaucoup de travail à faire" pour sortir de l'impasse, a estimé dimanche Michel Barnier, négociateur de l'UE sur le Brexit.

Constat identique chez Boris Johnson. Il a estimé qu'un accord de Brexit était toujours possible - un scénario qui a sa préférence même s'il est prêt à sortir son pays de l'UE sans accord -, mais qu'il restait toujours "un travail considérable à accomplir pour y parvenir".

- "L'horloge tourne"-

Un diplomate européen a confirmé à l'AFP qu'il n'y avait "pas encore de percée", suggérant que Londres devrait lâcher du lest: "si le gouvernement britannique veut une solution, il doit agir vite. L'horloge tourne".

Des discussions techniques se poursuivront lundi, mais il reste très peu de temps aux deux camps pour réussir.

Les dirigeants européens se réuniront jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles, présenté comme celui de la dernière chance pour éviter une sortie de l'UE sans accord aux conséquences douloureuses, ou un troisième report prolongeant l'incertitude sur le chemin que prendra le Royaume-Uni après 46 ans dans le giron européen.

Dans l'idéal, les 27 voudraient avoir une proposition complète sur laquelle voter d'ici là.

Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre sur la manière d'éviter, après le Brexit, un retour à une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, et d'ainsi préserver la paix sur l'île, qui a connu plusieurs décennies de violences.

Depuis que son plan de Brexit présenté début octobre a été rejeté par les Européens, Boris Johnson a présenté de nouvelles propositions à son homologue irlandais Leo Varadkar jeudi.

Mais peu de détails ont filtré sur la manière concrète dont Londres et Bruxelles comptaient surmonter les points de désaccord persistants, notamment sur la manière d'éviter la mise en place de contrôles douaniers et le droit de regard donné aux autorités nord-irlandaises dans le mécanisme.

Selon des informations de presse, Londres a proposé que l'Irlande du Nord forme une union douanière avec la Grande-Bretagne tout en appartenant à une sorte de zone douanière avec l'UE. Inacceptable pour l'UE comme pour l'allié nord-irlandais du gouvernement minoritaire britannique, le parti unioniste DUP.

- Convaincre le Parlement -

S'il parvient à conclure un accord, Boris Johnson aura encore la lourde tâche de convaincre le Parlement, très divisé sur le Brexit, entre partisans du maintien de liens étroits avec l'UE et zélateurs d'une coupure nette.

Les députés, qui avaient rejeté trois fois l'accord négocié par l'ex-Première ministre Theresa May, siégeront lors d'une séance extraordinaire le 19 octobre, potentiellement décisive pour le Brexit, pour la première fois un samedi depuis la guerre des Malouines en 1982.

"Comparé au Parlement britannique, un sphinx égyptien est un livre ouvert", a commenté le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Faute d'accord d'ici samedi, une loi adoptée en septembre impose à Boris Johnson de demander un report de trois mois. Le dirigeant l'exclut catégoriquement, après déjà deux reports du Brexit depuis qu'il a été voté par référendum en juin 2016. Il n'a cependant jamais dit comment il pourrait s'y soustraire.

Cette demande de report devra être approuvée à l'unanimité des autres Etats membres, une requête qu'il serait judicieux d'accepter si elle était soumise, a estime M. Juncker.

La profondeur de la crise politique est telle au Royaume-Uni que des élections générales anticipes apparaissent inéluctables dans les prochains mois.

Avec AFP

Toutes les actualités

Il y a 60 ans, un putsch de généraux pour l'"Algérie française"

Des femmes et de jeunes enfants agitent un drapeau du FLN le 01 novembre 1961, sur un toit à Alger, pour célébrer le "Jour de l'Indépendance" et le 7e anniversaire de la rébellion algérienne.

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, quatre généraux français opposés à l'indépendance de l'Algérie font sédition et s'emparent d'Alger avec des légionnaires et parachutistes, défiant le général de Gaulle au pouvoir.

Le putsch des généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, André Zeller, en liaison avec le général Raoul Salan qui les rejoint le 23 depuis l'Espagne, sera bref, à peine cinq jours, et il échouera.

