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Congo: appel à la création d'une commission d’enquête sur les victimes du référendum de 2015

Une affiche de campagne du président congolais réélu Denis Sassou Nguesso est photographiée à l'extérieur du siège du Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir à Brazzaville le 23 mars 2021.

Une ONG congolaise a réclamé vendredi la mise en place d’une commission d’enquête indépendante "pour rendre justice" aux personnes tuées durant la campagne du référendum de 2015, qui avait permis au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

"Ce qui s’est passé en 2015, ce sont des crimes extrêmement graves et il est incompréhensible que six ans après justice ne soit pas rendue", a déclaré à l’AFP Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD).

"Nous voulons coûte que coûte une commission d’enquête indépendante sur les victimes de la campagne référendaire, pour que la justice s’enclenche", a-t-il ajouté.

En octobre 2015, le Congo est en pleine campagne référendaire. Deux camps s'opposent: d’un côté les partisans du pouvoir qui militent pour le changement de la constitution adoptée en 2002, de l’autre les opposants qui appellent au boycott. Les manifestations de ces derniers sont réprimées par la force publique.

Le bilan établi par les autorités faisait état de quatre morts et dix blessés par balles dont trois membres des forces de l’ordre.

"Ce bilan est largement sous-estimé, des sources indépendantes ont enregistré une trentaine de morts", a souligné Trésor Nzila. "La contradiction des chiffres fait obligation à ce qu’il y ait une commission d’enquête indépendante", a-t-il insisté.

En 2018, le gouvernement congolais s’était engagé devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU à mettre en place une commission devant faire la lumière sur ces évènements.

"Mais, trois ans après, cette commission ne voit toujours pas le jour", a encore déploré M. Nzila.

Une fois adoptée en 2015, la nouvelle constitution avait fait sauter le verrou de la limitation des mandats à deux, permettant ainsi à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016, puis un quatrième en mars dernier.

Le président Sassou Nguesso, 78 ans, a la possibilité de se présenter (pour la dernière fois) en 2026.

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La justice confirme la décriminalisation de l'homosexualité au Botswana

Des militants brandissent des drapeaux arc-en-ciel devant la Haute Cour du Botswana à Gaborone le 29 novembre 2021.

La justice du Botswana a maintenu lundi en appel sa décision de décriminaliser l'homosexualité, rejetant un recours déposé par le gouvernement conservateur du pays enclavé d'Afrique australe.

"La demande en appel est rejetée", a déclaré la Haute Cour dans son arrêt dont l'AFP a eu copie.

En 2016, le tribunal de Gaborone, capitale du Botswana, avait ordonné que les lois punissant les relations entre personnes de même sexe soit amendées, les qualifiant de "reliques de l'ère (britannique) victorienne" qui "oppressent une minorité".


Ce jugement, salué comme "historique" au niveau international, était très attendu sur l'ensemble du continent africain où l'homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Mais le gouvernement a fait appel de cette décision en octobre, estimant que cette "question politique" devait être tranchée par le Parlement et non par la justice.

Les citoyens botswanais homosexuels ont longtemps vécu dans "la peur constante d'être découverts ou arrêtés", a déclaré le juge Ian Kirby à la lecture de son arrêt. "Cela a parfois conduit à la dépression, au comportement suicidaire, à l'alcoolisme ou à la toxicomanie", a-t-il regretté.

Le Botswana est un des rares pays africains à avoir dépénalisé l'homosexualité. Les autres sont le Lesotho, le Mozambique, l'Angola et les Seychelles. L'Afrique du Sud est le seul pays africain autorisant le mariage gay, légalisé en 2006.

La justice s'était alors prononcée sur requête d'une personne contestant le code pénal qui réprimait depuis 1965 l'homosexualité avec des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

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