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Obama appelle à la mobilisation pour faire basculer le Congrès


Barack Obama lors de la première session du sommet de la Fondation Obama, Chicago, 31 octobre 2017

L'ancien président américain Barack Obama a appelé samedi, en Californie, à la mobilisation pour faire basculer le Congrès, dénonçant la "politique de la peur" de Donald Trump qu'il n'a cependant pas nommé.

"Nous sommes dans un moment difficile", a déclaré M. Obama à Anaheim, dans le comté d'Orange, fief traditionnellement républicain dans un Etat par ailleurs largement démocrate.

"C'est un moment important de notre histoire, nous avons l'occasion de redonner un peu de dignité à notre vie politique", a-t-il ajouté à l'approche des élections de mi-mandat où les démocrates espèrent reprendre le contrôle de la Chambre des représentants.

"Si nous ne répondons pas présents, les choses peuvent empirer", a mis en garde l'ancien président démocrate de 57 ans, appelant les électeurs à envoyer un signal clair et à mettre fin à un "cycle de colère et de division".

"La plus grande menace pour notre démocratie n'est pas un individu (...), c'est l'apathie, l'indifférence", a-t-il martelé.

Cette brève et sobre intervention, au cours de laquelle il a apporté son soutien à des candidats locaux, contrastait singulièrement avec son discours enflammé de la veille dans l'Illinois.

Lors de cette allocution, il a frontalement attaqué le magnat de l'immobilier, rompant avec la retenue qu'il avait observée jusqu'ici mais aussi avec une tradition américaine selon laquelle un ex-président ne s'en prend pas à son successeur.

En déplacement dans le Dakota du Nord, Donald Trump lui a répondu par l'ironie. "Je suis désolé, j'ai regardé mais je me suis endormi", a-t-il lancé, provoquant des rires, avant d'accuser le démocrate d'essayer de s'attribuer les mérites "des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment".

Avec AFP

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