L'histoire est en effet en marche: le 16 septembre 1959 de Gaulle a admis le droit des Algériens à l'autodétermination et, le 8 janvier 1961, les Français ont voté à 75% en sa faveur lors d'un référendum ouvrant la voie à l'indépendance du pays colonisé par la France.

Pour une partie des cadres de l'armée française, déjà humiliés par la défaite en Indochine, c'est une trahison insupportable du pouvoir, incarnée par le général de Gaulle devenu président de la République, et qui vient d'évoquer, le 11 avril, un "Etat souverain" en Algérie.

Les quatre putschistes ne seront pas seuls, d'autres généraux au rang moins prestigieux les suivront, mais sans un basculement total de la haute hiérarchie militaire et sans les soldats de l'armée de conscription.

Les séparatistes algériens manifestent avec les drapeaux du FLN le 1er novembre 1961, à Diar el Mahcoul à Alger, pour célébrer le «jour de l'indépendance» et le 7e anniversaire de la rébellion algérienne.
Les séparatistes algériens manifestent avec les drapeaux du FLN le 1er novembre 1961, à Diar el Mahcoul à Alger, pour célébrer le «jour de l'indépendance» et le 7e anniversaire de la rébellion algérienne.

"Garder l'Algérie"

Dans la nuit du 21 au 22 avril, le 1er régiment de parachutistes du commandant de Saint-Marc, cantonné à Zeralda, fait route sur Alger et investit le Palais d'été où siègent la Délégation Générale, les bâtiments officiels, la radio et les centraux téléphoniques et télégraphiques. Le centre d'Alger est quadrillé de chicanes.

Le délégué Général du gouvernement, Jean Morin, et le ministre des Travaux publics, Robert Buron sont arrêtés ainsi que le Général Fernand Gambiez, commandant en chef des troupes en Algérie, qui tentait de regagner son PC.

Le 22 au matin, l'AFP, dont les journalistes à Alger ont au petit jour été empêchés de travailler par les putschistes, annonce l'état de siège, puis, d'après un communiqué diffusé sur Radio Alger, que "l'armée a pris le pouvoir en Algérie et au Sahara".

L'Agence relaie une déclaration du ministère de l'Information : "L'indiscipline de certains chefs et de certaines troupes a abouti ce matin à Alger à placer les pouvoirs civils et militaires dans l'impossibilité d'exercer leur commandement. La situation dans le reste de l'Algérie est calme. Le gouvernement a pris cette nuit les mesures nécessaires, qui seront publiées dans le courant de la journée".

A Alger, le général Challe lance un appel : "L'armée s'est assurée le contrôle du territoire saharo-algérien. L'opération s'est déroulée conformément au plan prévu. Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud, en liaison avec le général Salan, pour tenir notre serment : garder l'Algérie."

Le général Zeller décrète l'état de siège "sur l'étendue des 13 départements français d'Afrique" tandis que le général Pierre-Marie Bigot, commandant la 5e région, se place sous les ordres du général Challe. Dans l'après-midi, Radio-Alger annonce qu'Oran est aux mains des insurgés.

Les troupes de la gendarmerie prenant position devant le bâtiment de la délégation générale toujours occupée par les généraux français EdmondJouhaud, Raoul Salan, Maurice Challe et André Zeller qui ont mené le putsch contre la politique du général Charles
Les troupes de la gendarmerie prenant position devant le bâtiment de la délégation générale toujours occupée par les généraux français EdmondJouhaud, Raoul Salan, Maurice Challe et André Zeller qui ont mené le putsch contre la politique du général Charles

"Un quarteron de généraux"

A Paris, un conseil des ministres exceptionnel proclame l'état d'urgence.

Mais déjà en Algérie les premières défections apparaissent du côté de l'armée. A Mers-el-Kébir, la Marine refuse de suivre la sédition. Les généraux de Pouilly et Gouraud, commandants militaires d'Oranie et du Constantinois, repoussent l'ultimatum des putschistes. Gouraud se ralliera finalement le lendemain.

