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Le mandat de la force ouest-africaine prolongé d'un an en Gambie

De jeunes gambiens célèbrent avec le drapeau de leur pays au bord de la plage à Banjul, Gambie, 23 2006

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) a prolongé d'un an le mandat de sa force déployée en Gambie, lors de son sommet à Monrovia.

Cette force, la Micega, majoritairement formée de militaires du Sénégal voisin, a été mobilisée en janvier pour contraindre l'ex-président gambien Yahya Jammeh à céder le pouvoir à son successeur élu Adama Barrow.

Bien que M. Jammheh ait fini le 21 janvier par partir en exil en Guinée Equatoriale, le mandat de la Micega avait été prolongé par la Cédéao, à la demande de M. Barrow, de trois mois à compter du 21 février.

Au sommet de Monrovia, les chefs d'Etat ouest-africains ont salué "le rôle crucial" joué par la Micega "dans la stabilisation et la sécurité du pays", selon le communiqué final.

"Considérant la fragilité de la situation en Gambie, le sommet prolonge la mission de Micega pour douze mois supplémentaires", afin notamment de participer à la formation et à la restructuration de l'armée gambienne, selon le communiqué final rendu public dans la nuit de dimanche à lundi.

Les dirigeants de la Cédéao ne mentionnent pas explicitement les récentes tensions entre la Micega et une partie de la population gambienne, en particulier dans la région d'origine de Yahya Jammeh, où une manifestation vendredi contre leur présence s'est soldée par un mort et plusieurs blessés parmi les protestataires.

Les dirigeants de la Cédéao "appellent également à une augmentation des effectifs de la force et demandent aux Etats membres de fournir des troues supplémentaires".

Lors de la précédente prolongation, en février, le commandement sénégalais avait indiqué qu'elle disposerait d'"un effectif minimum de 500 hommes en provenance du Sénégal, du Nigeria et du Ghana".

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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