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Des réfugiés burundais s'opposent à un enregistrement biométrique en RDC

Les Burundais vivant à Kamanyola quittent les maisons de location de congolais pour un camp improvisé, RDC, le 17 septembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

Quelque deux mille réfugiés burundais vivant dans un camp de transit dans l'est de la République démocratique du Congo se sont opposés à une procédure d'enregistrement "biométrique", en raison d'une croyance religieuse, indiquent des sources concordantes.

Les "2.167 réfugiés ont opposé une résistance à se faire identifier malgré plusieurs missions de sensibilisation menés conjointement par la Commission nationale des réfugiés (CNR) et le HCR entre le 24 et le 27 novembre sur place à Kamanyola", a déclaré à l'AFP Augustin Bulimuntu, responsable de la CNR à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Cette attitude est contraire aux dispositions légales sur le statut des réfugiés en RDC, a estimé M. Bulimuntu. "L'enregistrement biométrique se fait au moyen de l'empreinte digitale et de l'iris de l'oeil", a-t-il expliqué.

"Nous avons refusé l'enregistrement biométrique car notre foi nous l'interdit", a affirmé à l'AFP le porte-parole de ces réfugiés, Dionise Nyandwi.

La majorité d'entre eux sont des adeptes de la prophétesse Zebiya, qui assure avoir eu des visions de la Vierge dans le nord du Burundi.

Ils se sont réfugiés dans la ville congolaise de Kamanyola, frontalière du Burundi, en 2015, avec leur prophétesse, après que la police burundaise a tiré sur eux à Businde (nord du Burundi).

Mi-septembre, au moins 36 Burundais avaient été tués par l'armée congolaise à Kamanyola alors qu'ils manifestaient, selon un décompte de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

Kinshasa avait de son côté fait état d'un lieutenant de l'armée tué ainsi qu'une vingtaine de membres d'un "groupe armé" étranger lors de ces heurts.

D'après des témoignages recueillis par l'AFP en septembre, ces Burundais affirment pour la plupart être victimes de "persécution religieuse" du gouvernement du Burundi, en tant qu'adeptes de la prophétesse Zebiya.

En 2013, près de 200 adeptes de ce groupe religieux avaient été condamnés par la justice burundaise à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour "désobéissance civile".

Avec AFP

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Soudan: signature d'un accord entre militaires et chefs de la contestation

Le général Mohammed Hamdan Dagalo "Hemeidti", numéro 2 du Conseil militaire au pouvoir, Khartoum, le 16 juin 2019.

Les généraux au pouvoir au Soudan et les meneurs du mouvement de contestation ont signé mercredi matin un accord entérinant le partage du pouvoir pendant la période transition, après la destitution d'Omar el-Béchir en avril, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des discussions doivent encore avoir lieu dans les prochains jours sur les autres points en litige d'un accord trouvé le 5 juillet entre les deux parties, selon la contestation.

La "déclaration politique" a été paraphée par les deux camps après une nuit de discussions intenses.

A l'issue de la rencontre dans un hôtel de luxe de Khartoum, le numéro 2 du Conseil militaire au pouvoir, Mohamed Hamdan Daglo dit "Hemeidti", aussi commandant des redoutées Forces de soutien rapide (RSF), a salué un moment "historique".

"Aujourd'hui, nous nous sommes accordés sur la déclaration politique", a déclaré à l'AFP Ibrahim al-Amin, un des meneurs de la contestation. "Pour le document constitutionnel, nous reprendrons les négociations vendredi", a-t-il poursuivi.

Cet accord constitue un premier pas vers un gouvernement civil, réclamé par les Soudanais depuis près de sept mois.

Il prévoit la création d'un "conseil souverain", instance de transition chargée de gérer la transition pendant un peu plus de trois ans.

Ce conseil, qui repose sur le principe du partage des pouvoirs, sera composé de cinq militaires et six civils, dont cinq issus de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Les militaires présideront cette instance pendant les premiers 21 mois de la transition, les civils prendront ensuite la relève pour les 18 mois restants.

Les pourparlers entre les deux camps avaient été repoussés à plusieurs reprises ces derniers jours, butant notamment sur la question de l'immunité des militaires.

Selon la protestation, les militaires, qui pourraient faire l'objet de poursuites après les violences survenues pendant les manifestations, réclamaient l'"immunité absolue".