Le 23 avril à 20H00, Charles de Gaulle, en uniforme, lance sur les ondes sa célèbre condamnation du "pronunciamiento" et moque un "quarteron des généraux en retraite", "groupe d'officiers partisans, ambitieux et fanatiques". "J'interdis à tout Français, et d'abord à tout soldat, d'exécuter aucun de leurs ordres", dit-il, déplorant d'un trois fois Hélas ! que le coup de force émane d'hommes "dont c'était le devoir, l'honneur, la raison d'être, de servir et d'obéir".

Il annonce la mise en œuvre de l'article 16 de la Constitution qui lui donne les pleins pouvoirs.

Michel Debré, Premier ministre, intervient ensuite : "Des avions sont prêts à lancer ou à déposer des parachutistes sur divers aérodromes afin de préparer une prise de pouvoir" (...) "Dès que les sirènes retentiront, allez-y à pied ou en voiture, convaincre des soldats trompés de leur lourde erreur", demande-t-il.

La débandade

Le lendemain, Challe, Salan, Jouhaud, Zeller, les colonels Godard, Argoud, Broizat et Gardes sont destitués par Paris. En Algérie, dans le bled, les appelés multiplient les actes de résistance à la sédition : brouillage des communications, sabotage des véhicules et dépôts d'essence. Les gendarmes reprennent Alger.

Le 25 avril, les légionnaires du 1er REP se réfugient au camp de Zeralda qu'ils quitteront le 27, leur unité étant dissoute. Le gouvernement reprend la radio d'Alger. L'insurrection est terminée.

Deux des putschistes, Maurice Challe puis André Zeller, se constituent prisonniers. Edmond Jouhaud et Raoul Salan passent à la clandestinité pour prendre la tête de l'Organisation armée secrète (OAS).

Challe et Zeller seront condamnés à 15 années de détention. Jouhaud et Salan, condamnés à mort par contumace, verront leur peine commuée en détention à vie en 1962 par le général de Gaulle. Ils seront tous amnistiés en 1968, six ans après l'indépendance de l'Algérie.

Les grands clubs dynamitent le foot européen avec une "Super League"

La coupe de l'UEFA, le 14 décembre 2020.

Le football européen proche de l'implosion: douze grands clubs ont lancé lundi leur "Super League", une compétition privée vouée à supplanter la Ligue des champions, déclaration de guerre à laquelle l'UEFA a promis de répliquer en excluant les équipes dissidentes et leurs joueurs.

C'est un séisme sans précédent en près de 70 ans de compétitions européennes: après des décennies à agiter le spectre d'un schisme, les cadors du continent ont fini par franchir le pas avec à leur tête le Real Madrid, le FC Barcelone, Liverpool ou Manchester United, tous multiples vainqueurs de la C1 et marques d'envergure planétaire.

Et pour la presse européenne, la guerre dans le football européen est déclarée: "la guerre des riches", titre le quotidien sportif français L'Equipe, "c'est la guerre", insiste le tabloïd britannique Daily Express, tandis qu'en Espagne, AS parle d'"une bombe dans le football européen".

Ebranlé par la pandémie de Covid-19, le sport roi en Europe voit en effet son avenir s'inscrire en pointillé avec une remise en cause de l'actuel système pyramidal de redistribution des ressources télévisuelles entre la C1, compétition phare, et les championnats nationaux.

Les clubs rebelles prétendent instaurer un controversé système de ligue quasi fermée comparable aux championnats nord-américains de basket (NBA) ou de football américain (NFL), une perspective "désapprouvée" lundi par la Fifa.

"Douze des clubs européens les plus importants annoncent avoir conclu un accord pour la création d'une nouvelle compétition, 'The Super League', gouvernée par ses clubs fondateurs. AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham se sont unis en tant que clubs fondateurs", peut-on lire dans un communiqué transmis à l'AFP et également diffusé par les sites internet de plusieurs clubs concernés.

"La saison inaugurale (...) démarrera aussitôt que possible", poursuit le texte, sans fixer de calendrier précis.

"Ressources supplémentaires"

Selon une source ayant connaissance des tractations, le Bayern Munich et le Paris SG ont été approchés. Mais les deux finalistes de la dernière C1 n'ont pas donné suite, ce qui a conduit l'UEFA à remercier publiquement "les clubs allemands et français" pour leur loyalisme.

