Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Le procès du "coup d'Etat" déjoué suspendu en Guinée équatoriale

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, 3 janvier 2017. (Facebook/ Teodoro Obiang Nguema)

Le procès des instigateurs présumés du coup d'Etat que Malabo affirme avoir déjoué en décembre 2017 est suspendu depuis lundi, dix jours après son ouverture à Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale.

"Nous ne savons pas pourquoi le procès est suspendu, on ne nous dit rien", a déclaré à l'AFP Ponciano Mbomio Nvo, l'un des 16 avocats de la défense.

Depuis le 22 mars, plus de 150 personnes accusées d'être impliqués dans une tentative de coup d'état contre le président Teodoro Obiang Nguema comparaissent devant le tribunal de Bata. Ils sont poursuivis pour "trahison" et "atteinte à la personne du chef de l'Etat", des motifs passibles de la peine capitale.

Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu le 24 décembre 2017 attaquer le chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun).

Le 27 décembre, une trentaine d'hommes armés avaient été arrêtés à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale par la police camerounaise.

Les autorités équato-guinéennes avaient par la suite procédé à de nombreuses interpellations dans le pays.

Sur les 150 personnes jugées lors de ce procès, seulement 79 sont présentes dans le box des accusés. Parmi eux, on compte 24 étrangers - Tchadiens et Centrafricains.

La plupart des Equato-guinéens ont été entendus lors de la première semaine du procès, qui a attiré un public important.

A la barre, certains ont raconté avoir été victimes de tortures lors de leurs interrogatoires.

"Les déclarations faites par les accusés lors de leurs auditions étaient embarrassantes pour le régime", a estimé sous couvert d'anonymat un observateur interrogé par l'AFP.

Les étrangers, eux, n'ont pas encore été interrogés par le ministère public, ni l'avocat de la défense.

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de la population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

Doyen des chefs d'Etat en exercice du continent pour la longévité au pouvoir, le président Teodoro Obiang Nguema, 76 ans, est arrivé au pouvoir par un putsch en 1979.

See all News Updates of the Day

Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Voir plus

XS
SM
MD
LG