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L'opposition dénonce le lancement de la campagne du référendum constitutionnel controversé au Burundi

Des policiers à côté d'un pneu brûlé lors d'une manifestation à Bujumbura, Burundi. 26 avril 2015.

L'opposition burundaise a dénoncé mercredi le lancement par le président Pierre Nkurunziza de la campagne du référendum sur une révision de la Constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu'en 2034.

Le dirigeant burundais a donné le coup d'envoi de la campagne mardi soir devant des milliers de paysans réunis à Bugendana, dans le centre de ce petit pays des Grands Lacs plongé dans une grave crise politique depuis plus de deux ans et demi.

"Voici le jour que vous attendiez tous avec impatience", a-t-il déclaré tout en mettant en garde ceux qui voudraient "saboter" le référendum prévu en février. "il y a une ligne rouge", a-t-il averti.

Le gouvernement burundais a adopté fin octobre un projet de révision de la Constitution qui permettrait au président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer à partir de 2020 deux mandats de sept ans.

L'annonce en avril 2015 de sa candidature à un troisième mandat controversé avait ouvert une crise politique qui a fait depuis au moins 1.200 morts et plus de 400.000 déplacés.

Lundi, le gouvernement a imposé une contribution "volontaire" de la population pour financer les élections de 2020, dénoncée par l'opposition comme un "vol organisé".

L'opposition a également critiqué mercredi le lancement de la campagne sur le référendum constitutionnel.

La révision de la Constitution est une "déclaration de guerre" au peuple burundais, a réagi le Cnared, principale plate-forme de l'opposition en exil.

"Avec le lancement de cette campagne qui vise à enterrer l'accord de paix d'Arusha et à s'assurer une présidence à vie, Pierre Nkurunziza a choisi de continuer à mettre le pays à feu et à sang en mettant fin unilatéralement" au dialogue sous les auspices des pays de la région, a déclaré à l'AFP le porte-parole du Cnared, Pancrace Cimpaye.

L'Accord de paix signé en 2000 à Arusha, en Tanzanie, a ouvert la voie à la fin de la guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts entre 1993 et 2006 en mettant en place un système de partage du pouvoir entre les deux principales ethnies du pays, Hutu et Tutsi.

L'opposition intérieure a elle aussi critiqué les dernières déclarations du président Nkurunziza.

Le leader historique des ex-rebelles des FNL, Agathon Rwasa, premier-vice-président de l'Assemblée nationale et principal challenger de M. Nkurunziza, a dénoncé à la presse "une révision de la Constitution qui viole la Constitution".

Il a invoqué l'article 200 qui prévoit que le président de la République peut convoquer un référendum constitutionnel après consultation des deux vice-présidents et du bureau de l'Assemblée nationale notamment.

M. Rwasa assure que le bureau de l'Assemblée, dont il fait partie, n'a jamais été consulté, "à moins que ce ne soit à son (mon) insu".

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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