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Plainte contre la France pour son refus de rapatrier des présumés djihadistes

Le président français Emmanuel Macron s'exprimant à la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg, le 31 octobre 2017.

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a pour la première fois accepté d'examiner une requête déposée contre la France pour son refus de rapatrier une famille de djihadistes.

Deux grands-parents avaient saisi début mai la CEDH pour obtenir la condamnation de la France pour son refus de rapatrier leur fille, née en 1991 et partie en Syrie en 2014, où elle a eu deux enfants aujourd'hui âgés de 4 et 5 ans. Blessés dans la bataille de Baghouz, dernier réduit du groupe Etat Islamique en Syrie, ils sont désormais retenus dans le camp d'Al-Hol, au Kurdistan syrien et leur état de santé "serait déplorable", selon les requérants.

La Cour Européenne a publié un exposé des faits de cette requête, ainsi qu'une liste de questions adressées aux parties, qui ont plusieurs semaines pour répondre.

Ce n'est que par la suite que la CEDH jugera cette requête et décidera de condamner ou non la France. La décision n'est pas à attendre avant "au moins six mois", a précisé la Cour, qui devra notamment déterminer si le sort de Français retenus à l'étranger relève bien de la juridiction de la France.

En avril 2019, le Conseil d'Etat avait rejeté plusieurs recours de Français retenus en Syrie réclamant leur rapatriement en France, estimant que cette question relevait de la diplomatie française et excédait donc sa compétence.

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

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