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Le ministre américain de la Justice entendu dans l'enquête russe


Jeff Sessions donne une conférence de presse à Washington, le 15 décembre 2017.

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a été interrogé la semaine dernière par les services du procureur spécial Robert Mueller chargé de l'enquête sur une possible collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

C'est la première fois connue qu'un membre du gouvernement de M. Trump est questionné dans le cadre de ces investigations ultra-sensibles.

Le porte-parole du ministère a refusé de préciser la teneur des échanges entre M. Sessions et le bureau d'enquête dirigé par M. Mueller.

Mais Jeff Sessions a fait l'objet de suspicions pour avoir rencontré à plusieurs reprises l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avant d'être nommé "attorney general".

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Lors d'une audition publique au Sénat en juin 2017, M. Sessions avait dénoncé comme un "mensonge détestable" l'idée qu'il aurait pu être de connivence avec le gouvernement russe.

Mais il avait également suscité la frustration des sénateurs de la commission du Renseignement, en se réfugiant souvent derrière la prérogative lui permettant de conserver la confidentialité de ses discussions avec le président.

Proche fidèle de Donald Trump, Jeff Sessions s'est récusé dans l'enquête sur la Russie qui continue à empoisonner la présidence.

Mais certains le soupçonnent d'avoir continué en coulisse à tirer des ficelles, notamment en recommandant le renvoi en mai 2017 par M. Trump du chef du FBI, James Comey.

>> Lire aussi : Un autre ex-conseiller de Trump reconnaît des contacts avec la Russie

M. Sessions avait, dans un premier temps, caché ses rencontres avec M. Kisliak, avant d'admettre deux rencontres avec l'ambassadeur et sans écarter la possibilité d'une troisième rencontre dont il affirme ne pas se souvenir.

Le président Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer l'enquête russe comme une chasse aux sorcières, pourrait lui aussi prochainement répondre aux questions du procureur spécial.

Si l'ingérence de Moscou dans les élections - notamment sous forme de piratages informatiques ou de diffusion de fausses informations - ne fait aucun doute aux yeux des services de renseignement et de la majorité de la classe politique américaine, en revanche aucune des enquêtes en cours - que ce soit celle menée par M. Mueller ou celles du Congrès - ne semble avoir pour l'heure permis de prouver une coopération délibérée entre l'équipe du candidat Trump et Moscou.

Avec AFP

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