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République du Congo

Intervention de la police cubaine contre une manifestation d'étudiants congolais

La Havane à Cuba le 24 novembre 2017.

La police cubaine est intervenue lundi contre une manifestation d'étudiants en médecine congolais à La Havane, qui réclamaient au gouvernement du Congo-Brazzaville le paiement de leurs bourses, ont informé mardi les autorités.

"Il y a eu des incidents violents, qui ont requis l'intervention des forces de l'ordre", a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué publié dans le journal officiel Granma.

"Ce genre d'indisciplines ne sera pas permis", a mis en garde le ministère.

Depuis plusieurs jours, des dizaines d'étudiants congolais sont rassemblés face à l'ambassade de leur pays pour dénoncer le non-paiement des bourses dont ils sont normalement bénéficiaires.

Cuba accueille chaque année des centaines de jeunes, venus principalement d'Amérique latine et d'Afrique, pour étudier la médecine sur l'île, avec des bourses de leurs pays pour couvrir leurs dépenses personnelles.

Selon le communiqué du ministère cubain, le retard de paiement est dû à des "difficultés affrontées par le ministère de l'Education supérieure" au Congo-Brazzaville.

Ce n'est pas la première fois que des étudiants congolais manifestent ainsi face à leur ambassade, située sur l'avenue principale du quartier résidentiel de Miramar, mais jusqu'à présent aucun fait de violence n'avait été enregistré, ni d'intervention de la police.

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Les usagers de téléphonie se plaignent de la qualité de réseaux à Brazzaville

Un usager de téléphonie mobile à Brazzaville, en République du Congo, le 22 juillet 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Au Congo-Brazzaville, l'Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE) a mis en demeure les sociétés de téléphonie mobile qui vendent des cartes SIM sans être enregistrées.

Les usagers qui critiquent cette sanction estiment plutôt que ces opérateurs des réseaux devraient être punis pour la fourniture d'une mauvaise qualité de service.

La mise en demeure des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile au Congo vise notamment les faiblesses dans la sécurisation des cartes SIM qui sont aujourd'hui achetées pour une bouchée de pain sur les marchés.

Marc Sakala, directeur des réseaux et services des communications électroniques, en République du Congo, le 22 juillet 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Marc Sakala, directeur des réseaux et services des communications électroniques, en République du Congo, le 22 juillet 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Pour le directeur des réseaux et services de communications électroniques à l'Agence de régulation des postes et télécommunications électroniques du Congo, Marc Sakala, les opérateurs ont un mois pour se remettre en ordre. "La loi dit qu'il faut d'abord mettre en demeure avant de sanctionner pour qu'ils rentrent en ordre. On peut sanctionner, mais les arnaques continuent".

MTN Congo, l'un des opérateurs indexés, dit avoir pris acte et promet une amélioration de la situation.

Patrick Itsoua, directeur Corpored Affairs de MTN Congo à Brazzaville, en République du Congo, le 22 juillet 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Patrick Itsoua, directeur Corpored Affairs de MTN Congo à Brazzaville, en République du Congo, le 22 juillet 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Patrick Itsaoua, directeur Corpored affairs : "Nous avons pris bonne note de la mise en demeure du régulateur. Nous avons mis en place une 'task force' qui a commencé à travailler dès le premier jour pour mettre en place des plans pour répondre aux besoins de la population, notamment sur la sécurisation de leurs comptes mobiles money contre les arnaques".

En réalité, les usagers de téléphonie mobile ont d'autres soucis au Congo.

"Chaque fois, on nous dit qu'on a amélioré, qu'on a changé. Mais au quotidien, quand on utilise le téléphone, on se rend compte que rien ne change, et ce n'est pas bien. On peut acheter du crédit, activer un forfait internet, que vous l'ayez utilisé ou pas, dans les délais, ça part, et cela nous dérange. Il ne faut pas que cela soit comme de l'arnaque", souligne un usager.

Un autre ajoute : "Il y a une arnaque de prix, que ça soit sur l'internet ou sur la voix. La technologie ne suit pas. Les autres sont en train de passer à la 5G, nous ici même la 3G on arrive pas à le faire fonctionner correctement. Téléphoner de Pointe-Noire à Brazzaville, même entre voisins ça devient compliqué, alors qu'on paye les services. Lorsqu'on les appelle au téléphone ou on va les voir, celui qui est au guichet vous dit que le problème sera résolu. Mais c'est n'importe quoi" !

