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République du Congo

La police empêche une manifestation des victimes du 4 mars à Brazzaville

Une maison détruite depuis le 4 mars 2012, mais jamais reconstruite, Brazzaville, le 7 décembre 2021. (VOA/Arsène Séverin)

Une marche dite pacifique des victimes des explosions du 4 mars au quartier Mpila de Brazzaville a été dispersée mardi par la police. Les manifestants réclament la reconstruction de leurs maisons détruites pendant cet événement.

Les familles étaient nombreuses dans la rue, notamment sur l’avenue des Trois Martyrs, près de l’hôpital de Talangaï, pour dire leur colère aux autorités. Neuf ans après les explosions de Mpila, elles n’ont toujours pas été indemnisées et nombreuses dorment à la belle étoile, faute de maison.

Déboussolé, un habitant du quartier Kanga Mbandzi dit pourquoi il est sorti dans la rue.

"Nous avons programmé cette marche pacifique depuis longtemps, parce que le comité de gestion de la crise a rencontré toutes les autorités sans gain de cause. Il s’est même rendu à Oyo pour rencontrer le président de la République. Ils sont revenus bras ballants", explique-t-il, soulignant que "aujourd’hui, il fallait donner le message aux autorités".

La colère et la frustration ont gagné plusieurs familles qui vivent dans la grande précarité depuis cette explosion.

" Nous sommes maintenant dans les tôles, les maisons sont cassées. Nous sommes malheureux. Nous ne vivons pas bien dans ce quartier. J’avais une grande maison ici, aujourd’hui, il n’y a plus rien", déplore ce père de famille.

Mais, la manifestation a rapidement été dispersée par la police, qui avait pris position devant le quartier, très tôt mardi matin.

Quelques jours avant, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a été interpellé au Sénat pour cette situation. Face à la crise financière, l’embarras du gouvernement pour liquider ce contentieux demeure.

"Ce n’est pas les quelque 2 milliards de francs CFA que nous pouvons inscrire au budget qui nous amèneront à régler ce problème qui coûte plus de 100 milliards de francs CFA. C’est un montant très lourd", a fait constater le Premier ministre.

Sur le site des explosions, des centaines de logements ont été construits, mais ne sont toujours pas occupés. Les autorités envisagent désormais de les attribuer aux jeunes fonctionnaires, qui pourraient progressivement en rembourser le coût d’accès.

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Un député condamné à 30 ans de travaux forcés à Brazzaville

Le Palais de justice de Brazzaville. (Ngouela Ngoussou/VOA)

Un député de la majorité de la République du Congo a été condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés et au paiement d'une forte amende, a-t-on appris mercredi auprès de la Haute cour de justice.

Le député Ghislain Galibali "a été reconnu coupable des faits qui lui sont imputés, notamment l’infraction de faux et usage de faux et escroquerie pour salaire", a déclaré Henri Bouka, président de la Haute cour de justice.

"M. Ghislain Galibali est condamné à une peine de 30 ans de travaux forcés", a-t-il dit.

Cette juridiction reproche à Ghislain Galibali (51 ans) d’avoir fourni "un faux diplôme d’Ingénieur en développement" qui lui a permis d’être recruté comme agent du Fonds routier, une agence publique d’entretien des routes à travers le Congo.

Son employeur lui a versé un important salaire pendant 14 ans, selon la cour.

"Ainsi, pour faux en écriture publique, Ghislain Galibali doit payer" d'ici deux ans "la somme de 101,3 millions de FCFA (plus de 152.000 euros) au Fonds routier, en termes de remboursement des salaires", a ajouté cette juridiction.

L'immunité parlementaire de M. Galibali, élu député de la circonscription de Lékana dans les Plateaux (Centre) en 2017, avait été levée au cours d’une session spéciale de l’Assemblée nationale, peu avant l'ouverture de son procès, le 13 mai devant la Haute cour de justice.

Pendant les audiences, M. Galibali, absent du pays, n'était pas représenté par un avocat. La Cour n'a entendu que les deux témoins à charge et le directeur du Fonds routier, a constaté un journaliste de l'AFP.

La Haute cour de justice du Congo-Brazzaville juge en premier et dernier ressort.

La semaine des Africains en NBA : ni titre ni couronne pour Joël Embiid

Le Camerounais Joël Embiid ne sera ni MVP ni champion NBA cette saison.

Comme chaque vendredi, VOA revient sur les performances des joueurs africains en NBA.

Sans un Joël Embiid à 100%, Philadelphie aura finalement été trop juste face à Miami, qui se qualifie pour finale de la conférence Est (4-1). Pour les deux premiers matchs, les Sixers ont dû composer avec l'absence de leur pivot, blessé au tour précédent face à Toronto. James Harden n'ayant pas élevé son niveau de jeu, Philly a encaissé deux défaites coup sur coup. Mais le retour de la star camerounaise s’est ensuite immédiatement fait sentir, puisque les Sixers ont à leur tour enchaîné deux victoires.

