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Guinée Équatoriale

L'opposition réclame des sanctions internationales

Affiche électorale du Parti démocratique du Guinée équatoriale (PDGE), dans une rue déserte de Malabo, le 25 avril 2016.

Le principal parti d'opposition en Guinée équatoriale, Citoyens pour l'innovation (CI), a appelé la communauté internationale à sanctionner le régime de Teodoro Obiang Nguema pour "abus extrême de pouvoir".

Dans un communiqué reçu vendredi par l'AFP, le parti demande à ce que des sanctions soient imposées au gouvernement en place pour non respect des droits de l'homme, alors que le président Obiang célèbre samedi ses quarante ans au pouvoir.

CI propose notamment "le refus d'octroyer des visas aux membres de ce gouvernement et de ce parlement monochrome et antidémocratique".

Le parti CI, dirigé et fondé par Gabriel Nse Obiang Obono, un ancien lieutenant-colonel de l'armée, avait été légalisé en 2015 mais dissous en février 2018.

Dans le même communiqué, CI demande également à "tous les gouvernements du monde (...) d'exiger que le président de la République de Guinée équatoriale et son gouvernement" accordent à CI ses sièges. Le parti avait obtenu deux sièges lors des élections législatives et municipales du 12 novembre 2017, un à la Chambre des députés et un autre dans la municipalité de Malabo. Il a été dissout en février 2018.

Des ONG dénoncent régulièrement les abus de pouvoir qui ont jalonné les quatre dernières décennies dans ce petit pays d'Afrique centrale.

Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, est arrivé au pouvoir par les armes le 3 août 1979, renversant son oncle à la tête de la Guinée équatoriale.

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25 bolides du fils du président équato-guinéen adjugés 21,6 millions d'euros en Suisse

Une Ferrari LaFerrari (2015) et une Bugatti Veyron EB 16.4 Coupé (2010) faisant partie d'une collection de voitures de luxe détenue par Teodoro Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale. Ces voitures sont présentées avant une vente aux enchères p

Les 25 bolides saisis par la Suisse dans le cadre d'une procédure judiciaire contre Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président du pays, ont trouvé preneurs pour 23,4 millions de francs (21,6 millions d'euros) lors d'enchères caritatives près de Genève.

L'estimation la plus basse était de 18,5 millions de francs suisses (plus de 17 millions d'euros).

"La star de la collection, une Lamborghini Veneno ultra-rare a été vendue pour 8,28 millions CHF",commission comprise (7,6 millions d'euros), "un record mondial pour la marque", a indiqué dans un communiqué la maison d'enchères britannique Bonhams.

La voiture, dont il n'existe que neuf exemplaires, a été vendue à un "collectionneur international privé", a précisé à l'AFP Lynnie Farrant, porte-parole.

Les fonds seront reversés par la Suisse à des oeuvres caritatives en Guinée équatoriale, petit pays pétrolier où sévit l'une des plus graves corruptions au monde selon l'ONG Transparency International et où une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

Les 25 supercars ont été vendues en lot séparé, sans prix de réserve, c'est-à-dire sans prix minimum. Sept Ferrari, trois Lamborghini, cinq Bentley, une Maserati et une McLaren figuraient parmi les véhicules proposés.

Le collectionneur privé international ayant acquis la Lamborghini Veneno blanc cassé a remporté un très grand nombre de lots.

Il a également acquis pour 4,2 millions d'euros une Koenigsegg One bleu et noir carbone, estimée entre 1,7 et 2,1 millions d'euros et dont il n'existe que six exemplaires.

Une Aston Martin One-77 rouge, évaluée entre 1,3 et 1,7 million d'euros et possédant une mention gravée sur son entrée de porte spécifiant "Construite à la main en Angleterre pour Theodore N'Guema Obiang Mangue", a elle été adjugée à près de 1,4 million d'euros.