La nouvelle compétition, selon ses promoteurs, est vouée à "générer des ressources supplémentaires pour toute la pyramide du football".

"En contrepartie de leur engagement, les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l'ordre de 3,5 milliards d'euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et compenser l'impact de la crise du Covid-19", poursuivent les organisateurs, qui promettent aussi une "Super League" féminine.

Si ce chiffre est confirmé, il suppose des revenus bien supérieurs à ceux obtenus par l'UEFA pour l'ensemble de ses compétitions de clubs (Ligue des champions, Ligue Europa et Supercoupe d'Europe), qui avaient généré 3,2 milliards d'euros de recettes TV en 2018-2019, avant une pandémie qui a fortement plombé le marché européen des droits sportifs.

Selon ses promoteurs, la "Super League" fonctionnerait sous la forme d'une saison régulière opposant 20 clubs, quinze d'entre eux ("les clubs fondateurs", les 12 cités et trois supplémentaires restant à déterminer) étant qualifiés d'office chaque année et les cinq autres choisis "à travers un système basé sur leur performance de la saison précédente".

Au terme de cette première phase débutant au mois d'août, des play-offs seraient organisés jusqu'en mai pour décerner le trophée.

Les matches se tiendraient en principe en milieu de semaine, entrant en concurrence directe avec les cases réservées pour la Ligue des champions, mais pas avec les championnats nationaux traditionnellement organisés le week-end.

Menace d'exclusion

Reste à savoir quelles réponses l'UEFA, vent debout, et la Fifa, moins en pointe sur le sujet, apporteront à cette tentative de sécession, comparable à celle qu'a connu le basketball européen, entre Euroligue et Ligue des champions de basket (Fiba).

La Fifa "ne peut que désapprouver une Ligue européenne fermée et dissidente", a réagi la fédération internationale lundi, invitant toutes les parties à "un dialogue calme, constructif et équilibré" sur le sujet.

L'UEFA, dans un communiqué co-signé par plusieurs championnats nationaux, avait prévenu dès dimanche que tout club dissident serait exclu des compétitions nationales et internationales, et que leurs joueurs ne pourraient plus jouer en équipe nationale, par exemple à l'Euro ou à la Coupe du monde.

Sollicitée par l'AFP lundi matin, l'UEFA a indiqué qu'il n'y aurait "pas de communication prévue avant la conférence de presse", toujours attendue en début d'après-midi à l'issue de son comité exécutif qui débute à 9 heures (7 heures GMT).

Il faudra voir si sa menace est conforme au droit européen de la concurrence, ce qui laisse présager une éventuelle bataille juridique.

Lundi matin, un haut responsable européen, Margaritis Schinas, commissaire en charge de la Promotion du Mode de vie européen (Culture, Education) a jugé la "Super League" contraire aux valeurs européennes de "diversité" et d'"inclusion".

Le lancement de cette "Super League" intervient en tout cas alors que l'UEFA doit entériner une refonte de sa Ligue des champions à l'horizon 2024.

Initialement, le Comité exécutif de l'instance dirigeante du football européen aurait dû adopter sans trop de heurts cette réforme, tout en finalisant la cartographie des villes hôtes de l'Euro cet été. Mais la fronde des grands clubs brouille les cartes.

En attendant, les prises de positions anti-"Super League" se sont multipliées dimanche, parmi les représentants de supporters mais aussi chez les dirigeants politiques, de l'Elysée en France au Premier ministre Boris Johnson au Royaume-Uni.

La présidence française a ainsi fustigé un projet "menaçant le principe de solidarité et le mérite sportif" et la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu a dénoncé un "club VIP de quelques puissants".

Avec son langage toujours imagé, Piers Morgan, présentateur TV controversé en Grand-Bretagne et supporter acharné d'Arsenal, a prévenu les dirigeants du club londonien que s'ils participaient à cette "honteuse, arrongante, élitiste et absurde Super League", ils pourraient "se mettre ses quatre abonnements à l'année dans leur Arsenal", jeu de mots avec le mot fesses en anglais.

