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La Californie s'engage à 100% d'électricité "propre" d'ici 2045

Des techniciens travaillent sur un panneau solaire, Mission Viejo, Californie, le 25 octobre 2013

La Californie, considérée comme la cinquième économie mondiale, s'engage à avoir une électricité "propre" à 100% d'ici 2045, sans aucune émission de gaz à effet de serre, a annoncé lundi son gouverneur Jerry Brown, en ratifiant une loi adoptée par les élus de l'Etat.

"Avec cette loi, la Californie est sur les rails pour remplir les objectifs des accords de Paris et même aller au-delà. Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas immédiat, mais ça doit être fait", a lancé le gouverneur Brown avant de signer le texte.

Jusqu'alors aux Etats-Unis, seul l'archipel de Hawaï, directement menacé par la montée des eaux du Pacifique induite par le changement climatique, s'était doté d'une politique aussi volontariste.

Au niveau fédéral, l'administration républicaine du président Donald Trump s'est officiellement retirée l'an dernier de l'accord de Paris signé en 2016 par son prédécesseur Barack Obama.

Sous l'influence du démocrate Jerry Brown, fer de lance des énergies renouvelables depuis son premier mandat de gouverneur dans les années 1970, la Californie épaulée par 16 autres Etats et des collectivités américaines dont Washington et New York a repris le flambeau de la lutte contre le changement climatique. Et a décidé de réduire coûte que coûte les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis, quitte à poursuivre en justice l'administration fédérale.

Dans le détail, la loi adoptée par les élus californiens prévoit que toute l'électricité passant par le réseau de l'Etat ait un "bilan carbone neutre" d'ici 2045. En outre, 50% de la production électrique de l'Etat devra venir de sources d'énergie renouvelables (solaire, éolien, géothermie, etc) d'ici 2025, et 60% d'ici 2030.

Le reste de la production d'énergie pourrait aussi être fourni par d'autres sources, à condition qu'elles ne rejettent pas de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (nucléaire, centrales au gaz dotées de systèmes de récupération du CO2 émis, etc.)

Selon les experts, l'énergie solaire et éolienne représente 8% de la production d'électricité aux Etats-Unis, et près de 20% pour la seule Californie.

"La Californie sera toujours à la pointe de la lutte contre le changement climatique, quelle que soit la personne qui occupe la Maison blanche", a affirmé le sénateur Kevin de Leon, qui a porté cette loi novatrice.

Outre la protection de l'environnement, cette loi va aussi "doper l'économie" de la Californie et "créer des dizaines de milliers d'emplois". "Il y a déjà dix fois plus d'emplois dans ce secteur pour la seule Californie que dans l'exploitation des mines de charbon pour l'ensemble des Etats-Unis", a ajouté M. de Leon.

La production d'électricité représente à l'heure actuelle 16% des émissions de gaz à effet de serre de la Californie.

Avec AFP

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USA : premières auditions publiques à Washington

USA : premières auditions publiques à Washington
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Destitution de Trump: les auditions publiques commencent, la bataille s'intensifie

Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine, William Taylor va inaugurer la serie d'auditions au Congrès américain.

La lutte féroce entre Donald Trump et les démocrates se déplace mercredi sous l'oeil des caméras, avec les premières auditions publiques au Congrès américain dans le cadre de l'enquête visant à destituer le président républicain, soupçonné d'abus de pouvoir.

"Mascarade", "chasse aux sorcières délirante" et même tentative de "coup d'Etat": combatif, le milliardaire dénonce les investigations démocrates sur l'affaire ukrainienne, jurant de laver cet "affront" dans les urnes en remportant un second mandat lors de la présidentielle de novembre 2020.

Les auditions publiques démarreront à 10H00 (15H00 GMT) avec deux diplomates: William Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.

Face aux républicains qui les accusent d'organiser un spectacle, les démocrates se disent "soucieux de la tâche solennelle et historique" qui leur incombe depuis l'ouverture, fin septembre, de l'enquête à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent.

Donald Trump n'est que le troisième président de l'Histoire américaine à être visé par une procédure de destitution. Aucun n'a jamais été démis de ses fonctions.

Avec ce tempo rapide, l'opposition signale toutefois qu'elle ne veut pas perdre de temps en vue d'un possible vote sur la mise en accusation -- "impeachment" en anglais -- du président américain à la Chambre.

Compte tenu de la majorité républicaine au Sénat, il est peu probable que Donald Trump soit destitué, car la chambre haute, qui sera chargée de le juger, aura le dernier mot.

- Les Biden -

Après six semaines d'auditions dans la discrétion du huis clos, les démocrates veulent offrir ces témoignages en direct aux Américains afin qu'ils découvrent "les informations de première main sur les méfaits du président".

Ils soupçonnent Donald Trump d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur l'ancien vice-président démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter dans la course à la Maison Blanche en 2020.

Comme levier, le milliardaire aurait suspendu une aide militaire de quelque 400 millions de dollars destinée à Kiev, et mis dans la balance une possible invitation du nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche.

Au cours d'une conversation téléphonique le 25 juillet, dont le compte-rendu a été publié par la Maison Blanche, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter.

Cet appel avait alarmé plusieurs responsables de la Maison Blanche et au sein des services de renseignement, au point qu'un lanceur d'alerte, agent de la CIA, avait décidé d'en alerter sa hiérarchie, faisant éclater le scandale au grand jour.

- "Irréprochable" -

Les deux témoins attendus en public mercredi ont déjà livré leurs versions à huis clos aux parlementaires.

Le 22 octobre, William Taylor avait indiqué avoir appris que l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, avait bien expliqué aux Ukrainiens, en septembre, que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", le groupe gazier qui comptait Hunter Biden dans son conseil d'administration.

Quant à George Kent, il avait révélé aux enquêteurs parlementaires, le 15 octobre, avoir alerté sa hiérarchie dès la mi-août sur les pressions exercées pour que Kiev enquête sur les Biden.

Ce diplomate a également confirmé aux élus que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, avait mené pendant des mois la campagne pour enquêter sur Joe Biden.

"Le président est soupçonné d'avoir demandé l'intervention d'une puissance étrangère dans une élection américaine" dans son intérêt politique personnel, a souligné mercredi, sur la radio publique NPR, le chef démocrate de la commission du Renseignement qui mène l'enquête, Adam Schiff.

Il a même évoqué des soupçons de "corruption" dans son acception large.

Outre l'abus de pouvoir, les démocrates veulent savoir si la Maison Blanche a tenté de faire entrave à l'enquête du Congrès et/ou de dissimuler des indices.

Mardi soir, ils ont dévoilé le calendrier de huit autres témoignages prévus la semaine prochaine devant les caméras au Congrès. Tous ont également déjà été entendus à huis clos.

Donald Trump martèle que l'appel avec M. Zelensky était "irréprochable", et affirme n'avoir fait que vouloir renforcer la lutte contre la corruption en Ukraine lorsqu'il évoquait les Biden.

C'est cet argument que devraient reprendre les républicains siégeant à la commission du Renseignement.

Ils ont demandé, sans succès, le témoignage public de Hunter Biden et du lanceur d'alerte.

Avec AFP

Trump : premières auditions publiques de témoins clés

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Trump : les auditions publiques commencent mercredi

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Aux Etats-Unis, des jeunes sans-papiers marchent sur "leur" sol

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