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Guinée Équatoriale

Le président promet l'abolition de la peine de mort

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, à New York, le 24 septembre 2018.

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a annoncé lundi à Praia qu'il soumettra "bientôt" au Parlement un projet de loi pour abolir la peine de mort, comme exigé par la Communauté des pays de Langue Portugaise (CPLP) pour rester membre de cette organisation.

"La CPLP demande à mon pays de résoudre le problème de la peine de mort, mais je ne veux pas que ça dépende seulement de la volonté personnelle du président", a déclaré à la presse M. Nguema, arrivé lundi au Cap-Vert pour une visite officielle jusqu'à mercredi.

"Ainsi, mon gouvernement soumettra bientôt cette question au Parlement, où mon parti est majoritaire. J'en suis sûr, cette proposition sera approuvée", a ajouté M. Nguema en présence du président capverdien, Jorge Carlos Fonseca, qui préside actuellement la CPLP.

La Guinée-équatoriale a intégré en 2014 la CPLP avec une "feuille de route" comprenant l'abolition de la peine de mort, toujours en vigueur dans cette ancienne colonie espagnole dirigée depuis 1979 d'une main de fer par M. Nguema.

Le Premier ministre portugais Antonio Costa avait affirmé samedi sur la télévision publique cap-verdienne que "si la Guinée-équatoriale veut rester dans la CPLP, elle doit être dans un cadre commun qui ne comprend pas la peine de mort parce que les valeurs de la liberté, de la démocratie et du respect des droits de l'homme, soutenues par cette communauté, sont incompatibles avec la peine de mort".

"Nous ne pouvons pas agir à la hâte. Nous devons agir dans le cadre d'un processus politique qui satisfasse toutes les parties", a indiqué lundi le chef de l'Etat équato-guinéen.

Les ONG et la communauté internationale s'inquiètent régulièrement du non-respect des droits de l'homme dans ce pays d'Afrique centrale, malgré les démentis des autorités équato-guinéennes.

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Guinée équatoriale: ouverture du 7e sommet des pays africains producteurs de pétrole

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Le procès du "coup d'Etat" déjoué suspendu en Guinée équatoriale

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, 3 janvier 2017. (Facebook/ Teodoro Obiang Nguema)

Le procès des instigateurs présumés du coup d'Etat que Malabo affirme avoir déjoué en décembre 2017 est suspendu depuis lundi, dix jours après son ouverture à Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale.

"Nous ne savons pas pourquoi le procès est suspendu, on ne nous dit rien", a déclaré à l'AFP Ponciano Mbomio Nvo, l'un des 16 avocats de la défense.

Depuis le 22 mars, plus de 150 personnes accusées d'être impliqués dans une tentative de coup d'état contre le président Teodoro Obiang Nguema comparaissent devant le tribunal de Bata. Ils sont poursuivis pour "trahison" et "atteinte à la personne du chef de l'Etat", des motifs passibles de la peine capitale.

Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers avait voulu le 24 décembre 2017 attaquer le chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo (à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun).

Le 27 décembre, une trentaine d'hommes armés avaient été arrêtés à la frontière entre le Cameroun et la Guinée équatoriale par la police camerounaise.

Les autorités équato-guinéennes avaient par la suite procédé à de nombreuses interpellations dans le pays.

Sur les 150 personnes jugées lors de ce procès, seulement 79 sont présentes dans le box des accusés. Parmi eux, on compte 24 étrangers - Tchadiens et Centrafricains.

La plupart des Equato-guinéens ont été entendus lors de la première semaine du procès, qui a attiré un public important.

A la barre, certains ont raconté avoir été victimes de tortures lors de leurs interrogatoires.

"Les déclarations faites par les accusés lors de leurs auditions étaient embarrassantes pour le régime", a estimé sous couvert d'anonymat un observateur interrogé par l'AFP.

Les étrangers, eux, n'ont pas encore été interrogés par le ministère public, ni l'avocat de la défense.

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité de la population vit dans la pauvreté, a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

Doyen des chefs d'Etat en exercice du continent pour la longévité au pouvoir, le président Teodoro Obiang Nguema, 76 ans, est arrivé au pouvoir par un putsch en 1979.

Le principal parti d'opposition porte plainte contre le gouvernement

Le principal parti d'opposition porte plainte contre le gouvernement
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Le principal parti d'opposition porte plainte contre le gouvernement

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, lors du Sommet de la paix de Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018.

Le principal parti d'opposition de Guinée équatoriale, dissous par la justice en 2018, a annoncé avoir porté plainte contre le ministère de la Sécurité notamment pour "assassinats", "viols" et "tortures", selon un communiqué.

Dans cette plainte déposée mi-janvier par le parti Citoyens pour l'innovation (CI), le ministère de la Sécurité "et subsidiairement le gouvernement" sont accusés de "détentions illégales, d'agressions physiques avec arme à feu, assassinats, viols" de ses militants.

La plainte reproduite dans le communiqué fait état d'une longue liste de faits reprochés aux agents du ministère de la Sécurité depuis 2016.

Parmi ces faits, le CI accuse le ministère d'être responsable de la mort de deux de ses militants. Ces derniers seraient décédés des suites de tortures infligées dans un commissariat en janvier 2018 pour l'un, et en prison en juillet 2018 pour l'autre.

Le parti accuse également les forces de l'ordre d'avoir "assiégé son siège national et régional", à Malabo et Bata, la capitale économique.

Cette plainte de CI contre le gouvernement de Malabo n'a pratiquement aucune chance d'aboutir, estime un observateur de la politique équatoguinéenne.

Il y a un an, le 26 février 2018, CI a été dissous par la justice, à la fin d'un procès d'une centaine de ses militants, arrêtés fin décembre 2017 après des échauffourées avec les forces de l'ordre pendant la campagne des législatives de novembre.

Depuis, c'est l'hécatombe pour ce parti qui avait - fait rare en Guinée équatoriale - réussi à galvaniser des milliers de militants pendant cette campagne.

En mai 2018, la Cour suprême a condamné à trente ans de prison 21 de ses militants. Parmi eux figure le seul député d'opposition à l'Assemblée nationale.

Début février 2018, l'Union européenne s'était inquiétée de la "forte détérioration de la situation des droits de l'homme" en Guinée équatoriale, tout comme Amnesty International.

Le régime du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, est régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme par ses opposants et des organisations internationales.

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