Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

La longévité politique des chefs d'Etat

Dans une rue de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, le 24 janvier 2012.

Teodoro Obiang Nguema, qui fête ses 40 ans à la tête de la Guinée équatoriale samedi, détient le record de longévité des chefs d'Etat en exercice, à l'exclusion des monarques.

Le président équato-guinéen est seulement devancé par Elizabeth II qui occupe le trône d'Angleterre depuis plus de 67 ans.

Précédents records

Quelques dirigeants sont restés au pouvoir pendant plus de 40 ans:

Le record de longévité est détenu par le Cubain Fidel Castro qui, arrivé au pouvoir en 1959, a cédé la présidence à son frère Raul après 49 ans à la tête de l'Etat.

Le leader nationaliste chinois Tchang Kaï-chek a dirigé pendant 47 ans, avec des titres divers, la Chine puis Taïwan où il s'était réfugié en 1949, devançant le fondateur et dirigeant de la Corée du Nord Kim Il-Sung (46 ans).

Le record sur le continent africain appartient à un monarque, l'empereur Haïlé Sélassié d'Ethiopie, destitué en 1974 après 44 ans de règne.

Mouammar Kadhafi, à Paris, le 12 décembre 2007.
Mouammar Kadhafi, à Paris, le 12 décembre 2007.

Plus récemment, Mouammar Kadhafi a gouverné la Libye pendant presque 42 ans avant d'être tué en octobre 2011 lors d'un mouvement de contestation qui s'est transformé en conflit armé.

Omar Bongo Ondimba, arrivé à la tête du Gabon en 1967, est décédé en juin 2009 après plus de 41 ans au pouvoir.

En Europe, le numéro un albanais Enver Hodja, décédé en 1985, a dirigé son pays pendant 40 ans.

Plus de 30 ans au pouvoir

Le Camerounais Paul Biya, âgé de 86 ans, dont 37 à la tête du pays, a été réélu en 2018.

Au Congo, Denis Sassou Nguesso cumule 35 ans au pouvoir, tandis que le Premier ministre Hun Sen est l'homme fort du Cambodge depuis 34 ans, suivi par l'Ougandais Yoweri Museveni (33 ans).

En Iran, l'ayatollah Ali Khamenei est le guide suprême de la République islamique depuis la mort de l'imam Khomeiny en 1989.

Plus de 20 ans aux commandes

Au Tchad, Idriss Déby Itno, réélu en 2016 pour un cinquième mandat, est aux commandes depuis 28 ans.

Emomali Rakhmon, arrivé en 1992 peu après la dissolution de l'URSS, dirige le Tadjikistan d'une main de fer depuis près de 27 ans.

Son homologue érythréen, Issayas Afeworki, dirige le pays depuis son indépendance en 1993, soit 26 ans.

Le président du Belarus Alexandre Loukachenko, investi en 1994, est au pouvoir depuis 25 ans.

A Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh dirige le pays depuis 20 ans.

Au Gabon, Ali Bongo atteindra les 20 ans au pouvoir en octobre 2019.

Toutes les actualités

Somalie: un Etat du Sud bouclé avant une élection régionale

Carte de Jubaland, Somalie

L'Etat du Jubaland, dans le sud de la Somalie, était bouclé mercredi, à la veille d'une élection sur fond d'opposition entre autorités régionales et fédérales, et de tensions avec le Kenya et l'Ethiopie voisins.

Le scrutin très disputé pour la présidence de cet Etat semi-autonome a été reporté à plusieurs reprises à cause, selon les analystes, d'une lutte de pouvoir entre Mogadiscio, le gouvernement régional et leurs soutiens étrangers.

Les autorités de la capitale régionale, le port de Kismayo, ont décrété la fermeture de l'aéroport et des frontières jusqu'au 23 août.

"Les forces de sécurité patrouillent dans et autour des quartiers périphériques de Kismayo pour prévenir toute tentative de perturber l'élection. L'aéroport a aussi été temporairement fermé de sorte qu'il n'y aura aucun vol le jour de l'élection", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire local, Abdulkarim Warsame.

Le président du Jubaland et favori du scrutin est Ahmed Madobe, un ancien seigneur de guerre qui, avec l'aide de troupes kényanes, a chassé les islamistes shebab de leur bastion, Kismayo, en 2012.

Mogadiscio est accusé par le Jubaland de tenter d'évincer M. Madobe en apportant son soutien à l'opposition, dans l'espoir, selon les observateurs, de voir un président loyaliste accéder au pouvoir dans cette région stratégique et d'accroître le contrôle du gouvernement fédéral.

Les autorités de Mogadiscio ont annoncé qu'elles ne reconnaîtraient pas le résultat du scrutin de jeudi, après avoir refusé la semaine dernière le nouveau Parlement --qui désigne le président régional--, jugé non inclusif.

Les opposants à M. Madobe organisent un scrutin parallèle.

La Mission des Nations unies en Somalie a appelé mercredi à "un seul processus électoral, crédible, inclusif, équitable et pacifique". "Nous redoutons qu'en l'absence d'un tel accord, la probabilité d'une instabilité et de la division au sein du Jubaland n'augmente de manière significative", a-t-elle ajouté.

Selon Matt Bryden, du centre d'analyse Sahan, basé à Nairobi, ces tensions ont des implications plus larges, dans la mesure où le Kenya soutient fermement son allié Madobe tandis que l'Ethiopie est au côté des autorités de Mogadiscio pour l'évincer.

Selon lui, il existe "un risque pour la stabilité de la région, pas seulement de la Somalie".

Le Kenya considère le Jubaland, une région relativement prospère de Somalie où il a beaucoup de troupes, comme une zone-tampon entre son territoire et les shebab qui ont mené plusieurs attaques sanglantes sur son sol.

Avec AFP

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo

Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:20 0:00

Le foot, pour lutter contre la stigmatisation

Le foot, pour lutter contre la stigmatisation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:45 0:00

Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage

Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:05 0:00

Renocotre entre Félix Tshisekedi et Mark Greene sur Ebola

Renocotre entre Félix Tshisekedi et Mark Greene sur Ebola
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG