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Brexit : Johnson exclut de nouveau un report, Macron propose un bilan en fin de semaine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, à Downing Street à Londres le 19 septembre 2019. (Photo de HENRY NICHOLLS / POOL / AFP)

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a de nouveau exclu dimanche un report du Brexit, prévu le 31 octobre, lors d'un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron Paris, qui lui a proposé un bilan "en fin de semaine prochaine" sur la faisabilité d'un accord.

"L'UE ne devrait pas être persuadée, à tort, que le Royaume-Uni pourrait rester dans l'UE après le 31 octobre", a affirmé M. Johnson, dont les propos ont été rapportés par un porte-parole de Downing Street.

Il s'agit de la "dernière opportunité de parvenir à un accord - ce que souhaite chacune des parties - afin que nous puissions aller de l'avant et construire un nouveau partenariat entre le Royaume-Uni et l'UE", a-t-il insisté. "Mais pour que cela soit possible, l'UE doit faire les mêmes compromis que le Royaume-Uni a fait ces dernières semaines et mois".

M. Macron lui a de son côté déclaré que "la négociation devait se poursuivre rapidement dans les prochains jours avec l'équipe de Michel Barnier (le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, ndlr), afin d'évaluer en fin de semaine prochaine si un accord est possible", selon l'Elysée.

Dimanche, le ministre du Brexit Steve Barclay a exprimé le souhait d'"entrer dans des négociations intensives pour clarifier l'accord". "Il est temps pour la Commission (européenne) de montrer une disposition au compromis", a estimé une source au sein de Downing Street.

Le plan présenté mercredi par Boris Johnson a été accueilli avec scepticisme à Bruxelles, qui y voit plusieurs points "problématiques". M. Johnson s'attache donc à tenter de convaincre les dirigeants européens : outre M. Macron, il s'est entretenu ce week-end avec ses homologues finlandais, néerlandais et portugais, et poursuivra ses discussions, tandis que son ministre du Brexit continuera de sillonner les capitales européennes jusqu'à mardi.

Le projet de M. Johnson vise à mettre fin au casse-tête de la frontière irlandaise, en évitant le retour de contrôles entre la république d'Irlande, membre de l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord, qui quittera l'UE comme le reste du Royaume-Uni.

-"Flexibilité" et "créativité" -

Mais les Européens estiment que ce projet doit être retravaillé. Si Londres ne "revient pas avec de nouvelles propositions sur deux problèmes graves que nous leur avons signalés, je ne vois pas comment nous pourrions avancer", a averti samedi M. Barnier.

Ces problèmes sont le retour de contrôles douaniers entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, et le droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

Le ministre du Brexit s'est montré ouvert à un compromis sur la question du consentement de l'Irlande du Nord: "Dans le cadre des négociations intensives des prochains jours, nous pouvons voir cela et en discuter".

Quant au deuxième problème - la complexité des propositions britanniques pour éviter le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord - "nous pouvons bien sûr entrer dans les détails de leur fonctionnement opérationnel", a-t-il affirmé, exhortant en même temps l'UE à faire preuve de "flexibilité" et "créativité".

Un message faisant écho à celui de Boris Johnson dans une lettre publiée par le Sunday Express et le Sun on Sunday, deux journaux pro-Brexit : "Je dis à nos amis européens: saisissez l'opportunité offerte par nos nouvelles propositions. Rejoignez-nous à la table des négociations dans un esprit de compromis et de coopération".

- "Plus de report" -

A 25 jours de la date prévue, M. Johnson ne cesse de répéter qu'il n'y aura "plus de report" du Brexit, déjà retardé deux fois. Une loi adoptée par le Parlement le contraint pourtant à repousser la date de divorce s'il n'y a pas d'accord au sommet européen des 17 et 18 octobre, afin d'éviter un "no deal" aux conséquences économiques et sociales potentiellement désastreuses.

Mais, déterminé à faire sortir son pays "coûte que coûte" le 31 octobre, Boris Johnson pourrait ignorer cette loi, mettant alors la reine Elizabeth au défi de le limoger, selon le Sunday Times.

Autre carte qu'il pourrait jouer: le veto d'un pays de l'UE au report, qui doit être approuvé à l'unanimité des Etats membres. Le Telegraph a évoqué samedi la possibilité que la Hongrie de Viktor Orban vienne au secours de M. Johnson.

