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Afrique

Plusieurs morts dans des manifestations au Togo

Des manifestants tentent de résister devant la police à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Plusieurs morts ont été enregistrés samedi dans des manifestations de l’opposition qui ont tourné à la confrontation avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes du Togo.

A Lomé, la capitale, les forces de l'ordre ont quadrillé le lieu prévu pour le démarrage de la marche, rendant tout rassemblement impossible.

Les agents de sécurité dépêchés sur les lieux ont recouru au gaz lacrymogènes pour disperser les rares manifestants qui ont voulu leur "tenir tête".

Ces manifestations appelées par le Parti national panafricain (PNP) ont plutôt eu lieu dans d'autres villes à l'intérieur du pays.

A Sokodé, au centre du pays, les manifestants auraient brûlé le commissariat de la ville et emporté des armes et munitions.

Des témoins rapportent qu’il y aurait eu des morts dans les rangs des forces de l'ordre.

Atchadam Tikpi, le leader du PNP, a affirmé a la correspondante de VOA Afrique qu’au sept morts ont été dénombrés à Sokodé et parmi eux, un mineur.

Des cas d’arrestations sont signalés dans plusieurs villes ainsi que plusieurs blessés par balles, a indiqué l’opposant.

Aucune source officielle n’a confirmé le bilan.

Mains levées, quelques manifestants essaient d’entamer une marche avant d’être dispersés à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)
Mains levées, quelques manifestants essaient d’entamer une marche avant d’être dispersés à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Marche de l’opposition togolaise étouffée dans l’œuf à Lomé

La marche à l'appel du Parti national panafricain (PNP), prévue ce samedi 19 août 2017, à Lomé, n'a pas pu se tenir.

Comme l'annoncé jeudi dernier le ministre togolais de la sécurité, le colonel Yark Dameyane, la manifestation du PNP, a été étouffée.

Dès les premières lueurs du jour, les forces de l'ordre ont bouclé le site du démarrage de la marche, rendant tout rassemblement impossible.

Malgré l'engouement des organisateurs de la marche, de leurs militants et sympathisants, cette manifestation n'a pas pu se tenir.

Pour les rares manifestants qui ont voulu "tenir tête" aux agents de sécurité dépêchés sur les lieux, les gaz lacrymogènes ont eu raison d'eux.

Le ministre de la sécurité s'est dit retrouvé dans l'obligation d'empêcher la marche car les organisateurs n'ont pas voulu changer d'itinéraire.

La marche devait se dérouler sur une partie de la nationale N°1, dans la banlieue nord de Lomé.

La police lance des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)
La police lance des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Pour le ministre Dameyane, l'intention du PNP était de bloquer le pays en empêchant pour des heures la circulation sur ce tronçon de la nationale N°1.

Mauvaise foi, crie Atchadam Tikpi, le leader du PNP.

"Nous n'allions qu'occuper qu'une partie de la voie et laisser l'autre pour la circulation", a martelé M. Tikpi.

Pour le président de ce jeune parti de l'opposition, le gouvernement fait entorse à la loi qui régit les manifestations publiques dans le pays, ce qui constitue une violation des droits de l'homme.

Pour rappel, le PNP a appelé à cette manifestation pour demander le retour à la constitution togolaise de 1992, qui limite le mandat présidentiel et prévoit un scrutin à deux tours.

L’autre revendication de ce parti est l'octroi du droit de vote à la diaspora.

Reportage de Kayi Lawson à Lomé pour VOA Afrique

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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