Des manquements de la part des opérateurs que le régulateur a sciemment ignorés, alors qu'une enquête, menée au cours du deuxième trimestre, éclabousse deux sociétés qui ne font même pas mieux pour la 2G.

Mais pourquoi n'avoir pas publié ce rapport ? Selon Marc Sakala de l'ARPCE, "ces résultats nous les avons partagés avec les différents opérateurs. Les indicateurs de performance étaient très bas pour tous les opérateurs de la place. Nous n'avons pas publié ces résultats au niveau de la presse, comme nous le faisons habituellement pour la simple raison que nous sommes conscients qu'en ce moment il y a beaucoup de situations que rencontrent les opérateurs à savoir les migrations entre la 3G et la 4G demandent beaucoup de travaux supplémentaires".

En 2015, Airtel et MTN avaient écopé d'une sanction pécuniaire, affectant 1% de leurs chiffres d'affaires, un équivalent d'environ 100 millions de francs CFA chacune.

Gouvernement et opposition en désaccord sur l'application des mesures du FMI

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Tshisekedi demande à une entreprise chinoise d'augmenter les salaires des Congolais

Félix Tshisekedi, le nouveau président congolais, est suivi par son officier d'ordonnance, lors de son investiture, à Kinshasa, le 24 janvier 2019.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a demandé à un chef de chantier chinois d'augmenter les salaires de ses employés congolais lors d'une visite de travaux routiers dans la capitale, Kinshasa, a rapporté jeudi la presse congolaise.

"Cinq dollars par jour, c'est peu pour le travail qu'ils font. Vous devez revoir ces salaires à la hausse", a lancé le président Tshisekedi lors de sa tournée d'inspection mercredi.

"Je veux que leurs conditions de travail et de vie soient améliorées parce que vous allez recevoir de l'argent (de l'État congolais). Cet argent, eux aussi doivent en jouir", a insisté M. Tshisekedi, selon un enregistrement parvenu jeudi à l'AFP.

"Il faut payer ces salaires de manière régulière et constante. Il faut les rémunérer à leur juste valeur", a-t-il insisté, après avoir écouté un porte-parole improvisé des ouvriers congolais qui dénonçait les faibles rémunérations.

"A la fin du mois, je vais revenir pour m'assurer que tout a été respecté", a conclu le chef de l'État.

Il a inspecté mercredi les chantiers pour la construction de neuf "sauts-de-mouton" (des ponts routiers ou des échangeurs) qui doivent désengorger le trafic automobile aux grands carrefours.

Pour leur construction, l'Etat congolais aurait mis à la disposition de l'Office des Voiries et Drainage (OVD) environ 17 millions de dollars depuis le 28 mars 2019, d'après le site d'information économique en ligne deskeco.com.

L'OVD est associé à l'entreprise chinoise China Railway Engineering Corporation (CREC) pour la construction du "saut-de-mouton" où le président a fait sa remarque au responsable chinois, d'après le site actualité.cd.

En mars, des salariés congolais de commerces tenus par des étrangers avaient fait grève à Kinshasa pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

L'argent, au cœur des tensions sur le front de la riposte contre Ebola en RDC

Le Directeur Général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est plié au rite du lavage des mains, précaution de base dans la prévention contre la maladie à virus Ebola, à son arrivée à l’aéroport de Beni, Nord-Kivu, RDC, 15 août 2018. (Twitter/Monu

Pas suffisant, mal réparti, ou dépensé sans transparence : l'argent nourrit des jalousies, des frustrations et des violences sur le front de la guerre contre l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo où l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) déplore des "retards de financement".

Le gouvernement, l'OMS, les ONG, les Etats-Unis ... investissent des millions de dollars et des grands moyens ostentatoires (4X4 ultra-modernes) entre Beni et Butembo (est) pour lutter contre la fièvre hémorragique, élevée mercredi soir au rang "d'urgence de santé publique de portée internationale" par l'OMS.

Cet argent ne fait pas forcément le bonheur des habitants ni ne suscite leur gratitude. Il pourrait même expliquer une partie des violences qui entravent le travail des équipes de la riposte.

