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États-Unis

Le rappeur Jay-Z se lance dans le commerce du cannabis en Californie

Jay-Z à Los Angeles le 19 novembre 2018.

Jay-Z, avant de devenir un rappeur riche et célèbre, a vendu de la drogue à New York. Ironie du sort : l'artiste et homme d'affaires américain se lance aujourd'hui dans le commerce du cannabis en Californie, où son usage récréatif est légal.

Shawn Carter, de son vrai nom, a été nommé stratégiste en chef de Caliva, l'une des principales entreprises du secteur dans cet Etat de l'Ouest américain.

"Il jouera un rôle essentiel dans l'orientation des tendances créatives, de la diffusion et de la stratégie de la marque", indique Caliva dans un communiqué publié mardi sur son site internet.

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Le mari de la popstar Beyoncé contribuera également à travers ce poste à encourager la réinsertion d'anciens détenus, "dont beaucoup sont privés des bénéfices financiers de la légalisation", note l'entreprise de 600 salariés.

Pointant le "potentiel de l'industrie du cannabis", Jay-Z, cité dans le communiqué, dit vouloir "créer quelque chose de formidable, s'amuser en le faisant, faire le bien et accompagner des gens".

Le rappeur de 49 ans, qui était dealer lors de ses jeunes années à Brooklyn, est engagé auprès de l'ONG Reform Alliance militant pour une réforme du système pénal américain.


Selon un récent article du magazine spécialisé Forbes, il est devenu le premier milliardaire du milieu du rap, grâce notamment à ses investissements dans le champagne Armand de Brignac et le cognac D'Ussé.

Le PDG de Caliva, Dennis O'Malley, a estimé sur la chaîne CNN que cette collaboration avec Jay-Z, 49 ans, ouvrait la porte à "d'importants changements pour l'industrie en matière de visibilité".

D'autres célébrités américaines, comme le rappeur Snoop Dogg, grand amateur d'herbe, l'actrice Whoopi Goldberg, le chanteur country Willie Nelson et la présentatrice Martha Stewart, ont associé leur nom à l'industrie florissante du cannabis.

Son usage récréatif est légal depuis le 1er janvier 2018 en Californie, l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis.

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Affaire ukrainienne: le secrétaire général de la Maison Blanche avoue, avant de clarifier ses propos

Le secrétaire général par intérim de la Maison-Blanche, Mick Mulvaneyà Washington, États-Unis, le 17 octobre 2019.

Le secrétaire général de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, a surpris jeudi, en admettant que le président Donald Trump avait gelé les 400 millions de dollars d’aide militaire, dont avait désespérément besoin l’Ukraine, pour forcer Kiev à enquêter sur les démocrates et la présidentielle de 2016. 

M. Trump a passé des semaines à démentir l’existence d’un tel lien entre les 2 questions. M. Mulvaney a cependant publié un communiqué, tentant de clarifier ses propos : « Les seules raisons pour le gel des fonds, a-t-il expliqué, c’étaient des soucis liés au manque de soutiens (à l’Ukraine) de la part des autres pays, ainsi qu’à la corruption » …La presse aurait délibérément déformé ses propos au profit de la « chasse aux sorcières » contre le président Trump, en parlant de "quid pro quo" ou contrepartie dans cette affaire d'aide, selon M. Mulvaney.

Trump annonce le départ de son ministre de l'Energie Rick Perry

Le Secrétaire américain à l’énergie, Rick Perry

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi le départ prochain de son ministre de l'Energie Rick Perry, en expliquant simplement qu'il "était temps", avant d'annoncer lui avoir déjà trouvé un successeur.

"Rick a fait un travail fantastique à l'Energie mais il était temps, trois ans c'est long", a déclaré Donald Trump lors d'une visite dans le Texas. "Nous avons son successeur, je l'annoncerai très prochainement", a-t-il poursuivi.

Rick Perry, 69 ans, quittera ses fonctions "vers la fin de l'année", a indiqué Donald Trump en affirmant qu'il parlait avec son ministre de son projet de départ "depuis six mois".

"D'ailleurs je pensais qu'il partirait un peu plus tôt. Mais il a de très gros projets. Il va avoir beaucoup de succès", a-t-il ajouté.

Le président américain a précisé qu'il avait au départ prévu de l'annoncer lors d'un meeting de campagne prévu jeudi soir dans le Texas, Etat d'où est originaire Rick Perry.

Des parlementaires démocrates avaient exigé le 10 octobre que le ministre leur fournisse des documents dans le cadre de l'enquête ouverte en vue d'une mise en accusation ("impeachment" en anglais) de Donald Trump. Avant même cette requête, des rumeurs circulaient sur son départ prochain.

Il les avait balayées le 7 octobre lors d'un voyage à Vilnius, en Lituanie: "Depuis au moins neuf mois ils écrivent cette histoire selon laquelle je quitte le ministère de l'Energie. Un jour, ils réussiront probablement. Mais ce n'est pas pour aujourd'hui, ce n'est pas pour demain, ce n'est pas pour le mois prochain", avait-il déclaré.

Depuis, Rick Perry a été sommé par les démocrates de leur remettre des documents d'ici ce vendredi.