Cette collection de 25 voitures avaient été confisquées par la justice genevoise après l'ouverture en 2016 d'une procédure pénale à l'encontre de Teodorin Obiang, et de deux autres personnes, pour "blanchiment d'argent et gestion déloyale des intérêts publics".

- Procédure classée -

La procédure a été classée en février, la justice genevoise et les autorités équato-guinéennes ayant accepté que les voitures soient vendues et que le produit de la vente soit affecté à un programme à caractère social en Guinée équatoriale, sous le contrôle du ministère suisse des Affaires étrangères.

La Guinée équatoriale, dirigée depuis 40 ans par le président Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, a aussi accepté de verser à Genève 1,3 million de francs suisses (1,4 million d'euros) pour couvrir notamment les frais de procédure.

Teodorin Obiang, devenu vice-président de cet Etat d'Afrique centrale en 2012, est connu pour ses extravagances et son train de vie somptueux.

M. Obiang a été condamné en 2017 à Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende pour s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable (hôtel particulier parisien, voitures de course et de luxe, costumes de marque par dizaines, jets privés...) dans l'affaire dite des "biens mal acquis", jugement dont il a fait appel.

Cette procédure ne freine pas les préparatifs à la succession. Fin novembre 2018, il a dirigé son premier conseil des ministres.

Quelques jours avant la vente, la Guinée équatoriale avait tenté de la faire annuler, estimant que le prix de la vente serait plus élevé lors de ventes de gré à gré avec des collectionneurs et des professionnels de la branche. Cette requête avait été rejetée par la justice genevoise.

Jour 2 : les leaders africains devant l'Assemblée générale de l'ONU

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera à New York, le 25 septembre 2019.

Les présidents de la Centrafrique, de la Mauritanie, de la Guinée, du Tchad, du Mali se sont exprimés devant l'Assemblée générale de l'ONU lors de la deuxième journée. VOA Afrique donne les points saillants de leurs discours.

  • Centrafrique

Le président de la Centrafrique, Faustin Archange Touadera, a ouvert la série des discours africains lors de cette deuxième journée de l'Assemblée générale. Il a rappelé la situation en République centrafricaine, caractérisée par de multiples problèmes de sécurité. "La circulation d'armes menace nos pays", a-t-il déclaré.

"La RCA soutient la résolution pour le désarmement sur notre planète", a-t-il poursuivi.

Le président Touadera a souligné la nécessité d'un système d'éducation approprié pour "contrer l'extrémisme".

  • Mauritanie
Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, le 25 septembre 2019.
Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, le 25 septembre 2019.

De son côté, le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, s'est focalisé sur les "énergies renouvelables" dans son pays, citant l'exemple de l'énergie solaire.

"Avec d'autres Etats du Sahel, nous avons lancé un acte vert pour contrer la désertification", a dit le président Ghazouani. "Nous avons rationalisé notre utilisation des ressources maritimes".

"Dans la cadre de la lutte contre la pauvreté, de nombreux projets sont lancés pour améliorer l'accès à l'électricité, à l'eau, et à l'éducation", a-t-il déclaré.

Il a également mentionné l'accueil des réfugiés en provenance du Mali, "près de 50.000 personnes", fuyant les violences terroristes.

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Alpha Condé, président de la Guinée, a rappelé les bienfaits d'un monde meilleur. "Un monde plus juste et solidaire a toujours fait partie de mes rêves". Il est ensuite revenu sur "les moments difficiles" de sa présidence, rappelant la période "des caisses vides" pour faire face à ses dépenses domestiques.

Il a ensuite largement parlé de la place des femmes en Guinée, et des projets mis en place, comme les micro crédits, pour promouvoir l'entrepreunariat des femmes.

"Lorsque l'Afrique parle d'une voix, elle gagne", a déclaré le président guinéen, rappelant que la majorité d'Africains n'ont pas accès à l'électricité. "Quand l'Afrique gagne, le monde gagne, car l'Afrique est le futur du monde", a-t-il conclu.