"Ici, la population ne connaissait pas les ONG, les humanitaires. D'un coup, ils ont vu beaucoup de grandes Jeeps apparaître dans la ville", analyse le maire de Butembo, Sylvain Kanyamanda.

- "Frustrations" -

"Il y a eu une forte réaction dans la population parce qu'ils ne comprenaient pas comment le gouvernement et la communauté internationale pouvaient investir autant d'argent et de moyens pour Ebola alors qu'ils ne font rien pour lutter contre les massacres des ADF (une milice armée) autour de Beni", ajoute-t-il.

Une revendication revient chez les habitants de Butembo: qu'au moins cet argent profite aux locaux et non aux Congolais venus d'autres régions ou aux expatriés.

"Les revendications sont toujours les mêmes depuis le début de l'épidémie : remplacer les expatriés par des nationaux. Certains disent +vous venez de vos pays pour venir récolter de l'argent sur nos morts+", déclare le vice-président de la Société civile Edgar Mateso.

Les différences de traitement entre les locaux et les autres sont régulièrement dénoncées.

"Avant d'être détaché à la riposte, je gagnais environ 100$ par mois, aujourd'hui je gagne près de 600$ (...) mais les médecins qui viennent de Kinshasa touchent 4.500$ par mois, plus 150$ de per diem par jour. C'est sûr, ça crée des frustrations", glisse un médecin généraliste originaire de Butembo.

"Il y a de grandes différences de traitement entre les équipes, alors que nous faisons tous le même travail", relève un Congolais engagé dans des actions de prévention, et payé par une organisation internationale.

"Celles qui sont prises en charge par les partenaires internationaux (OMS, Unicef, ...) sont payées dans les temps, mais ceux qui sont pris en charge par le PDSS (un programme du ministère de la Santé congolais) ont toujours des retards sur le paiement de leurs salaires", affirme-t-il.

Investi dans l'emploi de nationaux originaires de la région, l'argent de la "riposte" nourrit des jalousies de voisinage.

Deux responsables locaux ont été assassinés en début de semaine entre Beni et Butembo. "Selon plusieurs sources, les assaillants seraient des personnes du même quartier qui les enviaient car ils avaient trouvé un emploi dans la riposte contre Ebola", d'après le ministère de la Santé.

L'une des victimes, une femme, "avait déjà été attaquée une première fois il y a quelques semaines mais elle avait eu la vie sauve parce qu'elle avait donné de l'argent aux assaillants".

- "Menaces de mort" -

"Beaucoup de mes collègues ont fui Butembo parce qu'ils craignaient pour leur peau", reprend le Congolais engagé dans des actions de prévention.

"Dans leurs communautés on savait qu'ils travaillaient pour des ONG internationales, et pour ça, ils pouvaient être poursuivis jusqu'à chez eux. Ils ont été menacés, allant même jusqu'à des menaces de mort : c'est vous qui êtes en train de manger l'argent de la riposte. Donne-moi 2.000$ ! Si tu n'as pas 2.000$, on va tirer sur toi", raconte-t-il.

Loin de Butembo, depuis Genève, les experts de l'OMS ont déploré "des retards dans le financement qui ont entravé la riposte" en décidant d'élever l'épidémie au rang d'urgence sanitaire internationale.

Une décision qui n'enthousiasme pas le ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga.

Le ministre, par ailleurs médecin, "espère" que la décision de l'OMS "n'est pas le résultat des nombreuses pressions (...) pour lever des fonds pour les acteurs humanitaires".

"Nous espérons qu'il y aura une plus grande transparence et redevabilité des acteurs humanitaires par rapport à leur utilisation des fonds pour répondre à cette épidémie d'Ebola", ajoute le ministre.

"L'épidémie d'Ebola est avant tout une crise de santé publique qui nécessite une réponse par des acteurs ayant une réelle expertise technique".

Message reçu, promet jeudi une ONG présente à la marge dans la riposte, Oxfam : "Tout nouveau financement doit s'accompagner d'une responsabilisation plus stricte afin de garantir que tout le monde travaille efficacement".

Les Etats-Unis via USAID se présentent comme les premiers donateurs (98 millions de dollars) et estiment que "d'autres donneurs doivent s'y mettre".

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