Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

République du Congo

Le gouvernement congolais agrée un parti proche du général Mokoko

Anatole Limbongo Ngoka, président du PARADIS, un proche du général Mokoko, le 21 juin 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Au Congo-Brazzaville, un compagnon du général Jean Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, et jusqu'ici en prison, Anatole Limbongo Ngoka a obtenu l'autorisation des autorités pour créer un nouveau parti politique, le Paradis.

Anatole Limbongo Ngoka, qui a également fait la prison, estime ainsi poursuivre le combat de Jean Marie Michel Mokoko et n'hésitera pas de se lancer dans la course de la présidentielle en 2021.

L'homme politique a été le coordonnateur national des comités de soutien du général Mokoko pendant la campagne présidentielle de 2016. Après avoir passé 30 mois en prison, à la suite de cette élection, il a créé son parti, le Paradis, pour poursuivre les idéaux de l'officier général, condamné à 20 ans de réclusions.

Le Paradis, nouveau parti politique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Le parti d'Anatole Limbongo Ngoka a été agréé par le gouvernement. Le compagnon du général Mokoko a ensuite écrit au chef de file de l'opposition, Pascal Tsaty Mabiala, pour lui annoncer l'existence de ce parti qui ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2021.

"Si le général Mokoko restait en prison jusqu'à cette date, alors nous serions candidat, pour libérer le général et le Congo tout entier", a indiqué Limbongo Ngoka, qui estime toujours que Denis Sassou Nguesso reste un président de fait qui n'a pas gagné les élections de 2016.

Une dizaine de compagnons du candidat malheureux Jean Marie Michel Mokoko ont été libérés en octobre 2018, Limbongo Ngoka est le seul qui s'affiche politiquement aujourd'hui.

Toutes les actualités

L’orchestre “Les Mamans du Congo” met en avant la tradition musicale Lari

L’orchestre “Les Mamans du Congo” met en avant la tradition musicale Lari
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:25 0:00

La concertation politique de Madingou aboutit à une impasse

La concertation politique de Madingou aboutit à une impasse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

La concertation de Madingou est "un faux fuyant", selon Paulain Makaya

La concertation de Madingou est "un faux fuyant", selon Paulain Makaya
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

A Madingou, une concertation pour préparer la présidentielle de 2021

Ouverture de la concertation politique, côte à côte, les Chefs de la Majorité et de l'Opposition, à Madingou, 25 novembre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

Une concertation politique s’est ouverte à Madingou, dans le sud-ouest du Congo-Brazzaville, pour discuter de l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Quelques jours avant, ces assises ont donné lieu à des déclarations contradictoires au sein de la classe politique congolaise.

Plus d’une centaine d’acteurs politiques et des membres de la société civile vont discuter pendant 48 heures de l’organisation consensuelle de l’élection présidentielle de mars 2021.

Le chef de la majorité présidentielle, Pierre Moussa, et celui de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala, prennent part à cette concertation. D’autres figures de proue de l’opposition comme Claudine Munari sont également à Madingou.

Mais avant le départ pour Madingou, l’annonce de cette concertation politique avait divisé la classe politique. L’opposition avait posé plusieurs conditions avant de s’y rendre.

Volte-face au Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), où son président Jean Jacques Serge Yhombi Opango avait d’abord annoncé dans un communiqué qu’il n’ira pas à cette concertation.

"Je suis venu vous dire que nous, le RDD, nous serons à Madingou pour dire notre mot à cette concertation", s’est-il rebiffé mardi devant la presse, accusant le chef de file de l’opposition d’avoir mal réparti les quotas.

Anatole Limbongo Ngoka, candidat déclaré à la présidentielle de 2021, régulièrement invité pour participer à cette concertation, s’est vu empêché d’embarquer pour un motif judiciaire.

"C’est à l’aéroport qu’on m’a signifié que mon nom n’était plus sur la liste car la Cour suprême aurait rendu une décision me refusant le titre de président du parti, suite à ma condamnation en 2016. J’ai donc été empêché d’embarquer, donc je suis revenu à la maison", témoigne-t-il, désillusionné.

A l’UPC de Paulain Makaya, les militants estiment que Madingou est un faux-fuyant.

"Nous demandons au pouvoir de respecter l’ordre constitutionnel. Ce qui se passe à Madingou est un faux-fuyant, cela n’a rien à voir avec le peuple congolais", affirme-t-il. "Ils sont en train de vouloir préparer leurs arrières pour avoir à manger et à boire. Nous disons: non, nous n’en voulons pas. Nous attendons le vrai dialogue", affirme Paulin Makaya.

