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Un autre ex-conseiller de Trump reconnaît des contacts avec la Russie

  • VOA Afrique

L'ancien conseiller de Donald Trump, Carter Page, lors d'une présentation à Moscou, le 12 décembre 2016.

Un deuxième conseiller de Donald Trump durant la campagne présidentielle a reconnu avoir eu des contacts avec des responsables russes à l'époque et avoir même proposé un voyage du candidat en Russie.

Carter Page, ancien banquier et expert de la Russie, a déclaré la semaine dernière à la commission du Renseignement de la Chambre des représentants avoir eu un "bref" contact avec un vice-Premier ministre russe, Arkadi Dvorkovitch, durant un voyage "privé" à Moscou en juillet 2016, selon une transcription de son témoignage publiée lundi soir.

M. Page a ajouté avoir proposé en mai 2016 que M. Trump voyage en Russie afin d'y rencontrer des responsables et prononcer un discours.

Un autre ex-conseiller de campagne, George Papadopoulos, inculpé fin octobre, avait également suggéré une visite à Moscou de M. Trump durant ce mois-là, selon des documents judiciaires publiés la semaine dernière. Cette proposition n'avait pas été suivie d'effet.

Le témoignage de M. Page s'ajoute aux nombreuses preuves de contacts entre l'équipe de la campagne présidentielle de M. Trump et la Russie en 2016. Moscou, qui dément ces accusations, est soupçonné d'avoir élaboré à cette époque une campagne de piratage informatique et de désinformation visant à favoriser l'accès du candidat républicain à la Maison Blanche.

La commission de la Chambre des représentants et son équivalent au Sénat ainsi que le procureur spécial Robert Mueller enquêtent pour savoir s'il y a eu collusion entre l'équipe de M. Trump et la Russie pour contribuer à la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton, alors favorite.

Dans ses déclarations la semaine dernière à huis-clos devant la commission, M. Page a dit qu'il était un volontaire non rétribué dans l'équipe initiale de conseillers en politique étrangère du candidat républicain. Il a minoré son rôle durant la campagne, assurant n'avoir jamais "rencontré" ou parlé "directement" à M. Trump mais avoir "participé à de nombreuses réunions avec lui et avoir beaucoup appris de lui".

Il a également déclaré n'avoir eu aucun contact compromettant en Russie mais a admis durant les questions avoir eu un contact avec M. Dvorkovitch ainsi que d'autres responsables, des hommes d'affaires et des universitaires à l'occasion de voyages en juillet et en décembre.

Il a indiqué avoir dit à Jeff Sessions, l'actuel ministre de la Justice qui dirigeait en 2016 de l'équipe conseillant M. Trump sur la politique étrangère, envisager d'aller à Moscou pour une conférence dans une université qui l'avait invité.

A son retour, il avait suggéré avoir fait davantage que cela, dans un courriel à des responsables de l'équipe de campagne présidentielle.

"Je vais vous envoyer bientôt un compte-rendu sur d'incroyables perspectives et indications que j'ai reçues de certains députés russes et hauts membres de l'administration présidentielle ici", avait-il écrit.

Les contacts en Russie de M. Page étaient comparables à ceux de M. Papadopoulos.

La semaine dernière, M. Papadopoulos a admis avoir caché au FBI ses contacts répétés en 2016 avec des intermédiaires du pouvoir russe. Egalement inculpés, l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, ainsi que son ancien associé Richard Gates, sont assignés à résidence.

Avec AFP

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