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Réflexion de la CEDEAO sur la bonne gouvernance à Lomé


Cérémonie d'ouverture du Sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la maladie à virus Ebola et sur la situation au Burkina Faso, ce jeudi 06 novembre 2014, à Accra (Ghana).

Les organisations de la société civile venues de huit pays de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest ont réfléchi pendant trois jours à Lomé sur la mise en œuvre du protocole de démocratie et de bonne gouvernance de la CEDEAO.

Aux termes de ce sommet citoyen qui a vu la participation des délégations du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo, des recommandations ont été faites pour aller vers une CEDEAO des peuples.

Le protocole de démocratie et de bonne gouvernance de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), est un texte qui pourrait améliorer les conditions de vie des populations si son application était effective selon la conclusion des organisations de la société civile.

Hélène Gnionsahe, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)
Hélène Gnionsahe, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)

Hélène Gnionsahe, coordinatrice nationale de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), explique qu'elle "a fait des propositions pour améliorer le protocole".

"C'est l'application qui pose problème", souligne-t-elle.

Le coordinateur des Universités sociale du Togo (UST), revient sur quelques recommandations.

Docteur David Dosseh, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)
Docteur David Dosseh, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)

"Il est important d'oeuvrer pour le principe de l'alternance politique", confie le professeur David Dosseh. "Nous avons insisté sur la procédure à mettre en place pour que les mandats soient limités et respectés".

Depuis 1945, dix pays de l’espace communautaire ont connu des coups d’Etat militaires qui ont parfois coûté la vie à des présidents, mais surtout aux civils.

Les organisations de la société civile ont relevé que l’intrusion de l’armée dans la vie politique reste un blocage de taille pour l’évolution démocratique dans certains pays de la CEDEAO.

Gbati Faré, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)
Gbati Faré, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)

Pour Gbati Faré, enseignant chercheur à l’université de Poitiers, "les forces ignorent les droits fondamentaux, mais aussi leurs propres droits".

Les différentes résolutions et recommandations seront envoyées dans les prochains jours à la commission de la CEDEAO. Le représentant de l’institution au Togo indique que toutes ces recommandations ne seront pas prises en compte par l'organisation.

Docteur Garba Lompo, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)
Docteur Garba Lompo, à Lomé, le 15 juillet 2017/ (VOA/Kayi Lawson)

"Nous allons essayé de prendre en compte ce qui peut aider à l'amélioration de la vie des peuples", confie le docteur Garba Lompo, représentant permanent de la CEDEAO au Togo.

Le protocole de démocratie et de bonne gouvernance de la CEDEAO a été adopté le 21 décembre 2001 à Dakar au Sénégal.

En 2015, des réformes pour son amélioration ont été confrontées à la réticence du président gambien Yahya Jammeh et du Togolais Faure Gnassingbé notamment sur l’alternance et la limitation du mandat présidentiel.

Kayi Lawson, correspondante à Lomé

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