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Redevenir un champion du libre-échange grâce au Brexit, le pari du Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, lors de l'ouverture du UK Africa Investment Summit à Londres, le lundi 20 janvier 2020.

En s'éloignant de l'UE, le Royaume-Uni entend redevenir le champion du libre-échange en négociant des accords tous azimuts, mais ce projet pourrait s'avérer périlleux.

"Nous croyons passionnément au libre-échange", a martelé le ministre des Finances Sajid Javid, lors du forum de Davos.

Dès la sortie de l'UE effective vendredi, le gouvernement aura à coeur de montrer qu'il tient la promesse faite depuis le vote sur le Brexit en 2016 de "reprendre le contrôle" de sa politique commerciale.

"Dès le 31 janvier, nous allons travailler avec nos amis et partenaires à travers le monde", a promis le Premier ministre Boris Johnson, l'un des principaux artisans du Brexit.

Son gouvernement a musclé ses équipes pour être en mesure de négocier en parallèle avec les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon.

- Faire des choix ? -

La priorité devrait être donnée à l'Union européenne avec la volonté de conclure un vaste accord courant 2020, même si Bruxelles assure qu'il faudra faire des choix face à un délai si court.

Les enjeux sont énormes puisque qu'avec le Brexit le Royaume-Uni sort du marché unique européen et de l'Union douanière. Or l'UE pèse près de la moitié du commerce extérieur britannique, essentielle à des secteurs comme l'automobile, l'alimentaire ou la pharmacie.

Sajid Javid a sobrement appelé les entreprises à "s'adapter", tandis que Michel Barnier, négociateur principal de l'UE, a averti des risques de "précipice" si les deux parties ne trouvent pas un compromis d'ici la fin de l'année.

A défaut d'accord commercial, les relations économiques entre Bruxelles et Londres seraient régies par les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avec le retour des droits de douane.

Le plus probable est que le pays décroche un accord de libre-échange limité, garantissant zéro droits de douane et zéro quotas "en échange de règles du jeu équitables" pour un ensemble de produits, ainsi qu'une "feuille de route pour de futures négociations", estime Gabriel Siles-Brügge, professeur de sciences politiques à l'Université de Warwick.

En parallèle, des compromis sur la pêche et la sécurité, voire les services financiers devront être trouvés.

Londres entend regarder au-delà du continent et notamment vers les Etats-Unis, qui comptent cependant pour moins de 12% de son commerce extérieur.

Le secrétaire au Trésor de Donald Trump, Steve Mnuchin, s'est dit "optimiste" sur un traité qu'il aimerait voir bouclé fin 2020, même si des sujets sensibles comme l'autorisation partielle de donnée au chinois Huawei dans la 5G au Royaume-Uni ou les différends sur les normes alimentaires pourraient perturber les discussions.

- "Irréaliste" -

"Négocier de multiples accords commerciaux en même temps c'est comme jouer aux échecs en trois dimensions", prévient Jill Rutter du centre de recherche The UK in a Changing Europe. "Il y aura des arbitrages difficiles", selon elle.

L'Observatoire de la politique commerciale britannique de l'Université de Sussex juge de son côté "irréaliste" la promesse des Conservateurs de décrocher des accords couvrant 80% du commerce extérieur britannique d'ici trois ans.

Le pays doit renégocier les 40 traités commerciaux dont il bénéficiait dans le cadre de l'UE. Il est déjà parvenu à en renouveler 20 mais pas encore ceux d'incontournables partenaires comme le Canada et le Japon. Avec ces derniers, il pourrait toutefois se contenter de reproduire les compromis existants avec l'UE.

"Le Royaume-Uni veut montrer des résultats après le Brexit et il est probable qu'il accélère les discussions avec de nombreux pays. Le Japon pourrait être le premier accord majeur signé", anticipe Mitsuo Fujiyama, économiste au Japan Research Institute.

Dans un second temps, Londres devrait aussi engager des discussions avec des pays africains, continent où l'ex-puissance coloniale veut se faire à nouveau entendre.

Un potentiel accord avec la Chine, deuxième puissance économique mondiale, ne semble toutefois pas en tête des priorités. Il faut dire que peu de pays occidentaux ont réussi à en conclure et celui arraché récemment par les Etats-Unis l'a été au terme d'un douloureux bras-de-fer.

Reste qu'il n'est pas certain que le pays parvienne à compenser ce qu'il perdra en sortant de l'UE.

Le gouvernement conservateur reconnaissait lui-même dans des documents publiés fin 2018 qu'en cas d'accord de libre-échange limité avec l'UE, le produit intérieur brut serait amputé de 4,9% d'ici 2034 par rapport à l'absence de Brexit.

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Forte agmentation des violences sexuelles sur mineurs en Espagne

Une enfant se tient à côté d'une affiche avec l'inscription: "Touche pas aux enfants!" lors d'une manifestation contre les abus et la violence envers les enfants à Lima, au Pérou, le 8 février 2018.

Le nombre de violences sexuelles sur des mineurs a été multiplié par quatre en un peu plus de dix ans en Espagne, selon un rapport publié le 23 février par une organisation de défense des enfants, qui met en garde contre le rôle d'internet.

Selon la Fondation ANAR (Aide aux enfants et adolescents à risque), le nombre d'appels et de messages reçus par la fondation de la part de victimes de violences sexuelles a bondi à 1.093 l'an dernier contre 273 en 2008.

