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République du Congo

Les autorités décident de rapatrier de Cuba 142 étudiants congolais

Des étudiants assistent à un défilé militaire en l'honneur de Fidel Castro à La Havane, à Cuba, le 2 janvier 2017.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont décidé de rapatrier 142 étudiants originaires du pays évoluant dans des universités à Cuba pour "avoir réclamé violemment leurs bourses d'études" et enregistré de "mauvais résultats scolaires", a appris l'AFP mercredi.

Sur la liste des expulsés figurent 66 étudiants qui avaient violemment réclamé leurs arriérés de bourses à la fin du mois de mars devant l'ambassade du Congo à la Havane.

"Ces étudiants avaient franchi la ligne rouge. Ils ont manifesté un comportement peu exemplaire. Sur les réseaux sociaux, on a même vu l'un d'eux se battre avec un policier cubain", a déploré Jean-Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères.

"Les autorités cubaines ne souhaitent plus les voir sur leur territoire", a-t-il ajouté à l'occasion d'un échange mardi avec les parents de ces étudiants.

Le deuxième groupe est composé de 76 autres étudiants qui vont être rapatriés "pour avoir connu une succession d'échecs aussi bien en médecine que dans l'apprentissage de la langue officielle de Cuba (l'Espagnol)", selon Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l'Enseignement supérieur.

A la tête d'une importante délégation, M. Gakosso est rentré récemment de la Havane où il a eu des discussions avec les autorités cubaines. Aucune date n'a été fixée pour leur retour.

"Les conditions de sécurité de ces enfants qui vont revenir au pays seront garanties. Ils seront aussitôt remis à la disposition de leurs parents", a indiqué Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l'Intérieur.

Jusqu'en mars, les étudiants congolais à Cuba accumulaient 27 mois d'arriérés de bourses, selon M. Itoua qui a affirmé que 12 mois leur ont été versés après les manifestations.

La communauté estudiantine congolaise est officiellement de 2.103 membres.

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Brazzaville: l’opposition rejette le vote par anticipation des forces de sécurité

Les partisans de Guy Brice Parfait Kolelas, président par intérim du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégré manifestent au siège des candidats à Brazzaville le 23 mars 2016. / AFP / MARCO LONGARI

L'opposition congolaise s'est opposée lundi à un projet de loi prévoyant le vote par anticipation des membres des forces de défense et de sécurité du Congo, accusant les autorités de vouloir les utiliser à des fins électorales à la présidentielle de 2021.

"Ce projet de loi a été déjà déposé samedi au bureau du Parlement pour permettre aux gendarmes, policiers et militaires de voter avant afin de s’occuper exclusivement de la sécurisation du vote le jour du scrutin", selon le ministère des Relations avec le parlement.

"Voter une telle loi, c’est contribuer à la déchéance du pays" et "valider la fraude par le double vote et le bourrage d’urnes, au profit du candidat du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir)", a dénoncé l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, chef de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki).

La prochaine élection présidentielle au Congo est prévue en avril 2021 dans ce pays dirigé par le président Denis Sassou Nguesso, âgé de 77 ans dont 35 au pouvoir.

"Les bureaux ne seront pas tenus par des chefs militaires. Il n’y aura ni tricherie ni bourrage d’urnes, car vote anticipé ou pas, c’est toujours un électeur, une voix", a réagi une source gouvernementale ayant requis l'anonymat, interrogée par l'AFP.

Le président Sassou Nguesso avait fait modifier la Constitution en 2015 pour briguer un troisième mandat.

Six personnes condamnées pour trafic d'enfants à Brazzaville

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Les autorités ont accepté l'évacuation sanitaire de l'opposant Jean-Marie Mokoko

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Evacuation de Mokoko: la société civile brazzavilloise ne fait pas confiance à la Turquie

Le général Jean Marie Michel Mokoko, jugé et condamné à 20 ans de reclusions. (VOA/Arsène Séverin)

Les autorités du Congo-Brazzaville ont enfin accepté que l'opposant Jean-Marie-Michel Mokoko quitte le pays pour aller se soigner en Turquie. Un choix que désapprouve la société civile.

C’est après trois semaines de tractations entre le gouvernement, la famille et les médecins que les autorités ont permis à l'ancien chef d'état-major général ds forces armées congolaises d’aller se soigner en Turquie.

Son avion a quitté l’aéroport international Maya Maya de Brazzaville à 11h28, selon une source aéroportuaire.

M. Mokoko, 78 ans, souffre d’un paludisme sévère et des problèmes cardiaques, selon son médecin personnel. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016 avait été déclaré positif au coronavirus, mais son docteur estime qu'il s'agit d'un faux diagnostic. M. Mokoko se rend à Istanbul sans ce dernier, car il a été empêcher d’embarquer avec lui, malgré le fait qu’il avait obtenu un visa en bonne et due forme.


Le général Mokoko a été admis depuis le 2 juillet à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo de Brazzaville.

La destination Istanbul a surpris beaucoup de Congolais, qui s’attendaient voir le général débarquer à Paris en France ou à Rabat au Maroc. Certaines organisations de la société civile dénoncent le choix de la Turquie, pays où le respect des droits humains n'est pas garanti.

"La Turquie n’est pas un bon exemple en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, plusieurs opposants y sont maltraités. Cela veut dire qu’en partance pour la Turquie, le Congo a exporté la maison d’arrêt", a déploré l’opposant Paulin Makaya, lui-même un ancien prisonnier, au cours d’une conférence animée jeudi dans la capitale.

"Nous sommes très inquiets qu’il soit parti sans son médecin. Nous espérons que les autorités turques prendront toutes les dispositions nécessaires pour lui garantir tous les soins appropriés", a affirmé Trésor Nzila Kendet, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH).

Selon Me Eric Yvon Ibouanga, l’avocat du général Mokoko, ce dernier était "combatif et serein", quoi que "fatigué par la maladie".

"Il faut remercier les autorités de notre pays qui ont accédé favorablement à la demande que le collectif des avocats a adressée pour l’évacuation sanitaire du général Mokoko", a-t-il indiqué.

Arrivé en 3e place à la présidentielle de 2016 derrière Denis Sassou N’Guesso, président réélu, et Guy Brice Parfait Kolelas selon les chiffres officiels, le général Mokoko n’a jamais reconnu la victoire du président Sassou N’Guesso.

En 2018 il est condamné à 20 ans de prison pour atteinte à la sureté de l’Etat. Une condamnation qui avait été dénoncée par les Nations unies, qui ont appelé à sa remise en liberté.

Selon le quotidien Les Dépêches de Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso avait reçu des proches de l'opposant lundi dernier. C'est suite à cette rencontre que le chef de l'État a donné son accord pour l'évacuation de son adversaire.

A Brazzaville, le casse-tête du déconfinement

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