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États-Unis

Jeff Sessions attendu au Congrès sur l'ingérence russe

Jeff Sessions, Indianapolis, le 6 novembre 2017

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, va être de nouveau interrogé mardi au Congrès à Washington sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et une possible collusion entre Moscou et des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.

M. Sessions, qui s'est peu prononcé sur ce thème sensible, répondra aux questions des parlementaires républicains et démocrates de la Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants.

Il avait soutenu relativement tôt la candidature de M. Trump, au début de l'année 2016, alors qu'il était sénateur de l'Alabama.

On s'attend à ce que M. Sessions s'explique sur ses relations avec George Papadopoulos, un conseiller subalterne de la campagne du milliardaire républicain, qui a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs de la police fédérale (FBI).

Lors de son audition de confirmation au Sénat, Jeff Sessions avait affirmé n'avoir eu aucun contact avec des responsables russes durant la campagne.

Il avait par la suite reconnu avoir eu des échanges avec l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, ce qui l'avait forcé à se récuser dans l'enquête russe, confiée au procureur spécial Robert Mueller.

Lors d'une précédente audition devant le Sénat, le ministre de la Justice avait soutenu ne pas avoir eu "connaissance" de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et le gouvernement russe.

"Toute suggestion selon laquelle j'aurais été de connivence ou j'aurais eu connaissance d'une entente avec le gouvernement russe, dirigée contre mon pays, (...) serait un mensonge éhonté et détestable", avait-il déclaré en juin.

Le 31 mars 2016, M. Papadopoulos avait assisté à une réunion sur la sécurité nationale présidée par Donald Trump et à laquelle était présente M. Sessions.

Lors de cette réunion, M. Papadopoulos s'était targué de pouvoir organiser une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le candidat républicain.

Avec AFP

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Boeing chiffre à 1 milliard de dollars le coût de l'immobilisation du 737 MAX

L’avion d’Ethiopian Airlines baptisé "l’oiseau de la paix" effectue le premier vol entre l'Ethiopie et l'Erythrée après plusieurs années de conflit entre les deux pays voisins, 18 juillet 2018. (Twitter/Ethiopian Airlines)

Boeing a chiffré mercredi à 1 milliard de dollars la première facture de l'immobilisation au sol depuis mi-mars du 737 MAX, son avion vedette dont le logiciel anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans deux tragédies rapprochées ayant fait au total 346 morts.

Cette somme couvre une hausse anticipée des coûts de production du 737 MAX et notamment des modifications en cours pour éviter de nouveaux dysfonctionnements du MCAS.

Elle intègre aussi la formation supplémentaire des pilotes exigée par les régulateurs pour lever l'interdiction de vol frappant l'avion, locomotive des ventes de Boeing.

Elle ne prend en revanche pas en compte les éventuelles indemnisations des compagnies aériennes, qui ont dû annuler des vols programmés sur des 737 MAX et les possibles dommages que le constructeur aéronautique pourrait être amené à verser aux familles des victimes.

A Wall Street, le titre Boeing gagnait plus de 1% dans les premiers échanges, les investisseurs semblant soulagés de voir que le coût n'était pas exorbitant.

En effet, les analystes financiers estiment eux que la facture devrait s'élever à plusieurs milliards de dollars.

- Remise en service en juillet ? -

Boeing n'a pas encore soumis la mise à jour du MCAS à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA), chargée de donner son feu vert à un retour dans le ciel du 737 MAX, a indiqué mercredi à l'AFP une source proche du dossier.

Le PDG Dennis Muilenburg devrait donner un calendrier --date de soumission, retour en service -- lors d'un oral très attendu devant la communauté financière vers 14H30 GMT, selon une source industrielle.

Boeing table sur une certification des changements vers fin mai et une levée de l'interdiction de vol en juillet, a encore dit cette source sous couvert d'anonymat.

M. Muilenburg va également tenter mercredi de rassurer sur l'avenir du 737 MAX, dont il a suspendu les livraisons et réduit la production d'environ 20%, alors qu'il envisageait en début d'année de l'augmenter à partir de juin à 57 exemplaires par mois.

Boeing traverse actuellement sa plus grave crise depuis l'immobilisation au sol en 2013, pendant quatre mois, de la flotte du long courrier 787 Dreamliner pour un problème de batterie.

Un 737 MAX 8 exploité par Ethiopian Airlines s'est écrasé le 10 mars dernier au sud-est d'Addis Abeba, faisant 157 morts quelques minutes après le décollage.

Cet accident est intervenu cinq mois après un autre drame, celui d'un 737 MAX 8 de Lion Air, le 28 octobre dernier, ayant entraîné la mort de 189 personnes.

Ces deux tragédies ont entraîné l'immobilisation au sol de cet avion et soulevé des interrogations sur sa certification. Environ 370 appareils 737 MAX (8 et 9) étaient déjà en service.

Une enquête a été ouverte aux Etats-Unis par le ministère de la Justice, tandis que le département des Transports examine sa procédure de certification.

Le système anti-décrochage MCAS, dont la certification avait été confiée à des employés de Boeing, a été mis en cause dans les deux accidents.

Lancé dans une course contre la montre pour apaiser la colère des compagnies aériennes et des régulateurs et rassurer le grand public, l'avionneur affirme avoir déjà effectué plus de 135 essais en vol depuis l'immobilisation au sol.

Celle-ci a causé un recul de 13,2%, à 2,1 milliards de dollars du bénéfice net au premier trimestre et une baisse de 1,98%, à 22,9 milliards, du chiffre d'affaires.

Boeing a également décidé de suspendre ses objectifs financiers pour 2019 : "Les précédentes prévisions financières pour 2019 ne reflètent pas l'impact du 737 MAX", a expliqué le constructeur aéronautique, ajoutant que "de nouvelles prévisions seront données à une date ultérieure".

L'impact du 737 MAX est important dans la division aviation civile, dont le chiffre d'affaires trimestriel a diminué de 8,67% à 11,8 milliards de dollars pour une marge de 9,9%, contre 10,9% au premier trimestre 2018.

Boeing, qui a en outre suspendu ses programmes de rachats d'actions pour rémunérer ses actionnaires, n'a livré que 149 avions civils sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 19% sur un an.

Un spécialiste du droit de l’immigration explique la politique de Donald Trump

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Bras de fer entre la Maison-Blanche et les démocrates sur les impôts de Trump

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Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

Donald Trump en visite au Royaume-Uni et en France début juin

Le couple présidentiel américain et la reine d'Angleterre Elizabeth II en direction d'une entrée du château de Windsor, lors de la visite de M. Trump au Royaume-Uni.. / PHOTO AFP / PISCINE / Ben STANSALL

Donald Trump effectuera une visite de plusieurs jours au Royaume-Uni puis en France au début du mois juin, ont annoncé le palais de Buckingham et la Maison blanche mardi.

Le président américain a accepté l’invitation de la reine Elisabeth à effectuer une visite d’Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il sera accompagné par sa femme Melania, précise Buckingham Palace.

Donald Trump est le troisième président américain, après Barack Obama en 2011 et George W. Bush en 2003, à bénéficier d’une telle invitation de la part de la souveraine britannique. Les détails de la visite seront précisés ultérieurement.

Donald Trump aura une entrevue avec la Première ministre britannique Theresa May qui n’est pas parvenue à faire approuver son projet d’accord sur le Brexit par les députés de la Chambre des communes.

“Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent un partenariat profond et durable enraciné dans notre histoire commune et nos intérêts communs”, a déclaré Theresa May dans un communiqué.

Donald Trump a effectué en juillet 2018 une visite officielle au Royaume-Uni mais il ne s’agissait pas d’une visite d’Etat, forme la plus élevée du protocole diplomatique.

“Cette visite d’Etat est une occasion de renforcer notre coopération déjà étroite dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la sécurité et de la défense et de discuter de la manière de consolider ces liens dans les années à venir”, ajoute la chef du gouvernement britannique.

La Maison blanche a annoncé pour sa part que Donald Trump se rendrait en France pour une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 6 juin, jour du 75e anniversaire du débarquement des forces alliées en Normandie lors de la Seconde guerre mondiale.

UNE VISITE SUJETTE À CONTESTATION

Cette visite d’Etat à Londres risque à nouveau d’alimenter la contestation en raison du rejet que suscite le président américain dans une partie de l’opinion britannique.

En juillet 2018, quelque 250.000 manifestants s’étaient rassemblés à Londres pour dénoncer la venue de Donald Trump et les organisateurs de ce mouvement ont dit qu’ils préparaient une “manifestation gigantesque” contre cette visite d’Etat.

Après avoir été reçu par Trump à la Maison blanche, Theresa May avait rendu la politesse en invitant son hôte à effectuer une visite de même nature à Londres en 2017.

Une pétition avait alors été signée par près de 1,9 million de personnes pour s’opposer à la visite du chef de l’Etat américain et la Chambre des communes avait dû se saisir de la question en 2017.

Lors de sa venue l’an passé, Donald Trump avait pris la classe politique britannique à rebrousse-poil en offrant une version très peu diplomatique de l’évaluation qu’il faisait de la stratégie suivie par Theresa May dans les négociations sur le Brexit.

Il avait notamment déclaré que la chef du gouvernement n’avait pas suivi son conseil d’engager des poursuites judiciaires contre l’Union européenne. Plus tard, Donald Trump avait opéré une volte-face en affirmant que Theresa May accomplissait un travail formidable.

“C’est un président qui s’en prend systématiquement à toutes les valeurs communes qui unissent nos deux pays et à moins que Theresa May décide enfin de lui tenir tête et conteste son comportement, elle n’a aucun raison de dépenser l’argent des contribuables dans des frais de protocole et de sécurité impliqués par cette visite”, a commenté Emily Thornberry, porte-parole du Parti travailliste pour les questions de politique étrangère.

Une centaine de manifestations avaient été organisées l’an passé et les autorités avaient déployé 10.000 policiers dans une opération qui avait coûté près de 18 millions de livres sterling.

Avec Reuters

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