Le coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde

Des employés municipaux portent le cercueil d'une victime du coronavirus dans une zone d'enterrement fournie par le gouvernement à Bogor, en Indonésie, le 26 janvier 2021.

Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP samedi, et la course à l'immunisation se poursuit.

Au total, 3.000.955 morts du Covid-19 ont été officiellement recensés, selon ce comptage réalisé à 10h00 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé, soit déjà bien plus que la plupart des épidémies virales des XXe et XXIe siècles, aux exceptions notables de la terrible "grippe espagnole" et du sida.

Après une légère accalmie en mars, le nombre de décès quotidiens est de nouveau en hausse, avec en moyenne plus de 12.000 morts par jour la semaine passée dans le monde, approchant des 14.500 décès quotidiens recensés fin janvier, au plus haut de l’épidémie.

Plus de 139 millions de cas de contaminations ont, eux, été recensés, dont environ 730.000 par jour actuellement, un chiffre également en hausse constante depuis fin février. Sur la seule journée de vendredi, plus de 829.000 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde, quelque 3.000 décès sont annoncés chaque jour. Ce chiffre a plus que doublé depuis la mi-février.

La hausse des décès est également extrêmement rapide en Inde, confrontée à une troisième vague virulente. Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés dans ce pays, soit neuf fois plus que début mars.

L'effort de l'Inde pour vacciner ses 1,3 milliard d'habitants fait face à des obstacles, avec seulement 117 millions de vaccins administrés jusqu'à présent et des stocks en baisse, selon certaines autorités locales.

La course à la vaccination, très inégale selon les pays, a atteint au niveau mondial près de 863 millions de doses injectées selon un bilan établi vendredi par l'AFP.

Principale arme contre la pandémie, elle pâtit des déboires des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca et se voit rattrapée par la multiplication de variants plus contagieux qui deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination, le Chili a publié une étude indiquant que le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès.

Confinement de week-end à Delhi

En Inde, un confinement du week-end est entré en vigueur samedi à New Delhi. La capitale a ordonné la fermeture de tous les services non essentiels. Les sites historiques étaient déserts samedi, les restaurants, les centres commerciaux et les salles de sport fermés et les rues vides.

L'Etat du Maharashtra, qui comprend Bombay, celui du Gujarat et celui du Karnataka, où se trouve le centre informatique de Bangalore, ont également imposé des restrictions de circulation.

L'État d'Uttar Pradesh, qui compte quelque 240 millions d'habitants, a ordonné un confinement d'une journée dimanche.

De même, l'État de l'Uttarakhand (nord) a limité les rassemblements à 200 personnes, mais a exempté l'immense festival hindou Kumbh Mela, qui se déroule depuis janvier, et a attiré 25 millions de personnes sans masques ni distanciation dont 4,6 millions cette semaine.

En Thaïlande, où l'épidémie flambe, de nouvelles restrictions seront imposées à partir de dimanche, notamment l'interdiction de la vente d'alcool dans les restaurants et les bars à Bangkok, épicentre de la troisième vague de Covid-19.

Les lieux de divertissement seront quant à eux fermés dans tout le pays pendant deux semaines.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions pour les déplacements entre provinces juste avant les festivités de Songkran cette semaine, marquant le Nouvel An thaïlandais, période pendant laquelle les départs en vacances sont habituellement nombreux.

Au cours des dix derniers jours, le nombre total d'infections est passé de 29.900 à plus de 40.500 en Thaïlande.

Prolongation de quarantaine en Espagne

En Europe, la valse-hésitation entre restrictions supplémentaires pour freiner la propagation et assouplissements pour soutenir l'économie et calmer le mécontentement bat son plein.

L'Espagne a prolongé samedi jusqu'à début mai l'obligation de se placer en quarantaine pour tous les passagers arrivant sur son territoire depuis douze pays - Brésil, Pérou, Colombie et neuf pays africains - en raison des craintes liées aux variants du coronavirus.

Plusieurs pays ont, eux, annoncé des assouplissements.

Le Danemark va ainsi accélérer sa réouverture dès le 21 avril, avec des spectateurs dans les stades et des clients au restaurant.