L'organisation estime que seuls 10% de ces mineurs se tournent vers la police pour porter plainte contre leur agresseur.

Près de quatre victimes sur cinq sont des filles, en majorité adolescentes, selon ce rapport qui relève que les garçons victimes ont eux en général moins de douze ans. La plupart des violences recensées sont des attouchements mais une victime sur dix a rapporté un viol.

"Pouvons-nous, en tant que société, nous permettre de tels chiffres alors qu'il y a derrière des victimes vulnérables qui souffrent sans que des mesures" soient prises, a déclaré lors d'une conférence de presse Sonsoles Bartolome, responsable juridique de la fondation ANAR.

Cette organisation a mis en garde contre le rôle d'internet dans l'augmentation du nombre des violences sexuelles.

"Les nouvelles technologies ont ouvert la voie à de nouveaux types de délits", comme le "grooming", le fait d'amadouer des enfants sur internet à des fins sexuelles, a ajouté Mme Bartolome.

Selon le directeur des programmes d'ANAR, Benjamin Ballesteros, l'accès facilité par internet à la pornographie est par ailleurs responsable de la hausse "très alarmante" des violences sexuelles en groupe qui représentent selon lui désormais en Espagne environ 10% des cas de violences sur mineurs, contre 2,1% en 2008.

"Nous pensons que cela est clairement lié à l'usage sans contrôle parental d'internet et à l'accès à de la pornographie" mettant en scène des violences "en groupe" et des situations où "la femme est humiliée et maltraitée", a-t-il insisté.

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Mis en examen pour "viols", Gérard Depardieu se dit "innocent"

L' acteur Gerard Depardieu lors de la conférence de presse pour le film 'Saint Amour' au Festival du Film de Berlin en Allemagne, le 19 février 2016.

"Je suis innocent et je n'ai rien à craindre", a déclaré l'acteur Gérard Depardieu au journal italien La Repubblica de jeudi, réagissant à la révélation de sa mise en examen pour "viols".

"Pour moi l'enquête était close, je suis innocent et je n'ai rien à craindre", a déclaré l'acteur interrogé sur le tournage d'un nouveau film du réalisateur Patrice Leconte, où il campe le célèbre commissaire Maigret.

Gérard Depardieu évoque "le caractère totalement infondé des accusations", en ajoutant: "il n'y a pas de preuves, il n'y a rien contre moi".

"Je ne peux que réfuter en termes très clairs toutes les accusations, comme je l'ai déjà fait devant les enquêteurs", a-t-il insisté, en annonçant qu'il se présenterait au tribunal le 10 mars prochain pour réaffirmer son innocence. .

L'AFP a révélé mardi que l'acteur de 72 ans avait été mis en examen le 16 décembre à Paris pour deux "viols" et "agressions sexuelles" dont l'accuse une jeune comédienne depuis l'été 2018.

L'acteur se dit "très perplexe sur la décision de rouvrir l'enquête", pourtant classée pour "pour manque de preuves". Il préfère aussi "éviter de parler" de la jeune actrice qui a porté les accusations contre lui.

"Je trouve terrible la médiatisation du cas. Nous vivons dans une ère dominée par un flux d'informations continu et impitoyable", a-t-il encore déploré.

"Avec tous ces canaux en streaming, les nouveaux moyens de communication, les sites internet, les réseaux sociaux, c'est comme si nous vivions avec un écouteur qui transmet constamment des nouvelles négatives et souvent fausses et tendancieuses. Je déteste tout cela", a-t-il ajouté.

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Arménie: le Premier ministre dénonce une tentative de coup d'Etat militaire

Des officiers de police arméniens montent la garde devant le bureau du gouvernement lors d'un rassemblement de l'opposition pour exiger la démission du Premier ministre Nikol Pashinyan à Erevan, le 24 décembre 2020.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a dénoncé jeudi une tentative de coup d'Etat militaire et limogé son chef d'état-major, après que le commandement de l'armée a réclamé la démission de son gouvernement.

"Je considère que la déclaration de l'état-major est une tentative de coup d'Etat militaire. J'invite tous nos partisans à se rassembler place de la République" à Erevan, a écrit sur sa page Facebook M. Pachinian

Dans une adresse en direct sur ce réseau social qu'il affectionne, M. Pachinian a ensuite annoncé le limogeage du général Onik Gasparian, à la tête de l'état-major.

L'opposition compte elle aussi manifester.

La veille, M. Pachinian avait limogé un adjoint du général Gasparian, ce qui a conduit l'état-major à réclamer sa démission, jugeant que le Premier ministre "n'est plus en mesure de prendre les décisions qui s'imposent".

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan donne une interview à Erevan, le 06 octobre 2020
Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan donne une interview à Erevan, le 06 octobre 2020

Le Premier ministre arménien est sous la pression de l'opposition qui réclame sa démission depuis la défaite militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan à l'automne 2020 dans le conflit du Nagorny Karabakh.

A l'époque, confrontée au risque d'une débâcle, l'armée avait demandé au chef du gouvernement d'accepter les conditions d'un cessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine et qui impliquaient d'importantes pertes territoriales pour l'Arménie.

L'Arménie contrôle de facto encore, grâce à la présence de séparatistes arméniens, l'essentiel de la région azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh.

Mais l'Arménie a perdu lors d'un conflit de 2020 la ville symbole de Choucha, ainsi qu'un glacis de régions azerbaïdjanaises entourant le Karabakh. Cette défaite a été vécue comme une humiliation nationale.

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