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Le nouveau gouvernement diversement accueilli en Centrafrique

Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à Bangui, Centrafrique, avril 2016. (VOA/ Freeman Sipila)

Les réactions divergent au lendemain de la publication du nouveau gouvernement.  Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji se félicite de sa nouvelle équipe mais certains politiques parlent d'un non-événement.

La composition de ce gouvernement importe peu à l'homme de la rue.

Il compte 34 ministres dont 5 femmes. Ces Centrafricains rencontrés à Bangui attendent plus de cette nouvelle équipe.

Les mouvements syndicaux, eux, se veulent prudents et se réservent pour l'instant de toute critique.

Un document du Conseil des Ministres en RCA avril 2016. (VOA/ Freeman Sipila)
Un document du Conseil des Ministres en RCA avril 2016. (VOA/ Freeman Sipila)

La plupart voit d'un bon œil le gouvernent Sarandji-2, mais attend de lui le paiement des arriérés de salaires de novembre et décembre 2013.

"Je note seulement que les deux mois d’arriérés (de salaires des fonctionnaires de l’état, NDLR) ne sont pas payés mais que le nombre de membres du gouvernement s’est allongé. Ça veut dire que le gouvernement a des moyens et il peut valablement nous payer nos arriérés," se plaint Firmin Poh-Zonguere, secrétaire général du Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique.

Pour l'opposant Joseph Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de Centrafrique (MDREC), ce nouveau gouvernement est un non-événement.

"On s’attendait vraiment à un remaniement chirurgical (pour) corriger les erreurs de sa première décision : celle de nommer Mathieu Simplice Sarandji Premier ministre de la RCA. Nous nous sommes retrouvés avec deux professeurs d’université qui ont transformé le pays en un grand amphithéâtre où ils s’amusent à développer leurs petites théories. Et la souffrance du peuple centrafricain ne fait que s’aggraver. Un pays qui ne produit rien, qui n’a rien et qui ne vit que grâce à la générosité de la communauté internationale, on est allé à 34 ministres pour récompenser qui ? " s’interroge M. Bendounga.

Les femmes aussi se sentent lésées. Elles dénoncent, le non-respect de la loi sur la parité promulguée l'an dernier par le chef de l'état, selon Nadine Pingama Modo, membre de la société civile.

Au cours d'un point de presse ce mercredi à Bangui, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji s'est félicité du choix de ses nouveaux collaborateurs, parlant d'un gouvernement de diversité régionale.

Le Président Faustin Archange TOUADERA a remanié mardi son gouvernement alors que la situation sécuritaire se dégrade davantage à l'intérieur du pays.

Reportage de Freeman Sipila à Bangui pour VOA Afrique

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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