L'Italie devrait amorcer la réouverture des restaurants et des établissements scolaires à partir du lundi 26 avril.

En France, "c'est autour de la mi-mai que pourront démarrer les réouvertures", a affirmé le porte-parole du gouvernement, en rappelant qu'il s'agissait de rouvrir "certaines terrasses et certains lieux de culture".

Le gouvernement avance cependant à pas prudents, face à une épidémie qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé.

Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a, lui, annoncé vendredi la réouverture des commerces et l'autorisation des cultes religieux présentiels à partir de dimanche, même si le nombre de décès quotidiens du Covid-19 reste très élevé dans tout le pays.

La Russie expulse une dizaine de diplomates américains par réciprocité

Le président russe Vladimir Poutine (à dr.), accompagné du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à Sotchi, en Russie, le 14 mai 2019.

Dix diplomates américains devront quitter la Russie en réponse à l'expulsion de diplomates russes par Washington, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

En outre, selon un communiqué de Moscou, d'autres officiels sont américains sont désormais interdits d'entrée en Russie.

Parmi les autres personnes visées par une interdiction d'entrée figurent le directeur du Bureau fédéral des prisons, Michael Carvajal, la directrice du Conseil de politique intérieure, Susan Rice, l'ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, et l'ancien chef de la CIA, Robert James Woolsey.

Selon la chaîne RT, le gouvernement russe n'a pas épuisé toutes ses possibilités de représailles. En effet, explique le média, Moscou se réserve le droit de forcer les Etats-Unis à réduire le nombre de leurs effectifs sur le sol russe à 350 (ce qui correspond au nombre d'agents russes aux Etats-Unis). Or ces effectifs se situent actuellement à au moins 400 personnes, selon Moscou.

La Russie se réserve aussi le droit d'imposer des restrictions aux entreprises américaines présentes sur son territoire, précise le média.

La Ligue de diamant débutera à Gateshead, et non plus à Rabat

Eliud Kipchoge et autres athlètes lors du marathon de Londres, Angleterre, le 4 octobre 2020.

La Ligue de diamant, rendez-vous majeur de l'athlétisme mondial, débutera cette saison toujours le 23 mai mais à Gateshead, dans le nord de l'Angleterre, et non plus à Rabat au Maroc, en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi la Fédération internationale d'athlétisme.

"La saison devait initialement débuter par la réunion internationale Mohammed VI dans la capitale marocaine, mais ce meeting a été annulé en raison des restrictions liées au coronavirus", a expliqué World Athletics dans son communiqué.

World Athletics a procédé à d'autres changements au calendrier de la Ligue de diamant 2021 avec la relocalisation de l'étape italienne de Rome à Florence et son report de six jours, au 10 juin, et la reprogrammation de la manche norvégienne d'Oslo au 1er juillet.

Le Stade olympique de Rome sera utilisé cette année pour l'Euro de football, tandis que les autorités norvégiennes ont suspendu les événements sportifs et culturels dans le cadre de la lutte contre le coronavirus jusqu'à mi-juin.

"Nous travaillons tous d'arrache pied dans un contexte extraordinairement difficile et changeant rapidement, pour organiser des meetings pour nos sportifs, plutôt que de les annuler", a expliqué Sebastian Coe, le patron de World Athletics.

Sept étapes, avec cinq en Europe, sont programmées avant les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août).

La Ligue de diamant fera après Tokyo notamment étape à Eugene, aux Etats-Unis, où auront lieu les Championnats du monde 2022, et se terminera avec des finales programmées les 8 et 9 septembre à Zürich, en Suisse.

Le calendrier de la Ligue de diamant 2021:

23 mai, Gateshead (GBR)

28 mai, Doha (QAT)

10 juin, Florence (ITA)

1er juillet, Oslo

4 juillet, Stockholm

9 juillet, Monaco

13 juillet, Londres

14 août, Shanghaï (CHN)

21 août, Eugene (USA)

22 août, étape en Chine encore à définir

26 août, Lausanne (SUI)

28 août, Paris

3 septembre, Bruxelles

8-9 septembre, Zürich (SUI)

Voir plus

XS
SM
MD
LG