"Nous refusons l'immunité absolue que les militaires au pouvoir ont demandée", avait déclaré aux journalistes Ismaïl al-Taj, porte-parole de l'Association des professionnels soudanais (SPA), qui fait partie de la contestation, juste avant le début de la rencontre.

Ce point devrait être discuté lors des prochaines discussions.

Le Soudan est secoué par un mouvement de protestation lancé à travers tout le pays depuis le 19 décembre 2018, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.

La tension entre militaires et protestataires était montée d'un cran après la brutale dispersion le 3 juin du campement de plusieurs milliers de manifestants installés depuis avril devant le siège de l'armée à Khartoum. Cette opération a fait des dizaines de morts, des centaines de blessés et a provoqué un tollé international.

Après des mois de tractations, l'ébauche d'un accord avait été trouvé le 5 juillet, grâce à une intense médiation de l'Union africaine (UA) et de l'Ethiopie.

Avec AFP

Ebola: l'OMS évalue l'épidémie mercredi après le décès du premier cas à Goma

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) à l'hôpital général de Bwera, dans l'ouest de l'Ouganda, à la frontière avec la RDC,le 12 décembre 2018.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va de nouveau évaluer mercredi la portée de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, après le décès du premier cas enregistré dans une métropole, Goma, deuxième ville du pays et carrefour des Grands Lacs.

Un peu plus d'un mois après les deux premiers cas enregistrés à l'étranger en Ouganda, l'OMS va de nouveau se demander s'il faut élever cette épidémie - qui a tué 1.668 personnes depuis l'été dernier - au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

La situation doit être pour cela "grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue", avec des "répercussions pour la santé publique au-delà des frontières nationales de l'État touché", ce qui "peut exiger une action internationale immédiate", selon les critères du Règlement sanitaire international.

La réponse avait été "non" le 14 juin.

Comme pour l'Ouganda, ce premier cas diagnostiqué à Goma, la plus grande ville touchée par l'actuelle épidémie avec un à deux millions d'habitants, semble bousculer la routine de la "riposte" face à une épidémie déclarée le 1er août 2018.

"Il est important d'évaluer le niveau de risque", a déclaré à la presse à Goma Ibrahima Socé Fall, directeur général adjoint de l'OMS.

"L'évaluation de l'OMS montre que le risque est élevé pour les provinces et les pays voisins, notamment l'Ouganda et le Rwanda", a ajouté le coordinateur de l'OMS sur place Michel Yao.

Goma est proche du Rwanda, qui a déconseillé à ses ressortissants de traverser la frontière.

La ville, bien connue des humanitaires et des Nations unies, dispose d'un aéroport connecté à Kinshasa, Entebbe-Kampala et Addis Abeba. Des bateaux partent vers la province voisine du Sud-Kivu.

- "Envoyé spécial" français -

En préambule à sa conférence de presse, l'OMS a confirmé le décès du patient diagnostiqué dimanche à Goma lors de son transfert à Butembo, l'un des principaux foyers de l'épidémie à 250 km à vol d'oiseau au nord.

Ce patient "était pratiquement en phase terminale donc c'était un transfert assez délicat", a relevé M. Yao de l'OMS.

Il est présenté par les autorités comme un pasteur d'une Eglise chrétienne qui avait présenté les premiers symptômes le mardi 9 juillet avant de voyager en bus vers de Butembo vers Goma le vendredi 12.

Originaire de Bukavu (Sud-Kivu), il est arrivé à Butembo début juillet. Là, il avait prêché dans sept églises où il avait touché des fidèles, y compris des malades, d'après le ministère de la Santé.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu Carly Nzanzu a demandé à la population de Goma de "suivre les conditions hygiéniques": "Si à Goma, on se comporte très bien, on accompagne l'équipe de la riposte, il y aura plus de peur que de mal".

L'épidémie était circonscrite jusqu'à présent dans la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma), et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

La France a annoncé, sous la pression des événements, qu'elle nommait un "envoyé spécial" pour Ebola en RDC. Il s'agit du professeur Yves Levy, spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La veille, le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan avait regretté l'absence de contribution financière française.

"Ce serait bien d'avoir davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a ajouté le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart.

Avec AFP

Ebola : la peur s'installe dans les esprits

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