"Jusqu'à présent, il n'y a pas de demande de report, aussi n'y a-t-il pas matière à spéculations", a déclaré à l'AFP une source au ministère hongrois des Affaires étrangères.

S'il était finalement forcé de repousser le Brexit, Boris Johnson pourrait se montrer le moins accommodant possible, en "sabotant" les projets de l'Union européenne, par exemple en mettant son veto au budget de l'UE, selon le Sunday Telegraph, qui s'appuie sur des sources gouvernementales.

Avec AFP

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Une dizaine de morts suite à une fusillade dans une école en Russie

Le personnel d'urgence se déploie à l'école numéro 175 après une fusillade à Kazan, en Russie, le 11 mai 2021.

Au moins 11 personnes ont été tuées mardi et de nombreuses autres blessées après que des coups de feu ont éclaté dans une école de la ville de Kazan, en Russie, selon l'agence de presse RIA, qui cite le ministère des services d'urgence.

D’après RIA, un suspect de 19 ans a été arrêté. Le motif de l'attaque n'a pas été précisé dans l'immédiat.

Qualifiant l'attaque de grande tragédie pour l'ensemble du pays, Rustam Minnikhanov, leader de la région du Tatarstan, a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un d'autre était impliqué.

"Nous avons perdu sept enfants... quatre garçons et trois filles. Et 16 personnes, 12 enfants et quatre adultes, sont hospitalisées", a déclaré M. Minnikhanov à la télévision d'État.

"Le terroriste a été arrêté. C'est un jeune de 19 ans qui était officiellement enregistré comme propriétaire d'armes à feu", a-t-il précisé.

Kazan est la capitale de la région à majorité musulmane du Tatarstan, située à environ 725 km à l'est de Moscou.

Les fusillades dans les écoles sont rares en Russie. L'une des dernières fusillades majeures de ce type a eu lieu en Crimée annexée par la Russie en 2018, lorsqu'un étudiant d'un collège a tué 19 personnes avant de retourner son arme contre lui-même.

Fêtes "à la Ibiza" près de Paris: prison avec sursis pour le fils du président du Liberia

Le président du Liberia, George Weah (à dr.), avec son fils Junior, au vélodrome de Marseille, le 11 juin 2005.

George Weah Junior, fils du président du Liberia, a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Versailles pour avoir organisé de nombreuses fêtes ayant troublé la tranquillité de ses voisins à Saint-Germain-en-Laye, dans la banlieue ouest de Paris.

Lors de l'audience vendredi, le tribunal correctionnel a aussi demandé à George Weah Junior, 33 ans, de verser plus de 20.000 euros au total aux voisins victimes pour couvrir leurs dommages et intérêts et leurs frais de justice.

A la barre, le fils de l'ex-star du PSG et président libérien George Weah avait "reconnu les faits matériels mais sans intention de nuire", a précisé le parquet de Versailles.

Me Matthieu Boccon-Gibod, avocat de George Weah Junior, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

La peine d'emprisonnement prononcée est deux fois plus lourde que les réquisitions du parquet, qui avait demandé trois mois d'emprisonnement avec sursis.

"C'est une peine justifiée, qui a valeur d'exemple", a déclaré à l'AFP Ludovic Tardivel, avocat d'un des couples de voisins. "Mes clients ont subi pendant plus de deux ans des soirées de boîtes de nuit, 'à la Ibiza'... On ne parle pas de petites fêtes entre amis", a-t-il assuré.

"C'était une situation invivable, dans laquelle il n'était pas possible de dormir paisiblement, de travailler tranquillement chez soi", a abondé auprès de l'AFP Me Sophia Nizard, précisant que ce manque de repos, pendant près de deux ans, avait eu "impact important sur la santé" d'un de ses clients.

Les soirées étaient organisées au domicile du fils du président libérien. Selon les conseils des victimes, elles avaient commencé en décembre 2018 et ont duré jusqu'à l'interpellation en février dernier de George Weah Junior.

Ce dernier s'était alors excusé dans une interview au Parisien, publiée le 4 février, en soulignant toutefois que la situation de couvre-feu, instaurée par le gouvernement pour tenter d'endiguer la pandémie de Covid-19, était "très compliquée à vivre". "Mon père est très fâché", avait-il ajouté.

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