Reste que malgré sa présence, Embiid était tout de même bien diminué - d'ailleurs, il jouait avec un masque de protection suite à sa fracture du plancher orbital. Sa performance était bien loin de ses standards : moins de 20 points de moyenne sur la série, contre plus de 30 en saison régulière. Miami a donc fini par dérouler sans trop de difficultés.

Cette nouvelle défaite en demi-finale – un stade qu'il n'a jamais dépassé – n'a pas été le seul revers dur à avaler cette semaine pour Joël Embiid puisqu'il s'incline aussi dans la course au titre de MVP, qui sacre le meilleur joueur de la saison. À la lutte avec le Grec Antetokounmpo et le Serbe Jokic, il laisse finalement ce dernier – tenant du titre – réaliser le doublé.

Son coéquipier rookie Charles Bassey n'a quant à lui joué que sept minutes sur les quatre dernières rencontres.

Opposés aux Memphis Grizzlies, les Golden State Warriors viennent de rater une occasion de conclure en s'inclinant de 39 points dans le Tennessee. Ils mènent toujours (3-2) et pourraient bénéficier du forfait de la star adverse Ja Morant, blessé et toujours incertain, pour se qualifier.

De son côté, le Congolais Jonathan Kuminga a répondu présent à chaque fois qu'il a bénéficié de temps de jeu. Tout d'abord avec 18 points en 18 minutes à 80% de réussite, puis avec 17 points en 24 minutes quatre jours plus tard. Du solide pour un rookie vivant ses premiers play-offs.

Le tableau des play-offs

Les Bucks de Milwaukee ne sont plus qu'à une victoire de la qualification face aux Boston Celtics, mais ces derniers, menés deux fois, sont pour l'instant à chaque fois revenus (3-2). Après avoir foulé le parquet une poignée de secondes lors des deux premiers matchs, le Congolais Serge Ibaka n'a pas quitté le banc depuis.

Face à une équipe de Dallas accrocheuse, Phœnix, leader de la ligue en saison régulière, va devoir en passer par un match 7 aussi décisif et périlleux. Avec un temps de jeu variant entre 5 et 20 minutes, Bismack Biyombo apporte régulièrement sa pierre à l'édifice (7 points et 6 rebonds lors de la dernière victoire en Arizona).

Des ONG congolaises dénoncent un accord de concession de terres au Rwanda

Ruphin Kinanga, jeune producteur agricole demande plus de soutien de l'Etat, au Congo-Brazzaville, le 14 août 2021.

Un collectif d’organisations congolaises de défense des droits de l’homme a dénoncé mardi un accord "anticonstitutionnel" de concession de 12.000 hectares de terres cultivables au Rwanda par le Congo-Brazzaville pour 25 ans, dans une lettre adressée au président Denis Sassou Nguesso.

Ce collectif a lu devant la presse cette lettre ouverte au chef de l’État congolais dans laquelle il lui demande "la rétractation pure et simple de cet accord qui est humiliant et déshonorant pour la République du Congo".

Le collectif constitué de cinq organisations juge cet accord "anticonstitutionnel".

"La cession de 12.000 hectares de terres congolaises au Fonds souverain du Rwanda, représenté par l’entreprise Crystal Ventures, est une violation manifeste de la constitution", a déclaré Franck Chardin Aubin Tchibinda, de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).

Les ONG ont rappelé au chef de l’État une disposition de la constitution congolaise adoptée en 2015 qui stipule que "nulle cession, nul échange, nulle adjonction du territoire national n’est valable sans le consentement du peuple congolais appelé à se prononcer par voie de référendum".

Lors de sa visite du 11 au 13 avril dernier au Congo, le président rwandais Paul Kagamé avait conclu au total huit accords de coopération avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

Avec une superficie de 342.000 kilomètres carrés, dont 60% sont recouverts par la forêt, le Congo compte au moins 12 millions d’hectares de terres arables.

Officiellement à peine 5% de ces terres sont exploitées pour une agriculture vivrière. Le pays importe chaque année des denrées pour 500 à 700 milliards de francs CFA (760 millions à plus d’1 milliard d’euros), selon le gouvernement.

"Les investissements étrangers (rwandais notamment, ndlr) ne posent pas problème. Le problème c’est l'aliénation des biens qui appartiennent au peuple congolais, en contradiction avec le texte fondamental qu’est la Constitution", a déploré auprès de l’AFP Maixent Animbat Emeka du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH), signataire de la lettre ouverte.

Concertation à Yaoundé sur la traçabilité des diamants bruts en Afrique centrale

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