Au coeur de leurs investigations: un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Le locataire de la Maison Blanche avait à cette occasion demandé à son homologue d'enquêter sur le fils du démocrate Joe Biden, qui pourrait l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

"Des articles récents ont suscité des interrogations sur le rôle que vous auriez pu jouer pour transmettre ou renforcer le message sans nuance du président à son homologue ukrainien", avaient écrit les démocrates le 10 octobre.

Ils évoquaient également des soupçons de "pressions" exercées par Rick Perry pour faire entrer dans la structure de direction d'une compagnie publique d'énergie ukrainienne de personnes liées à l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

Ils citaient d'autre part un article affirmant que M. Perry aurait encouragé M. Trump à appeler M. Zelensky, en soulignant que le ministre s'était rendu à la cérémonie d'investiture du président ukrainien en mai 2019.

Ancien gouverneur du Texas et candidat malheureux à la primaire des républicains en 2012 et en 2016, Rick Perry avait, en 2011, affirmé vouloir supprimer le ministère... de l'Energie.

En 2015, il avait traité Donald Trump de "cancer pour le conservatisme".

Avec AFP

Trump choisit son golf pour accueillir le G7, tollé à Washington

Le Trump National Doral Club, à Miami, en Floride.

Donald Trump l'avait laissé entendre, la Maison Blanche l'a confirmé: le prochain sommet du G7, prévu aux Etats-Unis, aura lieu dans un des clubs de golf du président américain, en Floride.

Le Trump National Doral Club, à Miami, accueillera donc, du 10 au 12 juin 2020, ce grand rendez-vous annuel qui rassemble les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète.

"Nous sommes absolument convaincus que c'est le meilleur endroit pour l'organiser", a affirmé jeudi Mick Mulvaney, chef de cabinet de la Maison Blanche, au risque d'alimenter les accusations - déjà nourries - sur de possibles conflits d'intérêts de l'ancien magnat de l'immobilier.

L'annonce a suscité de très vives réactions à Washington, parmi les élus comme dans la société civile.

Jerry Nadler, président démocrate de la commission judiciaire à la Chambre des représentants a fait part de son indignation, voyant dans cette décision "un exemples éhonté de la corruption du président".

"C'est à peine croyable", a réagi l'ONG Citizens for Responsibility and Ethics, qui se concentre sur les conflits d'intérêts dans la classe politique américaine. "Il n'y a plus aucun doute: le gouvernement américain est utilisé comme une filiale de relations publiques et de marketing de la Trump Organization."

Face à l'avalanche de questions suscitées par ce choix surprenant, M. Mulvaney a assuré qu'il était le résultat d'un processus rigoureux et que 12 sites différents avaient été considérés.

"Il y aura toujours des gens qui n'accepteront pas l'idée que cela se passe dans une propriété Trump. Nous en sommes conscients, mais nous irons là-bas malgré tout", a-t-il martelé lors d'un point presse.

Comment cette décision a-t-elle été prise?

"Nous avons utilisé les mêmes critères que ceux utilisés par les précédentes administrations (pour l'organisation de sommets)", a-t-il assuré, sans élaborer.

Est-il prêt, dans un souci de transparence, à rendre publics les documents ayant permis d'aboutir à ce choix ?

"Absolument pas."

N'est-ce pas un moyen éhonté de faire de la publicité pour la marque Trump ?

"J'ai déjà entendu ça...Je vous demande simplement de prendre en compte le fait que la marque Donald Trump est déjà suffisamment forte comme ça".

N'y avait-il pas, à travers les Etats-Unis, d'autres lieux susceptibles d'accueillir un tel sommet ?

"Ce n'est pas le seul endroit possible, mais c'est le meilleur endroit."

Le dernier G7 organisé aux Etats-Unis, en 2012 sous la présidence de Barack Obama, avait eu lieu à Camp David, résidence gouvernementale située dans le Maryland.

- "Juste à côté de l'aéroport" -

A l'occasion du dernier sommet du G7, organisé cet été par la France à Biarritz, Donald Trump avait lui-même défendu sans complexe ce scénario inédit.

"C'est un endroit formidable!", avait-il expliqué.

"Il a une superficie considérable, plusieurs centaines d'hectares, donc nous pouvons gérer tout événement sur place (...) Il se trouve juste à côté de l'aéroport"

Le président américain avait, à cette occasion, balayé d'un revers de manches les questions juridiques ou éthiques.

"Je ne vais pas en tirer d'argent du tout", avait-il assuré. "Je m'en fiche de faire de l'argent."

"Cela me coûtera probablement quelque chose comme entre trois et cinq milliards de dollars d'être président", avait-il renchéri, sans la moindre explication sur les éléments qui lui auraient permis d'arriver à ce chiffre.

Au-delà du choix de l'hôtel, le chef de cabinet de la Maison Blanche ne s'est pas attardé sur les priorités qui seraient mises en avant par les Etats-Unis lors de cette rencontre.

"Le changement climatique ne sera pas au programme", a-t-il simplement lâché, sûr de son fait, en réponse à une question sur ce thème.

Donald Trump est le seul dirigeant de la planète à avoir retiré son pays de l'accord de Paris sur le climat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et enrayer l'emballement du changement climatique.

Avec AFP

Portrait du député Elijah Cummings

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