  • Tchad
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Le président tchadien Idriss Déby s'est exprimé mercredi au lieu de jeudi. Il a déclaré que "le Tchad croît fermement aux idéaux de paix, de justice et d'égalité souveraine incarnés par l'ONU".

"La question de la pauvreté est directement liée aux conflits, et au changement climatique", a-t-il dit. "C'est une lutte collective pour lutter contre la pauvreté".

"La question liée à la dérégulation climatique doit nous préoccuper au premier chef. Face à cette grave menace, le Tchad réitère son vibrant appel à une réduction des émissions de gaz à effet de serre et au renforcement de la résilience pour fairce face aux changements climatiques", a-t-il déclaré.

"L'absence de résultats tangibles après des engagements pris, dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat, les conséquences se font sentir en Afrique, et surtout au Sahel", souligne-t-il.

Il rappelle que le changement climatique a de graves conséquences dans la région: risque sanitaire, déplacements internes et "les gens qui ne trouvent pas d'emploi et tombent dans les groupes terroristes".

Pour contenir la menace terroriste au Sahel, M. Déby a appelé à des soutiens financiers au G5 Sahel. "Il faut une coordination plus poussée et plus adaptée avec les forces internationales comme la Minusma et Barkhane".

Il a ensuite appelé la communauté internationale à stopper la crise libyenne, qui selon lui, a des "conséquences incalculables sur la région Sahel". "Dans cette guerre, il n'y aura ni vainqueur, ni vaincu, mais que des perdants", a-t-il souligné, appelant au dialogue et à la tenue des élections crédibles.

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Le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, s'est exprimé à 19h30, heure américaine. Il a commencé à souligner la présence de la communauté internationale au Mali, qui fait face à une insurgence terroriste dans une grande partie du pays.

Il a longuement résumé tous les projets créés pour la "réconciliation nationale" au Mali. "20 millions de dollars américains ont été utilisés pour les situations urgentes à Kidal", et d'autres villes du Nord, a-t-il rappelé.

"Le tout sécuritaire ne serait apporter une paix durable", a-t-il prévenu.

Face aux changements climatique, le président du Mali à décrire les projets pour contrer la désertification, réitère sa position pour le respect de l'accord climat de Paris. Il a aussi parlé des jeunes. "La jeunesse est la priorité de mon mandat", et les femmes notamment, qui ont besoin de l'aide pour trouver de l'emploie.

Appuyant l'appel de son homologue du Tchad, Ibrahim Boubacar Keita a rappelé combien le conflit en Libye, a impacté directement le Mali.

Le président a conclu son discours en faisant appel à la "fraternité" de la communauté internationale pour faire face aux défis du moment.

La Guinée Equatoriale réplique aux accusations d'Amnesty International

Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale, lors du Sommet de la paix Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018.

Le gouvernement a répliqué aux accusations de violations des droits humains lancées par Amnesty International à l'occasion du 40ème anniversaire de la prise de pouvoir de Teodoro Obiang Nguema.

L'ONG avait dénoncé vendredi la "torture", la "répression d'opposants" et les nombreuses "violations des droits de l'homme" commises par le régime à la tête de ce pays hispanophone d'Afrique centrale.

Elle avait également accusé le pouvoir d’imposer " la terreur par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des tortures".

Dans une intervention "en réaction à l'article d'Amnesty", le porte-parole du gouvernement Eugenio Nze Obiang a déclaré à la télévision publique que la présidence Obiang avait "changé positivement le cours de l'histoire" du pays.

Il a par ailleurs vanté la "transformation en profondeur" de la Guinée Equatoriale qui vit depuis 40 ans dans "la paix et la prospérité".

Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, est arrivé au pouvoir à la tête d'une junte qui a renversé son oncle le 3 août 1979.

L'armée camerounaise dénonce un projet de mur équato-guinéen à la frontière

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