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Coup d’envoi du 16e forum Agoa à Lomé


Plus de 1.000 délégués sont à Lomé pour prendre part à la conférence de l'African Growth and Opportunity Act (Agoa).

Le 16ème forum Agoa a débuté mardi août à Lomé avec la rencontre du secteur privé et celle de la société civile.

La ministre togolaise du commerce, à gauche, discute avec Peter Barlerin, de la délégation américaine à l’ouverture du 16ème forum de l’Agoa à Lomé, Togo, 8 août 2017 2017. (VOA/Kayi Lawson)
La ministre togolaise du commerce, à gauche, discute avec Peter Barlerin, de la délégation américaine à l’ouverture du 16ème forum de l’Agoa à Lomé, Togo, 8 août 2017 2017. (VOA/Kayi Lawson)

Le forum, qui compte sur la participation des Etats-Unis et des pays africains éligibles à l'Agoa, vise à densifier les échanges commerciaux entre les partenaires en vue de promouvoir le développement sur le continent.

Les organisations de la société civile des 38 pays africains éligibles sous cette loi américaine veulent saisir les opportunités qu'offre Agoa pour créer de l'emploi.

"Nous avons besoin de 20 millions de nouveaux emplois chaque année en Afrique. L’Agoa peut nous aider à en créer certains, pas tous. Ainsi, nous avons une opportunité de recourir à l’Agoa pour nous aider à créer ces emplois pour que nos enfants, nos jeunes gens, ne se livrent pas à de dangereuses aventures de migration qui ne sont pas bonnes pour eux et qui ne leur garantissent pas la vie," explique à VOA Afrique Fred Oladeindé, responsable du sous-comité société civile du forum Agoa 2017.

Tout comme la société civile, le secteur privé compte tirer profit de l'Agoa en allant à la conquête du marché américain.

"Je suis venu ici avec mes objets pour les montrer aux gens qui viennent. Je veux aussi du partenariat," affirme Bandjougou Traoré du Mali. Il expose des articles en cuir de crocodile et de serpent, des bijoux à perles et autres objets qu’il a fabriqués.

Pour le responsable du bureau Afrique au département d'état américain, l'Agoa est un partenariat gagnant-gagnant et c'est ce qui fait l'essence même de la loi sur la croissance et les opportunités de développement économique en Afrique.​

Logo du 16e forum de l’Agoa à Lomé, Togo, 8 août 2017 2017. (VOA/Kayi Lawson)
Logo du 16e forum de l’Agoa à Lomé, Togo, 8 août 2017 2017. (VOA/Kayi Lawson)

"Notre premier but en venant au forum Agoa, c’est d’accroître les échanges commerciaux et l’investissement dans les deux directions, voire l’exportation, la diversification des produits africaines afin de pouvoir les vendre aux Etats-Unis et de faire de ça comme un atout pour le développement en Afrique. Non seulement ça, mais nous croyons avoir des consommateurs qui pourraient éventuellement aussi acheter des produits américains," confie Peter Barlerin, de la délégation américaine au forum Agoa 2017.

Du 08 au 10 août, le Togo accueille le 16ème forum Agoa sous le thème "les Etats-Unis et l'Afrique : Partenariat pour la prospérité à travers le commerce".

En 2016, le taux d'exportation du Togo sous Agoa est de 1,23%. Une statistique que veut améliorer Lomé en misant sur le textile, l'artisanat, l'agro-alimentaire et l'industrie minière.

Qu'est-ce que l'AGOA?

L'AGOA est une législation lancée en 2000 par Bill Clinton pour permettre aux pays africains d'exporter sans droits de douane sur le marché américain.

6.000 produits sont concernés par les réductions de taxes à l'importation, mais elles ne sont applicables que sous certaines conditions. Les pays participants à l'AGOA doivent remplir des conditions concernant les droits de l'Homme, la bonne gouvernance, la protection des travailleurs et n'appliquer aucune interdiction douanière pour les produits américains sur leur territoire.

En 2017, le nombre des pays éligibles à l'AGOA s'élevait à 38.

Dans son discours d'ouverture du Forum, Robert Lighthizer, représentant direct au Commerce à Washington, a assuré que "les Etats-Unis étaient engagés envers l'Afrique".

Entre 2002 et 2008, les exportations africaines ont connu une hausse pour atteindre 82 milliards de dollars en 2008.

Elles ont dégringolé à 18,7 milliards de dollars en 2015, contre 26,8 milliards de dollars en 2014, soit une baisse de 30,1%. Elles ne représentaient que 0,8% des importations totales des Etats-Unis en provenance du monde.

Reportage de Kayi Lawson à Lomé pour VOA Afrique

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