Ce que ne soutient pas Jean Valère Mbani, président du Congo en marche.

"Nous estimons que c’est une opportunité unique et importante pour que nous puissions avoir une élection présidentielle transparente et apaisée. Notre parti Le Congo en marche prône la paix et le dialogue et sommes donc heureux d’être à Madingou", défend-t-il.

Pour l’ancien ministre Alain Akouala, le dialogue devrait éviter des confrontations inutiles et meurtrières.

"Je pense que le Congo ne pourra pas faire l’économie d’un dialogue refondateur à travers lequel nous définirons une vision commune. C’est une interpellation de toute la classe politique, et ce dialogue est de la mission du Conseil national de dialogue", analyse l’ancien ministre et membre du PCT, le parti au pouvoir.

La concertation qui s’est ouverte mercredi matin à Madingou vise l’adhésion de la classe à l’organisation consensuelle de l’élection présidentielle par l’administration.

L'actuel président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, 76 ans, est au pouvoir depuis 1997.

Avis mitigés à Brazzaville face à la course au vaccin anti-Covid

Des avis mitigés à Brazzaville sur le futur vaccin anti-Covid, à Brazzaville, le 19 novembre 2020. (VOA/Arsène Séverin)

La population de la capitale congolaise s’exprime diversement sur le futur vaccin contre le coronavirus. Malgré les assurances des scientifiques locaux sur le bienfait du vaccin, nombreux affichent leur réticence.

Au bureau de l’OMS Afro, à Mafouta, un quartier sud de Brazzaville, le responsable vaccin et coordonnateur de la lutte anti-Covid assure que des stratégies sont en train d’être mises en place pour que l’Afrique bénéficie également du vaccin, dès que le tout premier sera homologué.

Pour Dr Richard Mihigo, plus de 60% des doses du vaccin anti-Covid seront financés grâce à la solidarité mondiale initiée par l’OMS.

"La Banque mondiale a annoncé 12 milliards de dollars qui pourraient aider 100 pays dans le monde y compris de nombreux pays africains à financer ce vaccin. Une autre banque africaine a décidé d’apporter 5 milliards de dollars pour soutenir cet effort", annonce Dr Mihigo.

Le médecin estime que ce vaccin dont l’accès sera équitable va aider l’Afrique à reprendre "son semblant de vie normale".

Dr Richard Mihigo, responsable vaccin à l'OMS Afrique à Brazzaville, le 19 novembre 2020.
Dr Richard Mihigo, responsable vaccin à l'OMS Afrique à Brazzaville, le 19 novembre 2020.

Des scientifiques en alerte

Dans son laboratoire de la Fondation congolaise pour et la recherche médicale, à Brazzaville, la professeure Francine Ntoumi, les yeux dans le microscope, est à la recherche de la souche du virus Covid qui circule dans le pays. C’est important pour le type du vaccin à adopter, explique-t-elle.

"Il n’est pas dit qu’un vaccin qui a 95% d’efficacité aux Etats-Unis aura aussi cette efficacité sur le continent. L’Africa CDC prépare des sites cliniques pour pouvoir tester ces vaccins", indique la chercheuse biologiste moléculaire.

Francine Ntoumi prévient également que le vaccin ne sera pas disponible pour toutes les populations africaines. "Donc chaque pays doit déterminer quelles sont les populations devront accès en priorité au vaccin", souligne-t-elle.

Professeure Francine Ntoumi, biologiste moléculaire à Brazzaville, le 19 novembre 2020.
Professeure Francine Ntoumi, biologiste moléculaire à Brazzaville, le 19 novembre 2020.

Loin des analyses scientifiques, les Brazzavillois ont une opinion partagée sur ce vaccin tant attendu. Nombreux s’étaient déjà montrés très hostiles à une éventuelle campagne de tests de vaccin.

"Pour moi, ce n’est pas une bonne nouvelle. A mon avis, ce n’est pas la vraie solution, la solution est certainement ailleurs", affirme Lebon Ziavoula.

Alphonse Ndongo, patron d’un restaurant, voit plutôt dans cette course "une bonne nouvelle", arguant que les commerçants vont à nouveau devoir voyager.

"Beaucoup de Congolais dépendent de leurs petites activités commerciales avec Dubaï, la Chine, la Turquie ou la France. Grâce à ce vaccin, les gens pourront à nouveau se mouvoir", se satisfait M. Ndongo.

Selon le dernier point, les autorités sanitaires annoncent 93 décès sur plus de 5.600 cas de contamination de Covid-19.

Vaccin anti-Covid: les Brazzavillois "ont peur"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG