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Ouverture de deux nouveaux sites pour les réfugiés en RDC

Des déplacés internes attendent que le HCR distribue de la nourriture dans un camp à Kibati, Nord-Kivu, 2 décembre 2008.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé mardi l'ouverture de deux nouveaux sites pour les réfugiés en République démocratique du Congo, pays qui en accueille plus d'un demi-million.

Les nouveaux sites se trouvent à proximité de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu (est), et de Dungu, dans la province de Haut-Uélé (nord-est), a indiqué le HCR dans un communiqué.

"Environ 90.000 civils originaires du Burundi, de la République centrafricaine et du Soudan du Sud ont fui vers la RDC au cours des douze derniers mois, portant à plus d'un demi-million le nombre total de réfugiés dans le pays", a-t-il ajouté.

"La majorité de réfugiés vivent dans des zones rurales près des frontières de la RDC", grand pays d'Afrique avec un arc de neuf frontières, selon le HCR.

La semaine dernière, des réfugiés burundais ont été transférés au site de Mulongwe (Sud-Kivu) qui pourra accueillir dans une première phase 5.000 réfugiés.

"Ce site était en préparation depuis trois mois afin de transférer les réfugiés burundais qui continuent d'affluer vers la RDC, étant donné que le camp de Lusenda est saturé", a expliqué à l'AFP Berthe Zinga, responsable de la commission nationale des réfugiés de la RDC.

Dans ce village, "les réfugiés partagent des écoles et des postes de santé avec la communauté locale", a ajouté HCR. "Les autorités congolaises ont alloué des terres aux réfugiés pour leur permettre de pratiquer l'agriculture et le HCR va aider à assurer leur autonomie".

Le site de Kaka dans le nord-est, avec une capacité d'accueil de 43.000 personnes abritera des réfugiés du Soudan du Sud.

"Pour des raisons sécuritaires, les réfugiés Sud-soudanais qui vivaient trop près de la frontière de leur pays vont être délocalisés à Kaka", a précisé Mme Zinga.

Le HCR souligne cependant que "le manque de financement entrave gravement" son programme.

En plus des 526.543 réfugiés qui vivent en RDC, quelques 4,1 millions de Congolais ont été déplacés à l'intérieur du pays - plus que dans n'importe quel pays africain.

Le HCR a demandé 236,2 millions de dollars américains pour ses activités en RDC, et affirme n'avoir reçu à ce jour que moins d'un quart de ce montant.

Avec AFP

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Le ministre des Finances kenyan arrêté pour corruption

Henry Rotich le 23 mars 2017.

Le ministre kényan des Finances Henry Rotich et plusieurs responsables de son ministère, ont été arrêtés lundi pour corruption et fraude en lien avec un projet de construction de deux barrages d'une valeur de plusieurs millions de dollars, a annoncé la police.

Le directeur des poursuites publiques, Noordin Haji, avait un peu plus tôt demandé l'arrestation et l'inculpation de M. Rotich et 27 hauts responsables administratifs, pour fraude, abus de pouvoir, irrégularités financières et autres crimes économiques.

M. Rotich, ainsi que son plus proche collaborateur administratif et que le chef de l'agence gouvernementale de l'Environnement, se sont présentés d'eux-mêmes peu après à la police.

"Ils sont en détention et attendent d'être emmenés devant un tribunal", a déclaré à l'AFP le chef de la police kényane, George Kinoti. "Nous cherchons les autres et ils iront tous au tribunal", a-t-il ajouté.

Selon M. Haji, ce projet prévoyant la construction de deux barrages destinés à améliorer l'approvisionnement en eau dans un pays souvent frappé par la sècheresse et à fournir de l'électricité, étaient "criblés d'irrégularités", dans la conception, l'obtention du marché et le processus de paiement.

"L'enquête a montré que les responsables gouvernementaux ont bafoué toutes les règles d'attribution des marchés et commis des abus de pouvoir pour s'assurer du succès de leur combine", a expliqué M. Haji.

Il a affirmé que l'attribution du contrat à la firme italienne CMC di Ravenna avait contourné toutes les procédures en place, sans tenir compte des difficultés de l'entreprise qui faisait l'objet d'une liquidation judiciaire et n'avait pas achevé trois autres barrages coûteux.

Le contrat prévoyait que le coût total du projet serait de 450 millions de dollars (401 millions d'euros), mais le ministère des Finances avait augmenté ce montant de 164 millions de dollars sans justification adéquate.

Quelque 180 millions de dollars avaient déjà versés, sans que la construction des deux barrages ait commencé.

Six millions de dollars avaient aussi été affectés à la relocalisation des riverains touchés par le projet. Mais aucune preuve n'a été trouvée que des terrains ont effectivement été achetés.

"Je suis convaincu que des crimes économiques ont été commis et j'ai donc approuvé leur arrestation et les poursuites à leur encontre", a déclaré M. Haji.

"Les personnes que nous inculpons aujourd'hui étaient chargé de protéger l'intérêt public et ont sciemment rompu cette confiance", a-t-il déploré.

M. Rotich avait par le passé nié avoir commis la moindre faute.

Le Kenya a été touché par plusieurs autres scandales de corruption ces dernières années, qui ont vu la disparition de plusieurs centaines de millions de dollars d'argent public.

En 2017, le pays était classé 143e sur 180 dans l'index sur la perception de la corruption établi par Transparency International.

En mars 2018, un rapport de l'auditeur général portant sur l'année financière 2015-2016 avait révélé que le gouvernement n'était pas en mesure d’expliquer où étaient passés quelque 400 millions de dollars d'argent public.

2 civils et 4 miliciens tués à Beni, un centre de triage d'Ebola pillé

Le centre de traitement Ebola à Beni en RDC le 16 juillet 2019.

Deux civils et quatre miliciens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une offensive pour chasser des membres présumés du groupe armé musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF), dans l'est de la RDC, a-t-on appris de sources militaire et administrative.

"Dans l'offensive dans le nuit de dimanche à lundi menée par l'armée contre les ADF à Magboko, quatre ADF ont été tués", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Dans la localité de Mayimoya située à 15 km de Magboko, un autre groupe d'ADF a malheureusement tué deux civils dans une attaque dans le nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont aussi enlevé trois personnes au cours de leur incursion à Mayimoya", a ajouté M. Kibwana, indiquant que "le calme est revenu après la panique".

Par ailleurs, à Bashu, près de Butembo, des inconnus ont saccagé un centre de santé chargé du triage des cas d'Ebola. "Ils ont également pillé des médicaments", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (nord-Kivu).

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Selon un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

Des prédicateurs luttent contre le jihadisme

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